COMBINAISONS SIMPLES. — RECHERCHE DE LA BASE
étendu. Précipité blanc : plomb. On s'en assure avec le chromate de potasse (g iiV, 9).
bb. A une petite portion on ajoute de la * solution de soude caustique. Précipité jaune : bioocyde de mercure. On s'en assure avec le protochlorure d'étain et le cuivre métallique (§ 119).
En général on peut avoir dej^ reconnu le bioxyde de mercure à ce que le précipité formé par l'acide sulfhydrique n'est pas noir dès qu'il se forme, mais il ne le devient qu'en passant successivement du blanc au jaune» puis à l'orangé, à mesure que l'acide sulfhydrique arrive en excès (§ 119, 5). — Avec les solutions très-acides, l'essai avec la lessive de potasse ou de soude ne conduit pas au but (g 119, 4).
ce. A une petite portion on ajoute un excès d'ammoniaque. Précipité bleuâtre , se dissolvant en un liquide bleu d'azur dans un excès d'ammoniaque, ou tout simplement liquide limpide bleu d'azur : cuivre. On s'en assure avec le prussiate jaune (g ito, 9).
dd. Si l'ammoniaque a produit un précipité blanc, insoluble dans un excès d'ammoniaque, on filtre, on lave le précipité, on le dissout dans un verre de montre avec une ou deux gouttes d'acide chlothydrique après addition de deux gouttes d'eau, puis on ajoute une plus grande quantité d'eau. S'il se forme un trouble laiteux, il provient du chlorure de bismuth et indique la présence du bismuth. On s'en assure en essayant avec une dissolution de protochlorure d'étain dans la lessive de soude le reste du précipité formé par l'ammoniaque (gif*!, 10).
ee. A une petite portion de la liqueur primitive, on ajoute de la dissolution de sulfate de proloxyde de fer. Il se forme un précipité fin, noir, d'or métallique, qui décèle ce métal. On s'en assure en traitant ce précipité au chalumeau, ou en essayant la liqueur primitive avec le prolochlorure d'étain (g ite). .
il. A une portion de la liqueur on ajoute du chlorure de potassium et de l'alcool. S'il se forme un précipité jaune, c'est qu'on a du platine. On s'en assure en chauffant le précipité au rouge (g itv).
290 2- PARTIE. — CHAP. I. — RECHERCHE SPÉCULE. [§ m
ù. A une petite portion de la liqueur primitive on ajoute du sel ammoniac^ , puis de l'ammoniaque jusqu'à réaction alcaline, enfin, que l'ammoniaque ait ou non produit un précipité, un peu de suifhydrate d'ammoniaque et l'on chauffe, s'ii ne s'est pas formé de précipité à froid.
a. Il n'y a pas de précipité. On passe au n" (62), car il n'y a pas de 1er, cobalt, nickel, manganèse, zinc, chrome, alumine et silice*.
b. Il y a un précipité.
a. // est noir : protoxyde de fer*, nickel ou cobalt. On ajoute Oi à une portion de la liqueur primitive delà lessive de potasse ou de soude.
aa. On a un précipité blanc verdâtie sale, qui bientôt devient brun rouge à l'air; protoxyde de fer. On s'en assure avec le prussiate rouge potasse (g tiO).
bb. On obtient un précipité vert clair, dont la couleur ne change pas : nickel. On s'en assure par l'ammoniaque et l'addition de potasse ou de soude (§ 108).
ce. Il se forme un précipité bleu de ciel, devenant rouge clair par l'ébullition, ou prenant une teinte foncée : cobalt. On s'en assure avec le chalumeau (§ fan).
p. // n'est pas noir.
aa. Il est nettement couleur de chair : c'est du sulfure de manganèse qui indique le protoxyde de manganèse. On s'en assure en ajoutant de la soude à la liqueur primitive, ou en employant le chalumieaû (§ i07).
* L*addition du sel ammoniac a pour but d'empêcher la précipitation par l'ammoniaque de la magnésie qui pourrait se trouver dans la liqueur.
* On ne peut tirer cette conclusion avec certitude pour Talumine et d'autres métaux lourds, qu'autant qu'il n'y a pas de substances organiques, et surtout pas d'acides organiques fixes, car ces matières contrarient et même empêchent la précipitation non-seulement de l'alumine et de l'oxyde de chrome, mais encore du manganèse, etc. (g iOY, 5). Si donc la substance primitive renferme des matières organiques et qu'un essai préalable semble indiquer des métaux du troisième et du quatrième groupe, il faudra fondre un essai avec du carbonate et de l'azotate de soude, humecter avec de Teauy chouffer avec de l'acide chlorhydrique, filtrer et traiter suivant (56) la dissolution ainsi obtenue.
'Le peroxyde de fer doit avoir été déjà trouvé par l'essai (51).
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bb. Il est bleuâtre : c'est de Thydrate d'oxyde de chrome, par conséquent on a de V oxyde de chrome. On s'en assure en traitant la liqueur primitive par la soude et en essayant au chalumeau (§ tos),
ce. 11 est blanc, et ne se dissout pas à chaud dans une nou- 59 velle quantité de sulihydrate d'ammoniaque * : il peut être formé d'hydrate d'alumine, d'acide silicique hydraté ou de sulfure de zinc, et indiquer par conséquent l'alumine ou l'oxyde de zinc ou la silice, celle-ci se trouvant en général dans la liqueur primitive à l'état de silicate alcalin. — Pour pousser plus loin, on ajoute delà soude avec précaution à une portion de la liqueur primitive, on attend pour voir s'il se forme un précipité, puis on ajoute une nouvelle quantité de soude jusqu'à ce que le précipité soit rçdissous.
OLOL. Si la soude n'a pas produit de précipité, on est fondé à 60 chercher la silice. On évapore à siccité un essai de la liqueur primitive avec de l'acide chlorhydrique, on reprend le résidu avec de l'acide chlorhydrique et de l'eau (g i50, 2); la silice reste insoluble. L'alcali passé dans la dissolution se cherche d'après le n<> (65).
/3p, Si la soude produit un précipité qui se redissout dans un excès de l'alcali, on ajoute à une portion de cette dissolution alcaline î^npez^ d'acide suif hydrique (c'està-dire de façon qu'il reste encore un excès d'hydrate de soude non modifié). Précipité blanc : zinc. Essai corroborant avec la solution de cobalt et le chalumeau (g fl06). L'acide sulfhydrique ne produisant pas ce précipité, on ajoute au reste de la solution alcaline du chlorhydrate d'ammoniaque et l'on chauffe. Précipité blanc insoluble dans une nouvelle addition de chlorhydrate d'ammoniaque : alumine. On s'en assure avec la solution de cobalt et le chalumeau (g iOt).