‹ Traité d'analyse chimique qualitativeChapitre 148 sur 294 · PREMIER GROUPE. — REMARQUES SUR LA TROISIÈME SECTION · texte numérisé non relu

PREMIER GROUPE. — REMARQUES SUR LA TROISIÈME SECTION

long. On rassemble ce précipité sur un filtre, on le sèche et on Tessaye par la méthode 5. (H. Rose.)

8. On peut aussi, au moyen du chalumeau, découvrir de petites quantités de fluorures dans les minéraux, les scories, etc. Â une extrémité d'un tube de verre, on introduit, comme le montre la figure 43, un petit canal en mince feuille de platine ; on y place la substance fine ment pulvérisée, mélangée avec du sel de phosphore fondu préalablement et avec du charbon en poudre, puis on dirige le dard du chalumeau de façon que les produits de la combustion tra- pj„ ^^

versent le tube de verre. Les

fluorures donnent dans ce cas de t*«icide fluorhydrique, qu'on reconnaît à son odeur pénétrante et parce qu'il ternit le verre (qu'on avait eu soin, bien entendu, de nettoyer parfaitement et de sécher), et encore parce qu'en mettant en contact avec Tair acide qui sort du tube un morceau de papier de Fernambouc humide S qui devient jaune (Berzelius^ Smithson), — Avec les fluorures renfermant des silicates, il se dégage du fluorure de silicium, qui colore également en jaune le papier de Fernambouc et laisse déposer de la silice dans le tube. Après avoir lavé et séché le tube, il paraît dépoli et mat çà et là. — Les minéraux hydratés qui renferment de petites quantités de fluorures, chauffés sans rien ajouter dans un tube de verre fermé à un bout, produisent généralement la coloration du papier de Fernambouc humide qu'on suspend dans le tube. (Berzelitis.)

§ 149. Récapitulation et remarques. — Les combinaisons baryliques des acides de la troisième section sont dissoutes par l'acide chlorhydrique sans décomposition apparente ; les alcalis, en neutralisant l'acide chlorhydrique, les précipitent de ces dissolutions sans altération. Les sels de baryte des acides de la première section du premier groupe se comportent de même : il faudra donc enlever d'abord ceux-ci, s'ils se trouvaient dans la substance à analyser, pour que la réaction des sels de baryte dont il s'agit puisse permettre de conclure la présence de Tacide phosphorique, de l'acide borique, de l'acide oxalique et de l'acide fluorhydrique. Toutefois, malgré cela, il ne faudrait pas encore attribuer une grande valeur à cette réaction, non p<'is tant pour reconnaître les acides en question que pour les séparer d'autres acides, car ces sels de baryte, surtout le borate et le fluorure, ne soat pas reprécipités par l'ammoniaque de leur dissolution chlorhydrique, si la quan-

^ On le prépare en trempant du oapier fin dans une décoction de bois de Fernambouc.

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tité. d'acide libre est un peu considérable ou s'il y a un sel ammoniacal en certaine proportion. V acide borique est ^&TÙàiemeni caractérisé par la coloration qu*il communique à la flamme de l'alcool et par son action sur le papier de curcuma. Cette dernière réaction est très-propre même à en déceler des traces. S'il y avait des oxydes des métaux lourds, on les éliminerait d'abord par l'acide suif hydrique ou le suUhydrate d'ammoniaque. S'il faut évaporer une dissolution étendue d'acide borique, on y ajoutera un alcali pour retenir l'acide, qui sans cela partirait en grande partie avec la vapeur d'eau. — La recherche de Yacide: phosphorique dans des composés ^olubles n'offre pas de difficulté; la réaction avec le sulfate de magnésie est la plus convenable, mais elle ne peut pas s'appliquer aux combinaisons insolubles dans l'eau. — Pour découvrir l'acide phosphorique dans les sels alcalino-terreux, et surtout pour séparer l'acide phosphorique des terres alcalines, on emploiera le perchlorure de fer (§ 141, 9) ; pour trouver l'acide phosphorique en présence de l'alumine et du peroxyde de fer, la dissolution azotique du molybdate d'ammoniaque est la meilleure réaction. Mais, dans ces deux manières d'opérer, il faut suivre exactement la marche qui a été indiquée. Si l'acide phosphorique est uni à des oxydes du quatrième, cinquième ou sixième groupe, outre la méthode indiquée au § i4t, 11; on peut plus simplement encore l'isoler ou le combiner à l'ammoniaque en précipitant les bases par l'acide sulfhydrique ou le sulfhydrate d'ammoniaque.

Lacide oxalique se reconnaît facilement avec la solution de gypse, si l'on a un oxalate alcalin. Le précipité fin, pulvérulent, insoluble dans l'acide acétique ne laisse aucun doute, car l'acide paratartrique produit seul la même réaction : mais on ne le rencontre que très-rarement. Toutefois les doutes seraient levés en chauffant le précipité au rouge à l'abri du contact de l'air : le paratartrate de chaux, en se décomposant, laisse un dépôt notable de charbon, ce que ne fait pas l'oxalate ; en outre le paratartrate se dissout à froid dans une lessive de soude ou dépotasse et l'oxalate y est insoluble. L'action des oxalates avec l'acide sulfurique ou avec le peroxyde de manganèse et l'îicide sulfurique est encore un essai suffisant. — Dans les sels insolubles, le meilleur moyen de trouver l'acide oxalique est de les décomposer par l'ébullition avec le carbonate de soude (§145, 8). — Enfin rappelons-nous qu'il y a des oxalates solubles que les sels de chaux ne précipitent pas, surtout l'oxalate de chrome et celui de peroxyde de fer, parce qu'ils forment des sels dou blés solubles avec l'oxalate de chaux. — V acide fluorhydrique est facile à reconnaître dans les sels décomposables par l'acide sulfurique ; seulement il ne faut pas oublier qu'une trop grande quantité d'acide sulfurique empêche le dégagement facile de l'acide fluorhydrique, et par conséquent diminue la sensibilité de la réaction et qu'on ne peut

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