PREMIER GROUPE. — ACIMI CARBONIQUE. ^l
pas reconnaître nettement r.action corrosive>surle76rre,fli,»2L liontd'jreide Ûuorhydrique, il ne se dégage que du iluonare de sikiciam; aum^fec les combinaisons riches en silice, il favt, outre la réactÎAiLiBdi^éeiau g 4411, 5, essayer celle du numéro 6, si Ton ^eut aiiotr<qiHdhque«eiltitude. — Dans les silicates, qui ne sont pas déeGmposés «par Tacidb sulfurique, on pourrait fréquemment laisser ëohappBr Ja '^snacedu fluor, si on négligeait de les essayer awrec «oin d'apnès la mëHhixfe iniliquée au n*> 7.
Acide phosphoreux (PhO').
§ 148. Anhydre, c'est une poudre blanche, volatile, qui lirlàle à rairguand on chauffe ; — en contact avec un peu d'eau, il fournit un liquide 'épais, cristallisable quand on Tabandonne longtemps à lui-inâme, éi qui se.âéâotinpose par la chaleur en acide phosphorique hydraté et en liydnrgène iphospiiorc non spontanément inflammable. Il est très-âoluble dans Teau. Les .phosphites alcalins sont facilement solubles dans l'eau, les autres s'y dissakânt .di£&}ilement, mais se dissolvent dans les acides étendus. Tous se décomposent au^roilge; ils laissent un phosphate et il se dégage de Thydrogène ou un mélange d'hy* drogènc et de phosphure d'hydrogène. — L'azotate d'argent, surtout ii chaud et avec addition d'ammoniaque, donne un dépôt d'argent métdUique ; Tazotatë DE protoxtde de uergure, dans les mêmes circonstances, forme un précipité de mercure métallique ; aves un excès de PEKcm^ORURE de MERCimE, U^aoide phosphoreux précipite du protochlorure de mercure, aubontdeiEfndlquelenfeà froid, mais de suite à chaud. — Le ghlobitre de babyces leit le qhudrike de CALCIUM, avec addition d'ammoniaque, donnent, dans les dissolutions pasiffop étendues, un précipité blanc, soluble dans l!acide acétique. — .Un mélas^eide sulfate de magnésie, de sel ammoniac et d'ammoniaque ne précipite que les dissolutions un peu concentrées. — L'acétate de plomb précipite du phosphite de plomb blanc, insoluble dans l'acide acétique. En le chauffant à l'ébullilion avec un excès d'ACiDE sulfureux, il se change en phosphate, avec un d'épôl de soufre. — Avec le zinc et Tacide solfurique, Tacide phosphoreux dégage de l'hydrogène mélangé d'hydrogène phosphore, qui dès lors brûle avec une flamme verte et précipite du phosphure d^argent dans une dissolution 'd'azvtate d'argent.
QUATRIÈME SECTION DU PREMIER GROUPE DES ACIDES INORGATilQUES.
a. .Acide carbonique (CO*).
g 149. 1. Le carbone est un corps solide, sans odeur, ni saveur. Une peut fondre et se volatiser qu'aux plus hautes températures, (fiesprez.) Il est combustible et donne de Tacido carbonique, quand Kaccès de l'oxygène ou de l'air est suffisant. A Tétat de diamant.le carktteest cristallisé, transparent comme de Teau, extrêmement dur et très-tëiffîcile à brûler, — A l'état de graphite, il est opaque, gris noir,.BKïU,
232 CHAP. m. — RÉACTIONS DES ACIDES IKORGANIQUES. [§ 149
gras au toucher, il tache le papier et les doigts en gris et brûle difficilement. Le charbon obtenu par la décomposition des matières organiques est noir, opaque, non crisfallin, parfois dense, brillant, difficilement combustible, et parfois terne, poi*eux, Cicilement combustible.
3. V acide carboniqve à la température et à la pression ordinaires est un gaz incolore, beaucoup plus dense que Tair, de sorte qu'on peut le faire couler d*un vase dans un autre. Il n'a pour ainsi dire pas d'odeur, a une saveur aigrelette, rougit le papier de tournesol humide, mais la coloration rouge disparait par la dessiccation. L'acide carbonique est facilement absorbé par la lessive de potasse ; il se dissout assez bien dans l'eau.
