‹ Traité d'analyse chimique par la méthode des volumesChapitre 83 sur 123 · NOMS DES BLÉS · texte numérisé non relu

NOMS DES BLÉS

Densité.

Poids

de

l’heclolitre.

Azote pour lÜO.

Gluten

ou

albumine pour 100.

Poulard demi-tendre

Blé blanc anglais tendre

— d’Écorchebœuf

, — anglais \ . . . .

— de la Charmoise

— blanc de Russie

— Hérisson

— Richelle de Naples

— Victoria

— Xérès très dur

— rouge de Russie

— de Ponllevoy

— Triménia barbu de Sicile

— Géant de Sainte-Hélène

— Richelle de Grignon

— Albert

— de Pologne très dur

Uùk ANALYSE ÉLÉMENTAIRE DES MATIÈRES ORGaMQUES. j'

On remarque , en parcourant ce tableau , que la propor- | tion d’azote a varié de 1,71 à ‘2,87 pour 100, ou de 10,63 |j à 17,93 de gluten, et qu’il n’existe aucune relation entre le | ; poids apparent des diverses espèces de blés examinés et leur richesse en matières azotées. Ainsi, le blé blanc de Russie, dont le poids apparent est de 816,0, contient autant d’azote que celui qui a été récolté à Écorchebœuf, qui est un des plus légers. Le blé de Pologne, qui est un des plus riches en gluten, ne pèse que 7Zi6,0.

S’il n’existe aucune relation entre le poids des blés et leur valeur nutritive, on observe, au contraire, que la densité des blés augmente assez généralement avec la proportion de matière azotée. Ainsi, la densité 1,290 correspond à 10,68 de gluten et la densité 1,407 à 16,81. On pourrait cependant citer quelques exceptions.

Les blés durs et glacés présentent les plus fortes densités ; aussi contiennent-ils beaucoup plus de gluten que les blés tendres.

On remarque aussi que les blés les plus riches en gluten et les plus denses sont également ceux qui fournissent le plus de cendres.

M. Reiset pense que l’on devrait prendre pour base du prix des blés leur richesse en gluten ; on payerait alors 25 francs ou 15^', 37 les 100 kilogrammes d’un blé, suivant qu’il contiendrait 15,51 de gluten, comme le blé Hérisson, ou 9,54, comme certaines espèces de blé anglais.

Le dosage de l’azote contenu dans les matières alimentaires offre le plus grand intérêt et doit être fait avec exactitude; en effet, si la valeur nutritive des aliments n’est pas représentée seulement par les matières azotées qu’ils renferment, il faut reconnaître cependant que le rôle de cellesci dans l’alimentation est extrêmement important, et que

les animaux soumis à un régime d’aliments non azotés finissent par mourir.

Les matières albuminoïdes que l’on rencontre dans les aliments, comme les céréales et les légumineuses , ont des caractères physiques dilTérents , mais présentent sensiblement la même composition chimique. La proportion de l’azote y est de 16 pour 100, et, par conséquent, le chiffre de l’azote fourni par rexpérience donne, par un simple calcul, la quantité de matière azotée. Dans l’analyse des blés, il est toujours utile de séparer le gluten par le lavage, afin de pouvoir en examiner les caractères physiques. En effet, si les blés occupentle premier rang parmi les substances alimentaires, si les autres céréales leur sont inférieures, surtout au point de vue de la panification, ils doivent cet avantage au gluten.

M\I. Payen et Boussingault ont publié, il y a plusieurs années, des recherches très importantes sur la valeur comparée des engrais. Quoique les fumiers contiennent des substances minérales indispensables au développement des végétaux, il faut bien admettre que la matière azotée est l’élément le plus important. Nous empruntons les résultats suivants aii tableau de la valeur comparée des engrais dressé par M. Boussingault :

POCCIALK.

désignation.

Eau

pour tOO.

Azote dans t Sèche.

00 de matière Non desse'che'e.

Fumier de ferme .

