‹ Traité d'analyse chimique qualitativeChapitre 206 sur 294 · COMB. COMPLEXES. — RECHERCHE DES ACIDES · texte numérisé non relu

COMB. COMPLEXES. — RECHERCHE DES ACIDES

a. // ne se forme pas de précipité^ même au bout de quelque temps : absence d*acide tartrique. On passe au n<* (186).

1). Le précipité se forme de suite ou au bout de quelque temps : on le sépare par filtration, on le lave et on garde le liquide pour l'étudier d'après le n° (186).

Le précipité, qui pourrait «tre formé de phosphate, d'oxalate, etc., de chaux, ne permet pas de conclure encore Texistance de l'acide tartrique : on le fait digérer en l'agitant, mais sans chauffer, dans la lessive de soude, on étend ensuite d*un peu d'eau, on filtre et on fait bouillir quelque peu le liquide filtré. S'il se forme par là un précipité, il indique de V acide tartrique. On le filtre chaud et on le soumet à l'action de l'ammoniaque et de l'azotate d'argent, ainsi que cela est dit au

3. On ajoute environ trois volumes d'alcool au liquide dans lequel le lob chlorure de calcium n'a pas produit de précipité, ou à celui qu'on a séparé par filtration (et dans ce dernier cas on mettra encore un peu de chlorure de calcium).

a. Une se forme pas de précipité: absence d'acide citrique, d'à- l^i cide malique et d'acide succinique. On passe au n° (190).

b. // se forme un précipité. On filtre, on traite le liquide d'après ^oo le n* (190), et après avoir lavé le précipité avec un peu d'alcool

on le soumet aux essais suivants :

On le dissout sur le filtre dans un peu d'acide chlorhydrique étendu, on ajoute au liquide de l'ammoniaque jusqu'à réaction alcaline et on chauffe quelque temps à l'ébullition.

a. Le liquide reste clair : absence d'acide citrique. On ajoute de nouveau de l'alcool au liquide, on filtre pour séparer le précipité qui peut renfermer du malate et du succinate de chaux, on le lave avec un peu d'alcool, on le sèche jusqu'à ce qu'on ait chassé tout l'alcool, on le dissout dans une petite capsule de porcelaine avec de l'acide azotique concentré, ajouté en quantité assez notable, et on évapore à siccité au bain-marie (ce qui n'altère pas l'acide succinique, tandis que l'acide malique se change en acide oxalique avec dégagement d'acide carbonique). On fait bouillir le résidu avec un excès de dissolution de carbonate de soude, on filtre, on neutralise exactement avec de l'acide chlorhydrique, on chauffe pour chasser l'acide carbonique et on ajoute de la dissolution de

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sulfate de chaux à un petit essai do liquide. S'il se forme un précipité blanc d*oxalate de chaux, on peut conclure la présence de Vacide malique. Pour rechercher Tacide succinique, on ajoute au reste du liquide un excès de chlorure de calcium, on filtre, on mélange le liquide filtré avec de Tesprit-de-vin. S'il se forme un précipité, il indique \ acide succinique. S'il n'y avait pas d'acide oxalique formé par l'acide malique, on chercherait Vacide succinique avec le perchlorure de fer dans le reste du liquide neutralisé (g 168). Si l'on a trouvé de l'acide malique, il est bon de préparer encore le précipité de chaux et de l'essayer de la façon indiquée au g flae.

6. // se forme un précipité lourd, blanc : présence de Vacide citrique. On filtre bouillant pour chercher comme en a l'acide malique et l'acide succinique dans le liquide filtré. — Pour se convaincre que le précipité formé est bien du citrate de chaux, on le dissout de nouveau dans l'acide chlorhydrique, on sursature de nouveau avec de l'ammoniaque, et en faisant bouillir le précipité doit reparaître (voir§ 164, 3).

4. Au liquide filtré du n° (188) ou au liquide dans lequel l'addition 1^ d'alcool n apas produitde précipité (187) on ajoute du perchlorure

de fer, après avoir chassé l'alcool en chauffant et avoir exactement neutralisé avec de l'acide chlorliydrique. S'il ne se forme pas de précipité brun clair, floconneux, c'est qu'il n'y a pas d'acide benzoique; s'il s'en produit un, on peut admettre la présence de cet acide. Pour s'en assurer davantage, on filtre, on fait digérer et chauffer avec un excès d'ammoniaque le précipité bien lavé ; on filtre, on évapore presque à siccité le liquide filtré et on cherche Vacide benzoiqiie avec l'acide chlorhydrique (§169, 2). En général ce dernier peut aussi se reconnaître facilement dans la substance primitive, en en traitant une petite portion avec de l'acide chlorhydrique étendu. L'acide benzoïque reste non dissous; on le sépare par filtration et on le chauffe sur la feuille de platine (§ 160, !)•

5. On évapore à siccité une portion de la dissolution, après l'avoir sa- 'l"i turée avec de la soude dans le cas ou elle aurait une réaction acide,

et on met le résidu (ou une portion de la substance primitive à l'état solide, si l'on en a) dans un petit tube avec un peu d'alcool, on ajoute une quantité égale (en volume) d'acide sulfurîque concentré et l'on chauffe à l'ébullition. S'il se dégage une odeur d'éther acétique, qu'on reconnaît surtout bien nettement en agitant pendant ou après le refroidissement, c'est l'indice certain de Vacide acétique.