3. Veau chargée d'acide carbonique sl une saveur légèrement acide, piquante, rougit passagèrement le ppier de tournesol, colore la teinture de tournesol en rouge vineux, perd son acide carbonique quand on l'agite dans un flacon à moitié rempli d'air et plus complètement encore quand on la chauffe. Les carbonates perdent presque tous leur acide carbonii^ue au rouge. Tous ceux dont les oxydes sont incolores sont blancs ou incolores. A l'état neutre, il n'y a que les carbonates alcalins qui soient solubles dans l'eau, et leur dissolution a une forte réaction alcaline. A l'état de bicarbonates, non-seulement ceux à bases alcalines ^e dissolvent, mais encore ceux des terres alcalines et plusieurs à bases métalliques.
4. Les carbonates sont décomposés par tous les acides libres solubles dans l'eau, excepté l'acide cyanhydrique et l'acide snlfhydrique ; l'acide carbonique se dégage avec effervescence à l'état de gaz incolore, presque inodore, rougissant le tournesol d'une manière passagère. Il faut, surtout avec les carbonates alcalins, employer un excès d'acide, sans quoi il ne se produirait souvent pas d'effervescence par suite de la formation d'un bicarbonate. — Il faut avoir la précaution de chauffer d'abord avec un peu d'eau les corps dans lesquels on veut chercher de l'acide carbonique, afin que les bulles d'air qui se dégageraient sans cela ne puissent pas induire en erreur. Si l'on craint que par l'ébullition avec de l'eau, l'acide carbonique ne s'échappe, on remplacera l'eau pure par de l'eau de chaux. Si l'on veut s'assurer par une expérience directe que le gaz qui se dégage est bien de l'acide carbonique, on plonge une baguette de verre dans de l'eau de chaux et on l'enfonce dans le tube à essai, de façon que le bout inférieur soit tout près du liquide, sans cependant le toucher. Si le gaz est de l'acide carbonique, l'eau de chaux suspendue à la baguette en verre se trouble, car
5. L'eau de chaux et I'eau de baryte, en contact avec l'acide carbonique ou un carbonate sohible, donnent un précipité blanc de carbonate neutre de chaux (CsiO,CO*) ou de baryte (BaO,CO'). Si l'on essaye l'acide carbonique libre, il faut toujours employer un excès de réactif,
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parce que les bicarbonates des terres alcalines se dissolvent dans Teau. Les précipités obtenus se dissolvent avec effervescence dans les acides ; ces dissolutions, purgées d'acide carbonique par Tébullition, ne sont pas précipitées. par l'ammoniaque. Gomme l'eau de chaux peut dissoudre de petites quantités de carbonate de chaux, il faut, pour trouver des traces d'acide carbonique, employer de l'eau de chaux qu'on a saturée de carbonate de chaux, en la laissant longtemps eu contact avec ce sel. I Welter, BerthoUet.)
6. Le CHLORURE DE CALCIUM ct le CHLORURE DE BARYUM donucnt dcs précipités de carbonate de chaux et de carbonate de baryte^ immédiatement avec les carbonates neutres alcalins et Feulement après l'ébullition avec les bicarbonates (surtout s'ils sont étendus) . Avec l'acide carbonique libre il n'y a pas de précipité.
b. Acide slUeiqac (SiO').
g iSO. 1 . V acide sUicique est incolore ou blanc, inaltérable et infusible dans la partie la plus chaude de la flamme du chalumeau. 11 fond dans la flamme du mélange détonant. On le trouve sous deux modifîcations-(plus exactement, cristallisé ou amorphe). Il est insoluble dans l'eau et dans les acides (saufracidefluorhydrique), tandis que l'hydrate d'acide silicique se dissout dans ces liquides, mais seulement au moment de sa précipitation. L'acide anaorphe et l'acide hydraté se dissolvent dans les solutions aqueuses chaudes des alcalis caustiques ou carbonates, mais l'acide cristallisé y est insoluble ou à peine soluble. Celui-ci et ceux-là, fondus avec les alcalis purs ou carbonates, donnent des silicates alcalins basiques solubles. Parmi les silicates ^ il n'y a que ceux à bases alcalines qui se dissolvent dans l'eau.
