PARTIE. — CHAP. I. -- PROCÉDÉ PRATIQUE
flamme : élain. Les globules métalliques qui se forment en même temps» mais seulement dans une bonne flamme de réduction, sont blancs, facilement fusibles et malléables.
ee. Il est jaune citron à chaud, jaune de soufre à froid, cliauflé dans la flamme de réduction la place qu'il occupait prend un aspect bleuâtre : plomb. On observe en même temps des globules métalliques très-fusibles 4 malléables.
fl. 11 est jaune orangé foncé à chaud, jaune citron à froid, chauffé dans la flamme de réduction il change de place sans laisser de trace bleuâtre : bismuth. Les grains métalliques qu*on obtient en même temps sont facilement fusibles et cassants.
gg. Il est brun rouge , jaune orangé en couche mince, se volatilise sans apparence de coloration : cadmium.
hh. Il est faible et rouge foncé : argent. S'il y avait en même temps un peu de plomb et d'antimoine, l'enduit serait rouge carmin.
S'il y a eu réduction d'un métal, on humecte avec de l'eau la partie oh se trouve l'essai, on la détache, on la broie dans • un petit mortier en porcelaine et on élimine les parcelles de charbon avec de l'eau par lévigation. On obtient alors des paillettes ou des filaments jaunes pour l'or, rouges pour le | cuivre, presque blancs pour l'argent, blancs gris pour l'étain, gris blancs pour le plomb : avec le bismuth, c'est une poudre grise rougeâtre ; avec le zinc, elle est blanc bleuâtre, et grise avec l'antimoine. S'il y avait ensemble du cuivre et de rétain, ou du cuivre avec du zinc, il se formerait le plus souvent des alliages jaunes.
4. On fond un petit essai avec une perle de sel de phosphore eton\] V expose pendant quelque temps à la flamme extérieure du chalumeau,
a. Le corps fond facilement et se dissout en grande quantité et en perle transparente à chaud.
a. La perle chaude est colorée : \\
en bleuy violette à la lumière d'une bougie : cobalt; en vert, bleue quand elle est froide, rouge à la flamme de réduction après refroidissement : cuivre; en vert, surtout très-beau après refroidissement, ne changeant pas dans la flamme de réduction : chrome;
§ 17Gj ESSAI PRÉLIMINAIRE. 285
eu rouge brun, jaune clair ou incolore par refroidissement, rouge vif dans la flamme de réduction, devenant jaune par refroidissement, puis verdâtre : fer ;
en rougeâtre pouvant passer jusqu'au rouge brun, plus claire après refroidissement, jaune ou jaune rougeâtre, parfois même incolore, inaltérable dans la flamme de réduction : nickel;
en brun jaune, jaune clair ou incolore par refroidissement, presque incolore dans la flamme de réduction (surtout quand on la touche avec un peu d'étain), gris noirâtre par refroidissement : bizuth;
en jaimâtre clair ou elle est opaline, un peu trouble à froid, gris blanchâtre dans la flamme de réduction : argent;
en rouge ame'thyste, surtout à froid, constamment en ébullition dans la flamme extérieure, incolore dans la flamme de réduction, mais pas tout à fait limpide : manganèse,
(3. La perle chaude nest pas colorée : 19
aa, elle reste limpide après le refroidissement : antimoine, alumine, zinc, cadmium, plomb, chaux, magnésie (les cinq derniers en excès donnent une perle d'émail blanc, la perle saturée d'oxyde de plomb est jaunâtre) ;
bb. avec un léger excès, elle est blanc d'émail par refroidissement : baryte, strontiane,
b. Le corps ne se dissout que lentement et en petite quantité : ^0
a. La perle est incolore et reste limpide même après refroidissement. La partie non dissoute paraît à demi-transparente; en ajoutant un peu de peroxyde de fer, le verre prend la teinte de la perle de fer : acide silicique.
p, La perle est incolore et reste telle, même après une addition d'un peu de peroxyde de fer : étain,
c. Le corps ne se dissout pas dans la perle (il y nage avecTap- 2l parence métallique) : or, platine.
5. Dans les minéraux on recherche le fluor, d'après le § i46, 8.
Gomme un corps que l'on analyse peut être mélangé avec les substances les plus diverses, il n'est pas possible de limiter les cas d'une manière tout à fait précise dans ces essais, d'autant plus qu'ils sont l^énéraux. Si dans la suite des expériences, il se manifestait des réac-
m 2- PARTIE. - CIIaP. I. - PROCÉDÉ PRATlQtlE. [§§ l??-»'^
tioiis se rapportant à deux ou plusieurs des paragraphes, il faudrait naturellement diriger les recherches d'après ces indications.
Après avoir terminé l'essai préliminaire, on procède à la dissolulion du corps à essayer, d'après le g 180 (32).
g il»
IL Le corps est un métal ou un alliage.
On chauffe Vessai avec de Veau additionnée d'un peu d'acide 21 acétique. S'il se dégage de Vhy^rogène^ c'est l'indice d'un métal léger (peut-être aussi du manganèse métallique).
!2. On chauffe Vessai dans la flamme intérieure du chalumeau sur% le charbon et l'on observe s'il y a fusion, formation d'un enduit, dégagement d'une odeur, etc.
Les métaux suivants se laissent reconnaître avec plus ou moins de certitude : V arsenic ^ à l'odeur d'ail ; — le mercure, à sa facile volatilisation ; — V antimoine, le zinc, le plomb^ le bismtUh, le cadmiun, IVtain, V argent, à leur fusibilité avec formation d'un enduit sur le charbon (16); \e cuivre, à la coloration verte de la flamme extérieure. Quand il n'y a qu'un seul métal pur ou presque pur, on peut encore tirer quelques autres conséquences; ainsi l'or fond sans laisser d'enduit, le platine, le fer, le manganèse,, le nickel et le cobalt, lorsqu'ils sont purs, sont infusibles dans la flamme du chalumeau.
5. On chauffe Vessai à la flamme du chalumeau^ dans un tube en J verre fermé à un bout.
a. // ne se forme pas de sublimé dans les parties froides du tube : absence de mercure.
b» Il se forme un sublimé: mercure, cadmium ou arsenic. Celui du premier métal, formé de petits globules, ne peut être confondu avec ceux du cadmium ou de l'arsenic.
A[)rès ces essais préliminaires, on procède à la dissolulion d'après le g fl8i (42).
Bi LE COilJPS A ANALYSER ESÏ LlOUlUÈ*
1 . On évapore un essai dans une petite capsule en platine ou un ^ petit crètiset en porcelaine, et l'on examine s'il J a quelque chose
^17«J ESSAI PKÉÛMLNAIUK. 28Î
en dissolution et (d*après le g) i9« de quelle nature est le « résidu.