‹ Traité d'analyse chimique qualitativeChapitre 120 sur 294 · FRESEKIUS( AX. QUAL. — 6* ÉDIT · texte numérisé non relu

FRESEKIUS( AX. QUAL. — 6* ÉDIT

Tazotite de potasse en quantité pas trop faible, puis de l*acide acétique jusqu'à réaction fortement acide, et si l*on place le mélange à une douce température, tout lo cobalt se dépose à Tétat de précipité cristallin d'un beau jaune, formé d^azotite cobaltico^poiassique (Co^CSKO, 5AzO',2HO) [Fischer, Stromeyer). La réaction sefaitpromptement dans les liqueurs concentrées, mais il faut un certain temps, si elles sont étendues. L'équalion suivante rend compte de la réaction : 2 (CoO,SO*) + 6 (KO,AzO') ^- HO, A + HO = KO,A+ 2 (K0,S05) + Co2O5,3K0, 5Az03,2H0 -4- AzO* ^ Le précipité est assez soluble dans Teau pure, peu dans les dissolutions des sels de potasse et dans l'alcool, et insoluble en présence de Tazotite de potasse. Bouilli avec de l'eau il se dissout, pas toutefois en grande quantité, en un liquide rouge, qui reste clair parie refroidissement, et dans lequel les alcalis précipitent du protoxyde de cobalt hydraté. Cette réaction est très-bonne pour distinguer et séparej le cobalt du nickel.

15. Le BORAX avec les composés cobaltifères, dans la flamme intérieure comme dans la flamme extérieure, donne un verre d'un bleu magnifique, violet à la lumière d'une bougie, et qui paraît presque noir, s'il y a un excès de cobalt. Cette réaction est aussi caractéristique quesensible. Le sel de phosphore se comporte de même, mais il est moins sensible.

Dans la réduction sur la baguette de charbon (page 30) les composés de cobalt se comportent comme ceux du nickel. La solution obtenue avec l'acide azotique est rouge.

e. Protoxyde de fer (FeO).

g iio. 1 . Le fer métallique pur est gris blanc (plus ou moins gris, s'il renferme du charbon), brillant, dur, malléable, très-difficilement fusible, attirable à l'aimant. Au contact de l'air et de l'humidité, il se couvre de rouille (hydrate de peroxyde), et au rouge, à l'air, il se change en oiyde magnétique noir. — L'acide chlorhydrique et l'acide sùlfui ique étendu dissolvent le fer avec dégagement d'hydrogène. Si le métal renferme du charbon, l'hydrogène est mêlé de carbures d'hydrogène. Les dissolutions renferment du protoxyde de fer. L'acide azotique étendu dissout le fer en donnant à froid de l'azotate de protoxyde et un dégagement de protoxyde d'azote; à chaud, on a de l'azotate de peroxj^de et du bioxyde d'azote. Avec du fer carburé, il se dégage aussi un peu d'acide carbonique et il reste à l'état insoluble une substance brune, d'apparence ulmiqiie, soluble dans les alcalis, et aussi un peu de gi aphite, suivant les circonstances.

2. Le protoxyde de fer est une poudre noire ; son hydrate est blanc :

* C. D. Braun (Zeitschrift f. Anal. Chein., 335) ne regarde pas ce précipité comme un composé pur, mais comme un mélange de diverses combinaisons.

Page 1