2. Tous les acides décomposent les dissolutions des silicates alcalins. Dans une dissolution même concentrée, si l'on ajoute tout d'un coup beaucoup d'acide chlorhydrique, l'acide silicique mis en liberté reste dissous : mais si au contraire on ajoute l'acide chlorhydrique peu à peu en agitant, la plus grande partie de l'acide se précipite à l'état d'hydrate gélatineux. Plus les liqueurs sont étendues, plus il reste d'acide silicique dissous : dans les dissolutions très-étendues il ne se forme pas de précipité. — Si l'on évapore à siccité une dissolution quelconque d'un silicate alcalin, additionnée d'un excès d'acide chlorhydrique ou d'acide azotique, l'acide silicique se dépose à mesure que l'acide volatil se dégage, et si Ton traite le résidu par de l'eau et de l'acide chlorhydrique, l'acide silicique reste libre (ou à l'état d'hydrate si l'on n'a chauffé qu'à 100°) sous forme de poudre insoluble. En ajoutant du sel ammoniac aux dissolutions des silicates alcalins, il se forme (si les dissolutions ne sont pas trop étendues) des précipités d'acide silicique hydraté (renfermant de l'alcali). La chaleur favorise la réaction.
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5. Parmi les isilicatcs insolubles dans l'eau, les uns sont décomposés par lacide chlorhydrique oulacide azotique, tandis que les autres ne sont pas attaqués même à Tébullition. Dans la décomposition des premiers, la plus grande partie de Tacide silicique §e dépse en général à l'état d'hydrate gélatineux, plus rarement pulvérulent. Pour séparer entièrement l'acide, on évapore à siccité la dissolution chlorhydrique avec le précipité d'hydrate silicique qui y est en suspension, on chauffe, en remuant, à une température uniforme un peu supérieure à l'ébullition de l'eau, et cela jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de vapeurs acides, on humecte le résidu avec de l'acide chlorhydrique, on chauffe avec de l'eau et on sépare par iiltration l'acide silici que, qui reste insoluble, du liquide qui contient les bases. — Parmi les silicates indécomposables par l'acide chlorhydrique, il y en a quelquesuns, comme le kaolin, par exemple, qui sont complètement décomposés avec éUmination d'acide silicique pulvérulent, quand on les chauffe avec un mélange de 8 parties d'acide sulfurique monohydraté et 5 parties d'eau; beaucoup d'autres sont attaqués parce mélange. La plupart des silicates qui résislent à l'action des acides chlorhydrique ou sulfurique, quand on les fait bouillir sous la pression atmosphérique, sont complètement décomposés, si Ton fait la réaction entre 200 et 2iO<^ dans un tube fermé à la lampe et à fortes parois, chauffé au bain d'air ou de paraffine.
4. Si l'on fond un silicate quelconque finement pulvérisé avec Âi parties du mélange de garbokate de potasse et de soude, jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus d'acide carbonique, et si l'on Lit bouillir la masse avec de l'eau, la plus grande partie de la silice se dissout à l'état de silicate alcalin, tandis que les terres alcalines, les terres pures (excepté l'alumine et la glucine, qui se dissolvent plus ou moins complètement) et les oxydes des métaux lourds restent non dissous. Si l'on humecte la masse fondue avec de l'eau, si, sans fdtrer, on ajoute de l'acide chlorhydrique ou de l'acide azotique jusqu'à forte réaction acide et qu'on traite le liquide d'après 3, l'acide silicique reste insoluble, tandis que les bases se dissolvent. En fondant avec 4 parties d'HYDRATE de baryte, faisant digérer la masse avec de l'eau après avoir ajouté de l'acide chlorhydrique ou de l'acide azotique, traitant la solution acide d'après 3, l'acide silicûjue est également précipité. On peut ensuite trouver dans la liqueur filtrée les bases et surtout les alcalis.
5. Si l'on fût agir sur la silice de I'agide fluorhtdrique, soit en dissolution aqueuse concentrée, soit à l'état gazeux, il se dégage du fluorure de silicium gazeux (SiO'-+-2. HFl = SiFl*+2. HO); avecl'acide étendu il se forme de l'acide hydrofluosilicique(SiO*-|-3. HFl=.SiFl*,HFl + 2. HO). Si l'acide fluorhydrique agit sur un silicate, il se forme un fluosiliciure métallique (GaO,SiO*-^3.HFl = SiFlSGaFl-f-3.HO) qui.