GENERALITES SUR LA METHODE ANALYTIQUE
vague, d'indécis, surtout pour les commençants, et les résultats obtenus ne sont plus les données d'une opération réellement scientifique, mais celles d'un hasard parfois favorable, parfois aussi trompeur.
Toute analyse doit donc se faire d'après une méthode déterminée, sans qu'il soit nécessaire cependant que celle-ci soit toujours la même. Au contraire l'habitude, la réflexion, l'examen des circonstances nous conduisent, dans la plupart des cas, à adopter des procédés différents. Mais tous ont ceci de commun qu'on commencera par partager en certains groupes les substances que l'on a entre les mains ou que l'on soupçonne, puis on formera des subdivisions dans chaque groupe, et enîin on terminera par chercher les caractères appartenant à chaque corps en particulier. La divergence des méthodes repose en partie sur la manière dont on fait succéder les réactifs et en partie sur leur choix.
Pour être à même de pouvoir plus tard prendre des méthodes particulières qu'on se crée soi-même, il faut d'abord se bien pénétrer d'un procédé général, consacré par Texpérience et embrassant tous les cas possibles. Une fois qu'on aura acquis une certaine habitude, on pourra en réfléchissant trouver dans quels cas telle ou telle modification dans la marche générale conduirait plus promptement ou plus facilement au but.
Dans le premier chapitre de cette deuxième partie, nous exposons cette méthode simple et certaine, applicable à tous les cas et confirmée par l'expérience. Les éléments et les composés dont on y parle sont les mêmes que ceux dont il a été question dans la première partie (excepté ceux écrits en petits caractères).
Le mode d'exposition est directement applicable à une recherche pratique, de sorte qu'en suivant exactement la marche tracée, non seulement il n'est pas possible de s'égarer, mais on arrivera promptement et sûrement au but.
Ce premier chapitre se divise ainsi :