‹ Traité d'analyse chimique qualitativeChapitre 185 sur 294 · A. CORPS SOLUBLES DANS L*EAU · texte numérisé non relu

A. CORPS SOLUBLES DANS L*EAU

Reoherohe de la base^.

i . On verse un peu d*acide chlorhydriqùe dans une petite quantité de 46 la dissalution aqueuse.

a. // ne se forme pas de précipité : absence certaine d'argent, de protoxyde de mercure, et absence probable de ploàib. On passe au n® (50).

b. Il se forme un précipité. On partage en deux parties le liquide 47 dans lequel il est en suspension et à une des portions on ajoute de Tammoniaque.

a. Le précipité disparaît^ le liquide devient clair et limpide. Le précipité était du chlorure d'argent, donc présence de Vargent, Pour s'en convaincre, on traite là liqueur primitive par le chromate de potasse et par Tacide sulfhydrique (voy. g 115, 4 et g iS8, 7).

B. Le précipité devient noir. Cela indique du protochlorure 48 de mercure que Tammoniaque. transforme en amidochlorure. On reconnaît par là la présence du protoxyde de mercure. Pour s'en convaincre on fait agir sur la liqueur primitive du protoehlorure d'étain et on essaye avec la lame de cuivre (voy. g ite):

* J'emploierai cette expression ici, H par la suite, pour désigner d'une manière rapide les combinaisons dans lesquelles il n'y a qu'un ncide et une base, ou un métal avec un métalloïde. Ce chapitre n'a en quelque sorte d'autre utilité que de préparer à l'analyse générale, car il est bon, avant d'entreprendre l'étude d'un compose complexe, de s'être familiarisé avec l'analyse des combinaisons simples. — Ce n'est que dans des cas exceptionnels, que dans une analyse proprement dite on pourra faire usage de ce chapitre, car il n'y a pas d'observation superGcielle et préliminaire, de caractères extérieurs qui puissent faire connaître si un corpj ne renferme qu'une base ou en renferme plusieurs.

* On s'occupera ici des acides de l'arsenic et de l'acide silicique, car leur recherche rentre dans ce procédé général.

s 182] ' COMBINAISONS SIMPLES. — RECHERCHE DE LA BASE. 293

7. Le précipité ne change pas. C'est du chlorure de plomb que 4^ rammoniaque ne dissout pas. Donc on avait du plomb. Pour s*en assurer, on peut d'abord étendre de beaucoup d'eau et chauffer la seconde moitié du liquide dans laquelle est suspendu le précipité formé par Tacide chlorhydrique. Il doit se dissoudre» si c*est réellement du chlorure de plomb. En second lieu, on traite la liqueur primitive par Tacide sulfurique et l'acide sulfhydrique (§ itv, 4 et 8).

ii. Au liquide acidulé par l'acide chlorhydrique on ajoute de l'acide 50 sulfhydrique, en quantité suffisante pour qu'il en répande l'odeur après avoir été fortement secoué : on chauffe, on ajoute de nouveau un peu d'acide sulfhydrique et on laisse un intant en repos *.

a. La liqueur reste claire. On passe au n^ (56), car il n'y a aucun des métaux suivants: plomb, bismuth, cuivre, cadmium, bioxyde de mercure, or, platine, étain, antimoine, arsenic, peroxyde de fer.

b. Il se forme un précipité.

a. Il est blanc : il est formé par du soufre et indique une sub- 51 stance décomposable par l'acide sulfhydrique avec dépôt de soufre *. Parmi les oxydes métalliques qui produisent cet effet, il faut surtout compter le peroxyde de fer (§ fit, 5). On s'assure de la présence de ce dernier dans la liqueur primitive par l'ammoniaque et le prussiate jaune de potasse (g ttt, 5 et 6) ; si Ton n'y trouve pas de peroxyde de fer, on passeau iv^ (56).

p. Le précipité est jamie. Il peut être formé de sulfure de cad- Oil mium, de sulfure d'arsenic, de bisulfure. d'étain, et indique alors le cadmium, l'arsenic ou l'oxyde d'étain. Pour distinguer lequel des trois, dans une partie du liquide tenant le précipité en suspension, on verse un excès d'ammoniaque, un peu de suif hydrate d'ammoniaque et l'on chauffe.

aa. Le précipité ne disparaît pas ; Cadmium, parce que son

*■ S*il 8e forme un précipité aussitôt après l'addition de l'acide sulfhydrique, il est inutile de chauffer, etc.; mais si le liquide reste clair, ou ne fait que se troubler un peu, il faut opérer comme nous l'indiquons, sans quoi on s'exposerait à laisser Tacide afsénique et l'oxyde d'étain.

* Si dans cette réaction la couleur de la solution passe de la couleur rouge au vert, cela indique de Tacide chromique.

2P4 ?• PARTIE. - CHAP. I. - RECHESICHE SPÉCIALE. ' (gl^

sulfure, est insoluble dans Tammoniaque et dans le suifhydrate d^ammoniaque. On acquiert la certitude en essayant au chalumeau la substance primitive ou le précipité formé dans la solution par le carbonate d'ammoniaque

bb. Le précipité disparaît : Oxyde d'étain ou arsenic. On ajoute de Tammoniaque à une petite portion de la liqueur primitive.

«a. Il se forme un précipité blanc : Oxyde d'étain. On s'en assure en réduisant ce précipité au chalumeau avec du cyanure de potassium et de la soude (§ tso, 8).

j5(5. // ne se forme pas de précipité : Arsenic. Pour lever les doutes, on cherche à obtenir le miroir métallique avec la substance primitive, ou avec le précipité de sulfure mélangé de cyanure de potassium et de soude, ou par tout autre procédé convenable ; en outre on peut traiter la substance primitive dans la flamme intérieure du chalumeau avec de la sonde (g iSf, 12 et 15). Si la dissolution renferme de Tacide arsénieux, Tacitle sulfhydrique produit immédiatement le précipité jaune : si elle contient de Tacide arsénique, le précipité ne se produit qu'après qu'on a chauffé ou en laissant assez longtemps reposer. Pour d'autres caractères distinctifs, voir (§ 134, 9).

y. Le précipité est orangé. Il est formé de sulfure d'antimoine ^ et décèle la présence de Voxyde d'antimoine. On s'en convainc en essayant la liqueur primitive avec le zinc dans une petite capsule en platine (§ t3t, 8).

^. Le précipité est brun foncé. C'est du sulfure d'étain, donc *^ on a du protoxyde d*étain. On essaye une partie de la liqueur primitive avec la dissolution de bichlorure de mercure (§ t», 8).

i. Le précipité est noir brun ou noir. Cela peut être du sul- «^ fure de plomb, du sulfure de cuivre, du sulfure de bismuth, du sulfure d'or, de sulfure de platine, du bisulfure de mercure. Pour s'y reconnaître, on fait avec la liqueur primitive les essais suivants :

aa. A une petite portion on ajoute de l'acide sulfurique

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