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6. Pour trouver Y acide formiquCf on chauffe avec du bichlorure de 192 mercure un essai acidulé, si c'est nécessaire, avec de Tacide chlorhydrique. S'il se forme un trouble blanc provenant du protochlorure de mercure formé, c'est un indice de la présence de l'acide formique (g t»f, 6). — On s'en assure encore avec l'azotate, d'argent et l'azotate de protoxyde de mercure (g fît)*.

COMPOSÉS COMPLEXES

A. 2. CORPS lit SOLUBLES DANS l'eAU, SOLUBLES DANS l'aGIDB CHLORHYDRIQUE,

L'ACIDE AZOTIQUE OU l'eAU RÉGALE.

Reoherohe des acndei.

L En r absence des acides organiques,

g»ot

Dans ces composés on doit tenir compte de tous les acides, excepté l'acide chlorique. — On ne recherchera pas d'après cette méthode les composés du cyanogène ni les silicates (voir gg tiM, t05).

i. En cherchant les bases, on a déjà trouvé V acide carbonique, le 193 soufre (à l'état de sulfure métallique), Yadde arsénieux, Yacide arsénique, Yax^ide chromique et YaAde azotique, en chauffant au rouge dans un petit tube en verre (8) .

3. On mélange une portion de la substance avec 4 parties de carbonate 194 de potasse sodé pur ; on ajoute, dans le cas oii il y aurait un sulfure métallique, un peu d'azotate de soude, on fond dans un creuset en platine, s'il n'y a pas d'oxydes métalliques réductibles, et dans un creuset en porcelaine, s'il y en avait, on fait bouillir la masse fondue avec de Teau, on ajoute un peu d'acide azotique, tout en conservant cependant au liquide une réaction alcaline, on chauffe encore une fois, on filtre et Ton opère avec le liquide filtré d'après le g tlM>*

' S'il y a de l'acide chromique ou de Tacide chlorique, on ne peut pas reconnaître t'acide formique par la réduction des sels d'argent et de mercure. S'il y a de l'acide chromique, il faut ajouter un peu d'acide sulfurique à la dissolution primitive, agiter avec un excès d'oxyde de plomb, filtrer, verser un excès d'acide sulfurique étendu dans le liquide filtré et distiller. On essaye le produit condensé de la distillation d'après le n* (192). E*i présence de l'acide chlorique, on combine les acides à l'oxyde de plomb, et on sépare d'abord avec l'alcool le formiate, qui y est insoluble, du chlorate qui s'y dissout. — De même, en présence de l'acide tartrique, il vaut mieux séparer d'abord l'acide formique par une distillation préalable après addition d'acide sulfurique étendu d'eau.

* S'il y avait un sulfure métallique, il faudrait, pour chercher Tacide sulfurique, chauffer une portion de la substance primitive avec de l'acide chlorhydrique, et essayer le liquide filtré avec du chlorure de baryum après addition d'eau.

pour chercher tous les acides qui pourraient être combinés aux bases.

5. Comme les phosphates alcalino-terreux ne sont qu*incomplétement !"<■ décomposés quand on les fond avec les carbonates alcalins, il vaut mieux, quand il y a des terres alcalines et qu'on n'a pas encore trouvé d'acide phosphorique, dissoudre un nouvel essai dans l'acide azotique et chercher ï acide phosphorique diYec la dissolution d'acide molybdique (g t4t, 10). S'ils y a de l'acide siUcique ou de l'acide arsénique, on prépare une dissolution chlorhydnque, on élimine ces acides, on évapore la solution presque à siccité après avoir ajouté de l'acide azotique, on étend avec de l'eau contenant de l'acide azotique et on essaye enfin avec la solution molybdique.

4. Quand la recherche des bases a fait découvrir des terres alcalines, on cherchera le fluor, en essayant une portion particulière de la substance d'après le § 146, 5.

5. On ne peut chercher ï acide sUiciqtie dans l'essai traité au n*> (194) 196 que lorsque la fusion a été opérée dans un creuset de platine. Si l'on a employé un creuset en porcelaine, on prendra un essai nouveau, dont on évaporera à siccité la dissolution chlorhydrique ou azotique (§ tso, 3).

G. Pour chercher V acide oxalique, on fait bouillir un essai particulier avec une dissolution de carbonate de soude (voir au n^ (198). On acidulé avec de l'acide acétique le hquide filtré alcalin et on y verse une dissolution de sulfate de chaux ; s'il se forme une précipité pulvérulent, c'est l'acide oxalique. Pour corroborer la recherche, on traite un essai suivant le § i4S, 7, après avoir décomposé les carbonates par l'acide sulfurique étendu, si c'est nécessaire.

COMPOSÉS COMPLEXES

Â. 2. CORPS INSOLUBLES DA^S l'eAU, SOLUBLES DANS l'aCIOE CHLORHYDRIQUE,

l'acide azotique ou l'eau régale. II. En présence des acides organiques.

g«ot

1 . On cherchera d'abord les acides inorganiques d'après les indica- ' «^ ^ tions du g toi .

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