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ANALYSES DESJEAUX DOUCES ORDINAIRES

a. dans Tune Y ammoniaque avec Thydrate de chaux (g M, 3)^

b. On évapore l'autre à siccité, on humecte le résidu avec de Tacide chlorhydrique, on ajoute de l'eau, on chauffe et Ton filtre, s*îl reste un résidu. Celui-ci peut être de la silice ou bien, dans le cas où l'eau n'était pas encore tout à fait claire après la filtration, de l'argile en suspension : on pourra les enlever en faisant bouillir avec une dissolution de carbonate de soude. Fréquemment le résidu est coloré en brun par des matières organiques, mais il devient tout à fait blanc, si on le chauffe au rouge.

3. On verse de l'eau de chaux dans une portion de l'eau fraîchement ^^^ puisée à la source. S'il se produit un précipité, il indique de Vacide carbonique libre on des bicarbonates. Dans le premier cas le précipité n'est pas persistant, si l'on ajoute beaucoup d'eau à une petite quantité d'eau de chaux (parce qu'il se forme du bicarbonate de chaux).

4. On cherche Y acide nUreux^j en mettant dans un essai de l'eau de l'empois d'amidon additionné d'iodure de potassium (1 partie d'iodure de potassium très-pur, 20 parties d'amidon, 500 parties d'eau) et de l'acide sulfurique étendu pur. On regarde s'il se produit une coloration bleue, de suite ou après quelques minutes (§ 158, 1).I1 sera prudent de faire mie expérience à blanc comparative, avec le même réactif et de l'eau exempte d'acide azoteux.

5. On reconnaît les matières organiques en évaporant à siccité une ^^^ partie de l'eau, chauffant le résidu légèrement au rouge, ce qui

doit lui donner une teinte noire. — Si cet essai doit être fait de Ëiçon à ne laisser aucune incertitude, on fera l'évaporation et on chauffera le résidu dans un ballon en verre ou une cornue.

6. Le meilleur moyen de trouver les substances odorantes (les matières organiques en décomposition), c'est de remplir un flacon au deux tiers avec l'eau, le fermer avec la main, l'agiter et sentir l'odeur. — Si l'on reconnaît par là l'acide sulfhydrique, on le cherchera d'après le § tit, 3. Si outre l'hydrogène sulfuré il y avait encore des matières organiques odorantes, avant de chercher l'odeur on ajouterait un peu de sulfate de cuivré.

^ Dans les eaux limpides on peut très-bien trouver Tammoniaque directement, sans les concentrer, au moyen du bichiorure de mercure après addition de carbonate de potasse, ou bien aussi en employant le réactif de Nessler. (Voir p. 104. )

* Schcenbein en a trouvé dans toutes les eaux de pluie ou de neige fondue.

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7 Si l'on veut connaître plus exactement les matières en suspensix)n W ' dans une eau (par exemple, les eaux troubles de rivière ou de fleuve), on en remplit un grand flacon, on le ferme bien et on laisse reposer plusieurs jours, jusqu'à ce que Teau soit claire : on en eve le liquide limpide avec un siphon, on filtre le reste et on analyse le précipité qui est resté sur le filtre. Gomme il peut être forme de la fine poussière de différents minéraux, on le traite d abord avec de Tacide chlorhydrique étendu : pour la partie insoluble on emploie la méthode d'analyse des silicates (g t05).

8. Pour ne pas laisser échapper les traces de plomb, qui pourraient provenir de ce que Tcau a coulé dans des tuyaux de conduite en plomb, on traite une assez grande quantité d'eau par l'acide suithydrique, on laisse reposer longtemps et enfin, s'il y a un précipite noir, on Tessaie d'après le g t»S. -S'il faut rechercher des traces très-minimes de plomb, on acidifie 6 à 8 litres d'eau avec del aside acétique, on ajoute un peu d'acétate d'ammoniaque pour prévenir la précipitation du plomb à l'état de sulfate de plomb, on évapore jusqu'à faible résidu, on filtre, dans le Hquide on fait passer un courant d'acide sulfhydrique et l'on étudie d'après le g i»» le précipité noir qui pourrait se former.

B. ANALYSE DES EAUX MINÉRALES g tfli

Le nombre des substances dont il faut tenir compte ici est bien plus - | considérable, et en général celles qu'il faut rechercher, outre les matières des eaux naturelles, sont les suivantes : j

Oxyde de cœsium, oxyde de rubidium ^ protoxyde de thallimh li- \ thincy baryte, strontiane, alumine, protoxyde de manganèse, acide borique, brome, iode, fluor, acide sulfhydrique (acide hyposulfureux), a^cide crénique et acide apocrénique (acide formique, acide propionique, etc., azote, oxygène, protocarbure d'hydrogène*).

En outre dans la vase ocreuse ou dans les concrétions solides des sources, ainsi que dans le résidu de l'évaporation de très-grandes masses d'eau, il faut rechercher ï acide arsénieux, V acide arsénique, les oxydes d'antimoine, de cuivre, de plomb, de cobalt et de nickel et d'autres métaux lourds, pour lesquels cependant on ne saurait cher-

* Pour les substances entre parenthèse, comme leur recherche et leur dosage quantitatif peuvent le plus souvent se faire en même temps, je renvoie pour ce sujet au chapitre correspondant du traité d'analyse quantitative, §§ It06 et suiv.

cher avec trop de circonspection, s*ils proviennent réellement de Teau, ou n'y sont pas introduits par l'emploi de tuyaux» de robinets, etc., métalliques ^ Je recommande en outre la plus grande attention dans Tessai de la pureté des réactifs qu'on emploiera dans des recherches aussi délicates.

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