‹ Traité d'analyse chimique par la méthode des volumesChapitre 78 sur 123 · SEL MARIN · texte numérisé non relu

SEL MARIN

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AUTlCLli IV. — l'UOCÉDKS UE MM. Joudan et Levol.

M. Jordan, directeur des monnaies clans la Hesse-

l'ilectorale, a publié un procédé pour l’essai de l’argent par la voie humide, qui diffère de la méthode suivie par Gay- Lussac, en ce cju’il indique directement le titre d’un alliage par la comparaison du volume de dissolution saline nécessaire pour le précipiter entièrement, avec celui qu’exige la précipitation d’un marc tout entier. M. Jordan élève l’eau salée à une température qui doit être constante dans tous les essais. Le tube de verre que remplit cette eau communique avec un autre tube en métal, dans lequel il peut se mouvoir par un mécanisme analogue à celui de l’oculaire d’un télescope et c[ui rentre dans un troisième tube servant de pied ; ce deuxième tube porte une échelle divisée en millimètres et en dixièmes de millimètre. Un microscope muni d’un cheveu permet d’observer exactement le niveau de la liqueur titrée. Le tube porte un robinet à la partie inférieure.

Lorsque le liquide coïncide avec le cheveu du microscope , on laisse couler goutte à goutte l’eau salée dans le flacon qui contient la dissolution d’argent jusqu’à ce que celle-ci ne soit plus troublée. On obtient ainsi le degré de l’échelle qui indique la quantité de liqueur nécessaire pour précipiter un poids connu d’argent. j

M. Jordan prétend qu’en suivant la méthode de Gay- Lussac il est difficile d’éviter une sursaturation et qu’il ^ faut par conséquent opérer chaque fois avec des solutions ; décimes de sel marin et d’argent. Le procédé de M. Jordan n’est pas employé en France.

Jusqu’à présent l’exactitude du procédé de Gay-Lussac n’a paru se démentir que dans trois circonstances particulières, heureusement très rares, et qui consistent dans la

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