‹ Traité d'analyse chimique qualitativeChapitre 142 sur 294 · C. Acide lodiqne · texte numérisé non relu

C. Acide lodiqne

n est blanc, en tables hexagonales, facilement soluble dans Peau et se décompose à une chaleur modérée en vapeur d'iode et en oxygène. Les iodates sont décomposés au rouge, soit en oxygène et en iodures, soit en iode, oxygène et oxydes métalliques ; ceux à base alcaline se dissolvent facilement dans Peau. Le CHLORURE DE BARYUM douno avoc les iodates alcalins un précipité blanc à'iodate de baryte, soluble dans Pacide azotique ; Pazotate d'argent donne un précipité blanc à*iodate d*argeniy en grains cristallins, facilement soluble dans Tammoniaque et pas dans Pacide azotique; L'acide sdlfbydrique précipite de Viode — avec dépôt de soufre — dans une dissolution d'acide iodique, puis cet iode se dissout ensuite à Pétat d'acide iodhydrique ; un excès d'hydrogène sulfuré décolore le liquide, car l'iode se change en acide iodhydrique avec un nouveau dépôt de soufre. L'acide iodique combiné aux bases est aussi décomposé par Pacide sulfhydrique. — L'acide sulfureux précipite de Viode, qui passe aussi à l'état d'acide iodhydrique par l'action d'un excès d'acide sulfureux.

DEUXIÈME SECTION DU PREMIER GROUPE DES ACIDES INORGANIQUES. Aelde snlfariqne (SO'] .

g t40. 1 . Vacide sulfurique anhydre est une masse blanche, cristalline, sous forme de barbes de plumes, répandant à l*air des famées abondantes ; Tacide concentré (acide hydraté, qui renferme un peu plus d'eau que ce qui correspond à la formule $0^,110) est un liquide incolore, de consistance oléagineuse. Tous deux carbonisent les matières organiques. Us se mélangent à Teau en toutes proportions, avec une élévation notable de température ; — Tacide anhydre produit le bruissement d'un fer rouge qu'on plonge dans l'eau froide.

2. Les sulfates neutres sont facilement solubles dans l'eau, excepté les sulfates de baryte, de strontiane, de chaux et de plomb. Les sulfates basiques des métaux lourds, insolubles dans l'eau, se dissolvent tous dans l'acide chlorbydrique et dans l'acide azotique. La plupart des sulfates sont incolores ou blancs. Les sulfates alcalins sont indécomposables au rouge, les autres se comportent différemment à cette haute température : plusieurs ne sont pas décomposés, d'autres le sont diffi*cilement, d'autres enfin le sont facilement.

3. Le CHLORURE de BARYUM donuc, dans les dissolutions d'acide sulfurique ou d'un sulfate même on ne peut pas plus étendues, un préci-> pitéfin, pulvérulent, lourd, blanc, de sulfate de baryte (BaO,SO'), insoluble dans l'acide chlorhydrique étendu et dans l'acide azotique. Dans

les liquides très-étendus il ne se dépose qu'au bout d*un temps assez long. Les acides concentrés et les dissolutions concentrées de beaucoup de sels diminuent la sensibilité de la réaction.

4. L'acétate de plomb précipite du sulfate de plomb (PbO,SO*), lourd, blanc, difficilement soluble dans Tacide azotique étendu, complètement soluble dans l'acide chlorhydrique concentré bouillant.

5. Les sulfates alcalino-terreux insolubles dans Feau et les acides, fondus avec les carbonates alcalins, se transforment en carbonates^ sauf le sulfate de plomb qui se cbange en oxyde pur; en même temps il se fait un sulfate alcalin. — Maintenus en digestion, surtout aussi à l'ébullition, avec une dissolution concentrée d'un carbonate alcalin, les sulfates alcalino-terreux et le sulfate de plomb se transforment en carbonates insolubles et en sulfates alcalins solubles (F. §§•&, 9B, nv).

6. Si Ion fond un sulfate avec de la soude sur le charbon à la flamme intérieure du chalumeau ou sur les baguettes de charbon sodé (page 50), Tacide sulfurique est réduit, et il se fait du sulfure de sodium, que Ton reconnaît à l'odeur d'acide sulfbydrique qui se dégage, si l'on humecte l'essai et les parties du charbon dans lesquelles la masse fondue a pénétré et si l'on ajoute un peu d'acide. Si l'on met cet essai humecté sur une lame polie d'argent (une pièce de monnaie), il se forme bientôt une tache noire de sulfure d'argent, qui ne pourrait offrir de doute que si l'on pensait qu'il pût y avoir du tellure ou du sélénium.

Reharques. —L'acide sulfurique est, de tous les acides, le plus facile à reconnaître au moyen de la réaction caractéristique et très-sensible des sels de baryte. Il faut toutefois bien se garder de confondre le sulfate de baryte avec les précipités de chlorure de baryum et surtout d'azotate de baryte, qui se produisent quand on verse des dissolutions de ces sels dans des liqueurs contenant beaucoup d'acide chlorhydiique ou d'acide azotique libre. Ces précipités disparaissent aussitôt qu'on étend d'eau ces liquides acides et sont dès lors faciles à distinguer du sulfate de baryte. — Il faut donc, quand on cherche l'acide sulfurique avec le chlorure de baryum, ne pas oublier d'étendre suffisamment les liqueurs; on ajoutera aussi un peu d'acide chlorhydrique pour neutraliser l'influence de certains sels, par exemple des citrates alcalins, et on abandonnera le liquide plusieurs heures à une douce chaleur, si l'on veut découvrir des traces d'acide sulfurique. On trouvera le sulfate de baryte déposé au fond du vase. Si l'on avait quelque doute sur la nature du précipité formé par le chlorure de baryum, en présence de l'acide chlorhydrique libre, en l'essayant d'après le n° 6 toute incertitude disparaîtrait. S'il fallait avec le chlorure de baryum déceler de petites quantités d'acide sulfurique dans un liquide renfermant beaucoup d'acide chlorhydrique ou d'acide azotique libre, il faudrait d'abord enlever la plus

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