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On mélange leliquide 2. a. avec 2 volumes d'alcool

a. // reste clair , même après un long repos : pas d'acide malique ni d'acide succinique. On passe au n* (82).

b. // se forme un précipité: acide malique ou acide succinique. On chauffe un essai de la matière solide primitive avec de l'acide azotique, on évapore à siccité, on fait bouillir le résidu avec une dissolution de carbonate de soude, on filtre si c'est nécessaire, on neutralise exactement avec l'acide chlorhydrique et on .essaye une portion de cette solution avec la dissolution de sulfate de chaux et une autre portion avec le per- i chlorure de fer. Un précipité (d'oxalate de chaux) formé par 1 le gypse décèle l'acide malique^, tandis que le précipité produit par le sel de fer indiquera l'acide succinique. Pour plus de certitude on fera le sel de plomb de l'acide et on en étudiera les caractères (§ tes, 5 et § 168, 5).

4. On neutralise exactement la dissolution primitive, dans le cas où 82 elle ne le serait pas, avec de l'ammoniaque ou de l'acide chlorhydrique, puis on y verse de la solution de perchlorure de fer.

a. Il se forme un précipité volumineux jaune rougeâtre : acide benzoique. On s'en assure en traitant la substance primitive sèche par l'acide chlorhydrique (§ «69, 2).

b. // se produit une coloration^ rouge foncé intense et par une 8«j éhuUition prolongée il se dépose un précipité brun rouge clair : acide acétique ou formique.

* Si l*ammoniaque renfermait de l'acide carbonique, il se formerait du carbonate de choux, ce qu'on né doit pas oublier. L'action de l'acide chlorhydrique fera distinguer facilement le carbonate et le citrate de chaux.

*Voir§ 165,laOn dun-l.

im\ COMBINAISONS SIMPLES SOLUBLËS DANS LES ACIDES. 305

On chauffe avec de Tacide sulfuriquc et de l'alcool une partie du sel à essayer, ou le résidu obtenu en évaporant le liquide (si ce dernier était acide, il faudrait auparavant le neutraliser avec de la soude). L'odeur de Téther acétique indique la présence de Vaxiide dcétiqiie (g t»i).

Quant à la présence de V acide formique, qu'il faut admettre si l'on n'a pas trouvé d'acide acétique, on la démontre au moyen de l'azotate d'argent ou du bichlorure de mercure (§ tvs).

COMBINAISONS SIMPLES

B. CORPS INSOLUBLES OU PEU SOLUBLES DANS l'eAU, SOLUBLES DANS l'acide CHLORHYDRIQUE, l'acAE AZOTIQUE OU l'eAU RÉGALE.

Recherche de la base^.

On étend d'eau une portion de la dissolution dans l'acide chlorliy* 84 drîque ou azotique ou dans l'eau régale* et Ton procède immédiatement à la recherche des bases du deuxième, cinquième et sixième groupe d'après le § ±Ht, en commençant par le n^ (46) si la dissolution est azotique, et par le n^ (50) si elle contient déjà de l'acide chlorhydrique.

11 faut remarquer ici que, dans les dissolutions faites à l'aide de l'acide chlorhydrique seul, les oxydes passent en général dans la dissolution à l'état même où ils sont dans la substance, taîidis que l'emploi • de l'acide azotique ou de Tcau régale tend à faire passer les oxydes inférieurs en tout ou en partie aux degrés supérieurs d'oxydation. Si donc dans une dissolution faite avec de l'eau régale, on trouve du peroxyde de fer, du bioxyde de mercure, de l'oxyde d'étain, il faudra encore un essai particulier pour bien établir à quel degré d'oxydation ces métaux se trouvaient dans la matière primitive, à moins qu'on n'ait eu déjà des indications certaines dans le mode d'action du di>solvant. Souvent par exemple avec les sels de mercure, le traitement par la lessive de potasse ou de soude permet de distingiier les deux oxydes, car les sels

^ Dans ce chapitre il sera question aussi de quelques sels de terres alcalines, auxquels la marche de l'analyse conduit directement.

^ Si l'eau- ajoutée produit ub trouble ou un précipité, cela indique de l'antimoine, du bismuth (peut-être aussi de l'étain) :voy. g Iti, 9, et g 131, 4. On chaufleavec de l'acide chlorhydrique jusqu'à ce que le liquide redevienne clair, et on passe au n- (50).

FRKSENI€S, AN. QOAL. — 6* ÉDif . , ,^ 20

306 2« PARTIE. - CHAP. 1. - RRCHERCHE SPECIALE. g 185

de bioiyde donnent un oxyde jaune, tandis que ceux de protoxyde en fournissent un noir, et les acides des; sels se combinant à Talcali peuvent facilement se retrouver dans le liquide filtré.

