CHAP. 111. — RÉACTIONS DES ACIDES INORGANIQUES
au contact de Feau, il se décompose en acide azotique et en bioxyde d'azote, ce dernier se dégageant si la quantité d'eau n'est pas trop grande (S.AzO' = AzO" + 2.AzO^). Les azotites sont décomposés au rouge. Us sont en grande partie solubles dans l'eau. Si on les traite, eux ou leurs dissolutions concentrées, par de Tacide sulfurique étendu, il ne se dégage pas de gaz azoteux, mais du bioxyde d*azote, en même temps qu'il se forme deTacide azotique. — Dans les dissolutions des azotites alcalins, T azotate d'argent produit un précipité blanc, soluble dans beaucoup d'eau, surtout à chaud ; avec le sulfate de pro- TOXYDE DE FER ct uu acidc, il 80 formo un3 coloration brune, due à la dissolution du bioxyde d'azote dans le sel de fer. Dans les dissolutions qui renferment de Tacide azoteux et où l'on a neutralisé par un acide le peu d'alcali qui pourrait être libre, Tagide sulphtdrique donne un abondant dépôt de soufre en même temps qu'il y a formation d'azotate d'ammoniaque. LVcms ptrogallique colore en brun l(>s dissolutions même assez étendues des azotites acidulées avec l'acide sulfurique (Schcmbein). Si l'on ajoute à un azotile alcalin une dissolution de CYANURE de POTASSIUM, puis un peu d'une solution neutre de chlorure DE cobalt et d'acide acétique, la liqueur se colore en rose orangé, par suite de ' la production du nitro-cyanocobaltate de potasse (C.-D. Braun), — Le réactif le plus sensible de l'acide azoteux est la dissolution d*iODURE de potassium additionnée d'empois d'amidon, surtout avec un peu d'acide sulfurique (Pitce» Schœnbein). L'eau qui contient avec de l'acide sulfurique libre un cent-millième d'azotite de potasse est colorée d'une manière très-appréciable par l'iodure d'amidon au bout de quelques secondes : avec un millionième d'azotite la réaction se voit nettement après quelques minutes. Il faut faire attention toutefois que cette réaction n'est caractéristique, qu'autant que la liqueur ne renferme pas de substances pouvant décomposer l'iodure de potassium (acide iodique, peroxyde de fer, etc.). — On verse dans de l'eau de la solution d'iNDico jusqu'à ce que la couleur soit bleu foncé et que le liquide ne soit plus transparent, on ajoute un peu d'acide chlorhydrique et enfin en agitant de la dissolution d'un poltsul- FURE /LCALiN, jusqu'à co quo le mélange ait complètement perdu la couleur bleue, on filtre, et si l'on met dans le liquide filtré une très-petite quantité d'un azolite, aussitôt il se manifeste une coloration bleue tiès-nette. r^ous recommandons cette réaction quand il y a dans le liquide à essayer d'autres corps réducteurs qui empêcheraient la coloration bleue de l'empois à iodure de potassium (Schoenbein). Il faut seulement ne pas oublier que d'autres substances oxydantes peuvent faire reparaître la couleur de l'indigo. — Si l'on ajoute du suLFOGTANUREDRPOiASsiuM à un liquide contenant de l'rcide azoteux, par exemple à une solution d'azotite de potasse acidulée avec de l'acide acétique, le liquide ne se colore pas ; mais si l'on y verse encore de l'acide azotique, il se produit une couleur rouge foncé, qui disparait si l'on ajoute un peu d'alcool ou si l'on chauffe quelque temps (différence avec le sulfocyanure de fer). En agitant avec du sulfure de carbone, celui-ci prend presque toute la substance colorante. Gomme on le voit, cette réaction n'est produite que par l'acide hypoazotique et non par l'acide azoteux, ce qui permettra de les distinguer l'un de l'autre