‹ Traité d'analyse chimique par la méthode des volumesChapitre 96 sur 123 · Ci · texte numérisé non relu

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ALCOOL

Lorsque la température des liquides spiiitueux n’est pas de 15 degrés, on doit corriger leur volume, puisqu’on a adopté comme unité la valeur de l’alcool en volume à 15 degrés.

Supposons que 1000 litres d’alcool, à la température de 8 degrés , aient une force de S/i", sa force réelle sera de 85%9, cà 15 degrés. En élevant la température de cet alcool de 8 degrés à 15, les 1000 litres d’alcool augmenteront de volume et l’on aura 1007 litres. Ce dernier chiffre est inscrit en caractères plus petits dans la même case que le chiffre qui exprime la force réelle.

Si la température observée était supérieure à 15 degrés,

le volume serait moindre; ainsi, 1000 litres d’alcool mar- ^

quant 88% à la température de 22 degrés , ont une force

réelle de 86,1 et un volume de 993 litres à 15 degrés.

Dans le premier exemple , le nombre de litres d’alcool absolu contenus dans 1000 litres d’alcool à 8 degrés est de 1007 X 0,859 = 865 litres.

Dans le second exemple , on trouvera la richesse ou la

quantité de litres d’alcool pur que renferment 1000 litres d’alcool par le calcul suivant : 993 x 0,861 = 85/i''%97. ^

Lorsque la température est à 15 degrés, il n’y a aucune correction à faire et on a la quantité réelle d’alcool, en multipliant le volume de ce liquide par le chiffre qui exprime sa force.

La valeur de l’alcool dépend de son volume et de sa force, à la température de 15 degrés; il faut donc, pour déterminer exactement sa richesse, multiplier la force réelle par ^ le volume corrigé. Ainsi 1000 litres d’alcool, d’une force apparente de 82% à la température de 1 degré, ont pour force réelle 85,9, à 15 degrés et pour volume 1013 litres.

Leur richesse est donc 0,859 x 1013 870 litres.

Pour éviter ces calculs, Gay-Lussac a formé une table de

ALCOOI,.

ricliesse des liquides spiritueux. Nous ne pensons pas qu’il soit nécessaire de la donner ici.

Franco'ur a proposé de remplacer les tables de Gay- Lussac par la formule suivante pour la correction des indications de l’alcoomètre, lorsque la température n’est pas il 1 5 degrés :

Uichesse = c -[- 0,i(.

c indique le degré de l’alcoomètre et ; la température. Pour appliquer cette formule, supposons que l’alcoomètre soit à S7'’ et la température à 20°, on aura :

Ricliesse = 87 — (0,4 x 5) = 8 5

Admettons également que l’alcoomètre marque 87° et que la température du liquide spiritueux ne soit que de 10 degrés, on trouvera :

Richesse = 87 (0,4 X 5) = 89

Ces corrections ne sont pas parfaitement exactes.

On se sert encore dans le commerce d’un autre instrument connu sous le nom d’aréomètre de Cartier pour déterminer la richesse alcoolique. Il est donc nécessaire de connaître la correspondance de l’alcoomètre centésimal avec l’aréomètre de Cartier. Gay-Lussac a supposé que cet aréomètre marque 0 dans l’eau distillée à la température de 12°, 5. La table suivante, dressée à 15 degrés, donne les indications de l’alcoomètre et de l’aréomètre plongés dans le même alcool. Les chiffres 'J, 2, 3, placés entre les degrés de Cartier dans la table donnée dans la loi relative à l’alcoomètre centésimal, expriment des quarts de degrés.

ALCOOL

ÏCvaîuüliQn des degrés de l'aréomètre de Cartier en degrés centésimaux, à la température de 13” centigrades.

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En parcourant cette table, on remarque que la valeur des degrés de Cartier est très inégale ; ainsi, tandis que la différence du 1 2“ au 13® degré est exprimée par 7 degrés centésimaux, nous ne trouvons que 1,6 entre le 35' et le 36' degré.

Cette table ne donne que les indications de deux instruments dans le même alcool , mais comme ils ont été gradués à des températures différentes, ces indications ont besoin d’une correction.

Ainsi, si l’observation est faite à la température de 15 degrés, on aura immédiatement avec l’alcoomètre la richesse du liquide spiritueux, mais l’aréomètre de Cartier étant gradué à 12%5, il est évident qu’il s’y enfoncera davantage et donnera par conséquent des résultats inexacts. On trouve

ALCOOL

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lïicilement par le calcul la-force de l'alcool correspondant à la différence qui existe entre 15 et 12,5, mais il vantmienx faire usage de la table suivante due h Gay-Lnssac ;

f^valualion de la force des liquides spiritueux en degrés centésimaux et en degrés de Cartier.

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M. Marozeau a essayé de déterminer les densités de l’alcool qui correspondent aux degrés de l’alcoomètre ; pour cela, il a comparé les volumes de l’alcool sous le même poids. Bien que la méthode par immersion ne conduise pas généralement à des résultats d’une grande précision, elle a l’avantage d’être prompte et facile et de rendre des services au commerce et à l’influstrie.

ALCOOL

Les degrés de l’alcoomètre élaot inégaux , M. Marozeaii s’est servi de la relation établie par Gay-Lnssac entre l’alcoomètre el l’aréomètre de Cartier pour avoir les densités qui correspondent aux degrés de l’alcoomètre.

L’alcoomètre ayant été gradué à la température de 15 degrés centigrades, M. Marozeau a pris pour unité la densité de l’eau distillée à 15 degrés pour dresser la table suivante ;

Densités données par l'alcoomètre à la température de 15 degrés

centigrades.

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Degrés de l’alcoul.

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NICOTINE

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