RECHERCHE DES SURST. MINER. EN PRÉSENCE DE MAT. ORG
traite la masse fondue par 1 eau : dans la dissolution on cherche Tacide chromique et l'alùmine, et encore Talumine dans le résidu (§ iOS).
d. Avec l'hydrate de potasse on cherche Vammoniaque,
e. Enfin on soumet une autre portion à la dialyse et dans le liquide dialyse (§ 8) on trouvera les acides.
2. Le corps ne se dissout pas, ou ne se dissout qu en partie dans Veau 284
bouillante: la dissolution peut se filtrer. On filtre et on traite la dissolution soit d'après le g 189, soit d'après le n? (285) si elle est colorée. Le résidu peut être de diverses natures.
a. // est gras. On enlève la graisse avec de l'éther, et s'il y a un résidu, on le traite d'après le g 195.
b. Il est résineux. Au lieu d'éther on emploiera l'alcool ou un mélange des deux.
c. Il est d'autre nature, par exemple, ligneux, etc.
a. On en dessèche et on en porte une partie au rouge dans un vase en porcelaine ou en platine, jusqu'à ce que l'incinémtion soit complète ou partielle, en évitant une trop haute température ; on chauffe le résidu avec de l'acide chlorhydrique et un peu d'acide azotique, on étend d'eau et on essaie la dissolution d'après le n° (109). S'il y a un résidu, on le traite d'après le § t03.
p. Pour chercher les métaux lourds et les acides, on traite une seconde portion exactement d'après la méthode du n^ (283). — (Dans l'opération indiquée en a, il peut en effet se volatiliser non seulement des composés mercuriels, mais encore de l'arsenic, du cadmium, du zinc, etc.)
7. On cherche l'ammoniaque dans le reste de la substance, en le broyant avec de l'hydrate de chaux.
3. Le corps est de nature telle qu on ne peut pas filtrer, ou en général 285 séparer les matières dissoutes de celles qui ne le sont pas.
Dans ce cas oa opère comme nous l'avons indiqué (^284) pour le résidu insoluble dans l'eau.
Relativement à la calcination indiquée (284) c. a., il est souvent préférable de faire bouillir avec de l'eau la masse d'abord simplement carbonisée au rouge faible, d'analyser cette dissolution à part, de laver le résidu, de l'incinérer ensuite et de faire également l'analyse des cendre?.
388 2* PARTIE. — GHAP. II. — .ANALYSES PARTICULIÈRES. [g 222
4. E. MUlon a donné^ une méthode d'un emploi tout à fait général pour trouver les oxydes métalliques en présence des matières organiques. Dans une cornue tubulée on place la substance coupée en petits morceaux avec de l'acide sulfurique concentré et pur. On prendra de ce dernier environ quatre fois le poids de la matière non desséchée; la cornue sera au plus remplie au tiers. On chauffe lentement jusqu'à décomposition ou division de la masse et au moyen d'un tube à entonnoir passant par la tubulure, on verse peu à peu de l'acide azotique, en élevant graduellement la température. Cette première opération a pour but de décomposer les chlorures et elle est terminée à peu près au bout d'une demi-heure. — Alors on chauffe dans une capsule en platine le contenu de la cornue jusqu'à ce que l'acide sulfurique, qui perd peu à peu sa couleur noirâtre et devient jaune orangé et rouge, commence à se volatiser. ■ On agoute à ce moment de l'acide azotique de nouveau et par portions. Après chaque addition le liquide se décolore, mais en chauffant davantage il redevient foncé. On continue à ajouter de l'acide azotique jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de décoloration : on chasse l'acide sulfurique et l'on obtient enfin une masse saline blanche, qu'on analyse à la manière ordinaire. En ayant soin vers la fin de l'opération de modérer la température, l'arsenic et le mercure se trouvent en entier dans le résidu, suivant MUlon. Toutefois cela n'est exact qu'autant que la quantité des chlorures est faible.
5. S'il faut rechercher dans les substances organiques des sels appartenant à la classe des colloïdes, on pourra souvent employer la dialyse (g 8) avec avantage. Suivant les circonstances, on mettra dans le dialyseur soit la matière telle quelle, soit après l'avoir chauflée avec de l'acide chlorhydrique ou avec de l'acide chlorhydrique et du chlorate de potasse (voy. § t»4).
2. RECHERCHE DES POISONS MINÉRAUX DANS LES ALIMENTS, LES CADAVRES, ETC.,