Dans Tessai des bases du troisième et du quatrième groupe avec le sulfhydrate d'ammoniaque d'après le n? (56), la marche ordinaire doit, d'après les circonstances, subir une modification motivée par ce qui suit. Si l'on a un corps soluble dans Veau et que par l'addition du sel ammoniac, de l'ammoniaque et du suUliydrale d'ammoniaque, on obtient un précipité blanc, celui-ci ne peut être que du sulfure de zim, de V alumine ou de la silice hydratée ou du soufre^ comme nous l'avons vu au n* (59). Mais il n'en est plus de même, si le corps insoluble dans Veau a été attaqué par l'acide chlorhydiique. 11 se peut en effet alors que ce précipité blanc, produit par l'ammoniaque en présence du sel ammoniac, soit aussi un phosphate, un borate, un oxalatet un silicate ou un fluorure alcalino-terreux, car tous ces sels insolu. blés dans l'eau sont solubles dans l'acide chlorhydrique et sont précipités quand on neutralise l'acide (attendu qu'ils sont peu solubles dans la dissolution de sel ammoniac). En présence des substances organiques, de pareils précipités pourraient aussi provenir des combinaisons de certaines terres alcalines avec Vacide tartrique ou Vacide citrique. Si donc en essayant une dissolution acide obtenue dans les conditions actuelles, on obtenait un précipité blanc en suivant la marche indiquée au n^ (56) du g i8t, il iaudrait continuer de la manière suivante :

i . On se rappellera si l'essai préliminaire a fait découvrir de la silice oO (20). Dans ce cas on évapore à siccité une portion de la solution chlorhydrique, on humecte le résidu avec de l'acide chlorhydrique et on ajoute de l'eau. S'il y a de l'acide silicique, il reste non dissous. Dans la dissolution on détermine la base d'après le n® (56) ou, suivant le cas, d'après le n^ (62).

2. On ajoute à un essai de la dissolution chlorhydrique primitive un 86 peu d'acide tartrique, puis un excès d'ammoniaque.

a. // ne se forme pa^ de précipité permanent : absence des sels alcalino-terreux énumérés plus haut. — On ajoute à une nouvelle portion de la dissolution primitive de la lessive de soude en excès, puis dans une moitié de la solution claire du ' chlorhydrate d'ammoniaque, dans l'autre de l'acide sulihydriqiie : un précipité produit par le sel ammoniac indique Valumine : s'il est fourni par l'acide, c'est du zinc.

h. Il se forme un précipité permanent : présence d'un sel alcalino-terreux.

^ig5] GOBIBINAISONS SIMPLES SOLUBLËS DANS LES ACIDES. 507

a. On met un essai de la substance primitive sur un verre de 87 monti*e avec un peu de bioxyde de manganèse, quelques gouttes d*eau et un peu d*acide sulfurique concentré. Il se dégage aussitôt de l'acide carbonique, c'est que le set est un oxalate. Pour trouver la base, on .calcine au ronge un nouvel essai, on dissout le résidu dans Tacide chlorhydtiquc étendu et on essaye la dissolution d'après le n^ (62).

p. Pour chercher Vacide phosphorique et la terre alcaline qui y §8 est combinée, dans une partie de la solution chlorhydrique on ajoute de l'ammoniaque jusqu'à ce qu'il se^forme nn précipité, puis de l'acide acé':ique jus<|u'à ce que le précipité disparaisse de nouveau, et enfin de l'acétate de soude et une goutte de perchlonire de fer. S'il se forme un précipité blanc floconneux, c'est qu'il y a de l'acide phosphorique. On ajoute alors un peu plus de perchlorure de fer, jusqu'à ce que le liquide soit nettement rouge, on fait bouillir, on filtre bouillant, et dans le liquide filtré, déi3arrassé d'acide phosphorique, et dans lequel on a préalablement précipité par l'ammoniaque le peu de fer qui pourrait s'y trouver, on cherche d'après le n** (62) la terre alcaline combinée à l'acide phosphorique.

7. Vacide borique est décelé dans la dissolution faiblement chlor- 89 hydrique au moyen du papier de curcuma (§ 144). Pour chercher la base, on fait bouillir une partie de la substance primitive avec de l'eau et du carbonate de soude, on filtre, on lave, on dissout le carbonate formé dans le moins d'acide chlorhydrique étendu possible. On évapore la dissolution à siccité, on traite le résidu par l'eau et on étudie d'après le n^ (62) la licpieur filtrée, si cela est nécessaire.

$. On trouvera le fluor en chauffant avec de l'acide sulfurique un peu de la substance primitive ou du précipité formé par l'ammoniaque dans la dissolution chlorhydrique (g t40). Après avoir chassé le fluor, on cherche dans le résidu la terre alcaline combinée maintenant à l'acide sulfurique.

e. Vacide tartriqve et Vacide citrique ne pourraient exister dans la substance qu'autant qu'elle se carboniserait lorsqu'on la chauffe dans un tube de verre. Dans ce cas on trQuve lesb,ases comme au n^ (87), et pour les acides on suit la marche indiquée au g 189.

508 2- PARTIE. — CHAI*. 1. — RECHERCHE SPÉCUI.E. |Si»C

COMBINAISONS SIMPLES

B. CORPS INSOLUBLES OU DIFFICILEMENT SOLUBLES DANS l'eaC» SOLUBLES DANS L*AC1DE CHLORHYDRIQUE, L*ACIDE AZOTIQUE OU L*EAU RÉGALE.

Reoberohe de Tacide.

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