‹ Traité d'analyse chimique qualitativeChapitre 163 sur 294 · J PREMIER GROUPE. • ACIDE MÂLIQUE · texte numérisé non relu

J PREMIER GROUPE. • ACIDE MÂLIQUE

2. L'acide malique forme avec la plupart des bases des sels'solubles dans Teau. Le malate acide de potasse est assez soluble dans Teau, aussi l'acide malique n'est-il pas précipité par Tacétate de potasse. L'acide malique empêche, comme l'acide tartrique, la [précipitation du peroxyde de fer, e'c, par les alcalis.

5. Le CHLORURE DE CALCIUM 116 ppécipitc pns les dissolutions d'acide malique libre, même après saturalioii avec l'ammoniaque ou la soude. Mais si l'on fail.houillir, le précipité se forme si les liqueurs sont concentrées. Si l'on dissout le malate de chaux (2CaO,C*Ji*0*-+-6Aq) formé dans très-peu d'acide cblorhydrique, qu'on ajoute de l'ammoniaque et qu'où fasse bouillir Jl'se dépose de nouveau; mais si on le dissout dans une plus grande quantité d'acide cblorhydrique, il ne se dépose plus, même par une ébullition prolongée, après addition d'un excès d'ammoniaque. Si l'on ajoute 1 ou 2 volumes d'esprit-de-vin, le malate de chaux se dépose en flocons blancs. Si l'on chauffe d'abord le liquide presque à 1 ébullition et qu'on y ajoute ensuite l'alcool chaud, le précipité se dépose sous forme de grumeaux mous, qui s'attachent aux parois du verre, se durcissent par le refroidissement, et se désagrègent sous la pression en poudre cristalline (Barfoed), Chauffé avec l'ammoniaque et l'azotate d'argent, le malate de chaux ne réduit pas l'argent ou la réduction est faible.

4. L'eau de chaux ne précipite ni l'acide libre, ni les malates. Même par l'ébullition le liquide reste clair, pourvu que l'eau de chaux ait été préparée avec de l'eau bouillante.

5. L'acétate de plomb précipite dans les dissolutions d'acide malique ou d'un malate du malate de plomb (2PbO,G®H*0®-f-6Aq) blanc. La précipitation est plus complète si l'on neutralise le liquide avec de l'ammoniaque, parce que le précipité est un peu soluble dans l'acide malique et dans l'acide acétique libres, ainsi que dans l'ammoniaque. Si l'on chauffe à l'ébullition le liquide dans lequel le précipité est en suspension, une partie de celui-ci se dissout, le reste fond et ressemble sous l'eau à de la résine fondue. Si l'on veut produire la réaction avec de petites quantités de matière, on chauffe d'abord légèrement jusqu'à ce que le précipité se soit rassemblé; on décante la majeure partie du liquide et on chauffe le reste à l'ébullition avec le précipité. Cette réaction n'est bien nette que si le malate de plomb e^ tout à fait pur; elle ne se produit pas ou est incomplète, s'il y a d'autres sels de plomb ou si l'on ajoute de l'ammoniaque.

6. L'azotate d'argent précipite dans les malates alcalins neutres du malate d'argent blanc, qui devient un peu gris par l'ébullition bu un long repos.

7. Si dans une dissolution chaude d'acide malique libre on ajoute de la magnésie pure ou carbonatée, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de rëac-

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tion acide, qu'on filtre, qu'on concentre par évaporation et qu'on additionne la solution chaude avec de Tesprit-de-vin chaud, il se défjose du malate de magnésie (2MgO,C'lP(?) sous forme de masse gommeuse, gluante, s'attachant aux parois du verre : il devient dur par le refroidissement. Cette réaction ne permet pas de distinguer Tacide citrique d'avec l'acide malique (JBarfoed).

8. Chauffé avec Tacide sulforique concentré, l'acide malique donne d'abord un mélange d'acide carbonique et d'oxyde de carbone : puis le liquide devient brun et noir, en dégageant de l'acide sulfureux.

g iMi. Récapitulation et remarques . — Ce qui caractérise Y acide oxalique parmi les acides organiques dont nous venons de parler, c'est que son sel calcaire est de suite précipité de sa dissolution chlorhydrique par l'ammoniaque et par l'acétate de soude, et que l'acide libre est précipité de sa dissolution par le sulfate de chaux. V acide tartrique se reconnaît au peu de solubilité de son sel acide de potasse, à la solubilité de son sel de chaux dans une lessive froide de potasse ou de soude, à l'action du tartrate de chaux sur l'ammoniaque et l'azotate d'argent et enfin à l'odeur qu'il répand quand on le chauffe, lui ou ses sels. En présence des autres acides, le meilleur réactif est l'acétate de potasse ou le fluorure de potassium (g tes, 4). Vacide citrique est le mieux caractérisé par la manière dont il se comporte avec l'eau de chaux ou le chlorure de calcium et l'ammoniaque en pré>ence du sel ammoniac, en supposant toutefois qu'il n'y a ni acide oxalique, ni acide tartrique ou qu'on les a éliminés et qu'on a employé un excès suffisant d'ëau de chaux ou de chlorure de calcium. L'examen microscopique du sel de baryte est encore un moyen très-bon et très-certain de le reconnaître (§ 164, 5). — Vacide malique serait parfaitement caractérisé par le sel de plomb à chaud et sous l'eau, si cette réaction avait une plus grande sensibilité et n'était pas si facilement empêchée par la présence d'autres acides. Le meilleur moyen de le reconnaître, c'est de le chauffer dans un tube de verre pour le changer eu acide maléique et en acide fumarique ; mais encore ici il faut n'agir que sur l'acide hydraté pur. L'acide malique se distingue des acides citrique et tartrique parce que son sel de plomb est difficilement soluble dans l'ammoniaque non carbon&tée, tandis que le citrate et le tartrate de plomb s'y dissol« vent avec facilité. — Si des quatre acides un seul se trouve eu dissolution, on peut le reconnaître sans difficulté avec l'eau de chaux, car l'acide malique n'est pas précipité, l'acide citrique ne Test qu'à rébuUition, l'acide tartrique et l'acide oxalique le sont à froid; le précipité formé par l'acide tartrique se dissout dans le sel animoniac, tandis que l'oxalate de chaux y est insoluble. — Si les quatre acides sont ensemble dans la dissolution, on précipite d'abord l'acide tartrique et l'acide

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