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On décèlera l'acide acétique d'après le g iwt

g 203] COMB. COMPLEXES. — RECHERCHE DES ACIDES. 549

5. Dans un verre de montre on traite une petite portion de la substance avec un peu d'acide chlorhydrique étendu. S'il reste un résidu, il faut en le chauffant y chercher V acide henzdique. De cette façon on reconnaîtra facilement des quantités notables de cet acide ; mais, s'il n'y en a que très-peu, il peut se dissoudre complètement, c'est pourquoi au n" (198) il faut tenir compte de l'acide benzoïque.

4. On fait bouillir quelques minules une portion de la suBstance avec 198 un grand excès de carbonate de soude, qu'on ajouterait en morceaux, si la dissolution n'était pas concentrée : on sépare le précipité par filtration. — On a de cette façon tous les acides organiques en dissolution et unis à la soude. On concentre par évaporation le liquide filtré, on acidifie avec l'acide chlorhydrique, on chauffe pour chasser l'acide carbonique, et on opère suivant le n^ (185). Si par l'intermédiaire des acides organiques il y avait dans la solution des métaux lourds, il faudrait, avant de rechercher les acides organiques, les précipiter avec l'acide suif hydrique ou le sulfhydrate d'ammoniaque.

COMPOSÉS COMPLEXES

B. CORPS INSOLUBLES OU DIFFICILEMENT SOLUBLES DANS l'eAU, AUSSI BIEN QUE DANS l'acide CHLORHYDRIQUE, l'aGIDE AZOTIQUE ET l'eAU RÉGALE.

Reoheroke des baies, des acides et des éléments non métalliques.

Sous ce titre nous comprendrons les corps et les composés sui- 199 vants :

Sulfate de baryte, de strontiane et de chaux *. Sulfate deplomb^ et chlorure de plomb *.

Chlorure d'argent^ bromure d'argent, iodure d'argent, cyanure d'argent *, ferro et ferricyanure d'argent '.

*■ Voir les remarques du troisième chapitre.

^ Le sulfate de chaux passe en partie dans les dissolutions aqueuses et souvent il se dissout complètement quand on emploie les acides pour opérer les dissolutions.

' Le sulfate de plomb peut se dissoudre complètement dans les solutions obtenues par les acides.

* On ne pourra trouver ici le chlorure de plomb qu'autant que le précipité insoluble dans les acides n'aura pas été lavé complètement avec de l'eau chaude.

^ Le bromure, Tiodure et le cyanure d'argent sont décomposés par rébullition avec de l'eau régale et sont transformés en chlorure : on ne pourra donc les trouver ici que lorsqu'il s'agira d'une substance à essayer directement d'après le § 1t09, parce qu'elle paraît insoluble dans l'eau régale.

' Pour ce qui est de la recherche de ces composés, voir également le § II04.

Acide silicique et nombreux silicates.

Alumine naturelle ou fortement calcinée et plusieurs aluminates.

Oxyde de chrome calciné et fer chrome (mélange d*oxyde de chrome

et de protoxyde de fer).

Oxyde d'étain calciné ou naturel.

Quelques métaphosphates et quelques arséniates. Fluorure de calcium et quelques autres fluorures. Soufre.

Charbon.

Parmi ces composés ceux qu*on rencontre le plus fréquemment sont écrits en italiques. Nous consacrerons un chapitre particulier (g »05 jusqu'au § t08) aux silicates, à cause du rôle important qu'ils jouent dans les analyses minérales.

On commencera d*abord par soumettre la substance insoluble dans l'eau et dans les acides aux essais préliminaires indiqués depuis a. jusqu'en e., autant toutefois que le permettra la quantité de la substance dont on peut disposer. Si on ne le peut pas, on passera aussitôt au n^ (205), et dans ce cas il faudra supposer la présence de tous les corps énumérés au commencement de ce paragraphe.

a. Ou examine attentivement la constitution physique de la substance, pour s^assurer si elle est homogène ou non, sablonneuse, en poudre plus ou moins âne, uniformément colorées ou composée de parties de diverses couleurs, etc. On se servira pour cela avec avantage du microscope et aussi de la loupe.

b. On chauffe un petit essai dans un petit tube de verre fermé par 20l un bout. — S'il se forme des vapeurs brunes et s'il se sublime du soufre, on le reconnaît aisément. .

c. Si la substance est noire, cela indique le plus souvent du char- iU? bon (charbon de bois, houille, noir animal, noir de fumée, graphite, etc.). On chaufi'e un petit essai sur la feuille de platine,

en dirigeant au-dessous le dard de la flamme du chalumeau. Si la matière colorante noire brûle, elle est due à du charbon. Le graphite (qu'on reconnaît déjà à ce qu'il tache les doigts ou le papier) ne brûle complètement que si l'on emploie le gaz oxygène et une forte chaleur rouge.

d. On chauffe un petit essai avec un petit morceau de cyanure de 205 potassium et un peu d'eau, on filtre et on ajoute du sulfhydrate d'ammoniaque au liquide filtré. — Un précipité noir brun indique que la substance renferme des composes d'argent.

g m] GOMB. COMPLEXES. — CORPS INSOLUB. DANS LES ACIDES. 3M

e. S'il reste en d. un résida insoluble, on le lave complètement 204 avec de Teau, et, s*il est blanc, on jette sur lui quelques gouttes de sulfhydrate d'ammoniaque. S'il devient noir, c'est qu'il y a des sels de plomb. Si au contraire le résidu est naturellement noir, on le chauffe avec un peu d'acétate d'ammoniaque après addition de quelques gouttes d'acide acétique, on filtre et on cherche le plomb * dans le liquide filtré avec l'acide sulfurique et l'acide sulfhjdrique.

Après ces premiers essais, on continue l'examen ultérieur et approfondi de la manière suivante :

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