— d’écurie

— du Jardin des Plantes . . . .

— de Grig’non

— de la ménagerie

— moyen

Paille de froment

— de seigle

— d’orge

— de pois.

— de lentille

Fanes de colza

Feuilles de carotte

Tourraillons d’orge

Graines de lupin.

Pulpe de betterave

Marc de raisin

Tourteau de lin

— de colza

— d’arachis

— de pavot

Excréments de vache

Jrine de vache

îxcféments de cheval

Urine de cheval

Urine de porc

Excréments de mouton

— de pigeon

— de l’homme

Urine de l’homme

Engrais flamands

Poudrette de Montfaucon

— de Bercy, 1847

Chair musculaire

Sang liquide

Chiffons de laine

Guano du Pérou

Terreau végétal

§ 5. Do»«agc de l'oxygène naissant ou oseonisé.

M.. Honzeau a proposé récemment une nouvelle méthode oxymétriqne pour déceler la présence de roxygène actif on

oxygène électrisé. Elle est fondée sur la propriété qa’a ce gaz (le déplacer l’iode de l’iodiire de potassium neutre et d’oxyder le potassium.

L’appareil dont il se sert est composé de deux tubes de 15 à 20 centimètres cubes de capacité qui communiquent entre eux par un tube recourbé. On met dans le premier tube 3 centimètres cubes d’eau pure colorée par 8 à 10 gouttes de tournesol rouge vineux stable; et l’on introduit dans le second 3 centimètres cubes d’une dissolution d’iodure de potassium neutre, contenant 1 pour 100 de ce sel, que l’on colore également par 10 gouttes du même tournesol. Lorsque le gaz que l’on examine contient de l’oxygène naissant ou ozonisé, la teinte du liquide contenu dans le premier tube ne change pas, tandis que le liquide ioduré passe d’abord au brun violacé, puis au vert bleu. Si l’oxygène actif renfermait un principe acide pouvant neutraliser la potasse produite, le changement de couleur n’aurait pas lieu, mais le tournesol témoin, non ioduré, passerait au rouge pelure d’oignon. 11 bleuirait, au contraire, si le gaz était mêlé avec un alcali.

Le dosage de l’ oxygène ozonisé comprend trois opérations :

1“ On introduit dans deux tubes de Will une pipette de 10 centimètres cubes d’acide sulfurique titré contenant 0"',0061 d’acide inonohydraté, pouvant saturer 0»'',0059 de potasse, équivalant à Os' ,0010 d’oxygène actif, et l’on y ajoute 1 centimètre cube d’une dissolution d’iodure de potassium neutre contenant au plus 0«',020 de ce sel. Dans ces conditions l’absorption de l’oxygène actif est instantanée.

2“ Lorsque l’opération est terminée, on verse dans un petit ballon la liqueur acide des tubes à boules et les eaux de lavage, on fait bouillir jusqu’à ce quelle ne conserve plus qu’une teinte jaunâtre très faible.

3° La dissolution acide iodurée est versée ensuite dans un

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verre, puis l’on procède au titrage. La détermination de l’alcali formé par l’oxygène ozonisé se fait par la méthode alcalimétrique de Gay-Lussac , qui a été si heureusement appliquée par M. Péligot au dosage de l’ammoniaque. La différence entre le titre trouvé après l’expérience et celui observé avant l’opération donne la quantité de potasse mise en liberté et, par conséquent, la proportion correspondante d’oxygène ozonisé.

Dans cette expérience l’oxygène ozonisé est absorbé en totalité par l’iodure de potassium neutre.

L’acide sulfurique convenablement étendu ne réagit pas sur une dissolution d’iodure de potassium également étendue. Par conséquent le changement de titre de l’acide normal est dû à la potasse qui s’est formée sous l’influence de l’oxygène ozonisé. Cette réaction est représentée par la formule :

Kl + 0 = KO + I.

M. Houzeau assure que clans ces conditions il ne se produit pas d’iodate de potasse.

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