DES LAMPES ET DE LA LAMPE A GAZ
chaque fente est de 3"™ et sa largeur de -| "™. L'ouverture supérieure de la cavité de la pièce prismatique est munie d*un pas de vis, à Ta^ide duquel on fixe un tube en laiton e ouvert aux deux bouts, ayant 90'"'" de longueur et O"""* de diamètre. En posant ce dernieir, la lampe est montée. Si l'on ouvre le robinet, le gaz sort par la triple fente dans le tube efei
Fig. 17.
Fig. 18.
se mélange avec Tair qui pénètre par les ouvertures circulaires c. En allumant le mélange en /*, on obtient une flamme droite, verticale, bleuâtre et sans fumée, que l'on peut régler à volonté au moyen du robinet. Si elle est courte, elle sert comme la lampe à alcool ordinaire, tandis qu'en produisant un fort courant de gaz la flamme sort en bruissant, atteint jusqu'à 2 décimètres et remplace avantageusement la lampe de Berz-elius. — Lorsqu'on tourne le robinet pour avoir une flamme très courte, il arrive fréquemment qu'elle disparaît, c'est-à-dire que le gaz, au lieu de brûler mélangé avec de l'air à la sortie du tube ef, brûle au fond de ce tube, en sortant des fentes inférieures. On peut éviter cet
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inconvénient complèlement en couvrant le haut du tube ef avec un petit capuchon en fils métalliques.
Les bLillons, les vases à Tond pl^t. etc., que l'on veut chaufler sur la lampe à gaz. seront placés de préféience sur une feuille de toile métallique. C'est un carré de tôle mince sur lequel on fixe aux quatre coins avec de petits rivets enfer un morceau égal de toile métalliqne [jîg.i^). On peut, il est vrai, f^ire u^age d'une siniplu toile métallique, mais celle-ci est rapidement brûlée au milieu, là où frappe le courant gazeux. L'on s'expose dés lors à voir les vases en verre se briser plus fréquem-
ment et plus facilement qu'avec le sytème que nous indiquons et qui donne une température bien plus uniforme.
Si la lampe à gaz doit être employée pour des essais au chalumeau, on introduit dans le tube ef un tube gh aplati à la partie supérieure et coupé sous un angle de 68° sur l'âne. De cette façon, on ferm^ les ouvertures de la pièce prismatique par lesquelles l'air pénètre, et il ne sort plus par la fente de i centinièlre sur ] ^ à 2°"", que présente le tube introduit, qu'un courant de gaz pur brûlant avec une flamme éclatante. — La figure IS représente la lampe à gaz soutenue dans la fourcliette d'un support en fer ; elle est mobile dans tous les sens. L'anneau qui est au-defsus supporte les objets que l'on doit chauffer. Les six branches disposées en couronne autour du tube sont destinées à porter une cheminée en tôle {fig. 25} ou une assiette en porcelaine, dont on fait usage pour les analyses quantitatives.
S'il faut chauffer un creuset jusqu'au rouge vif ou blanc, on emploiera le^soiifUet à gaz. Mais même sans ce dernier on peut augmenter beaucoup l'effet calorifique de lalampeà gaz, en plaçant le creuset dans l'intérieur d'une petite cheminée en argile, comme l'a indiqué O.-L. Erd-
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mann (fig. 20). Ces cheminées onm5°"" de hauteur, 70°"» de diamètre intérieur, et l'épaisseur de la paroi est de 8""" *.
Bunsen donne à sa lampe une disposition plus commode, lorsqu'elle doit servir de chalumeau pour opérer des réductions, des oi^dations, ou pour fondre ou ïolatiliâer, et aussi pour observer la colo-
ration de la flamiue (g 19). A la partie inférieure {fig. 22) il j a un écrou mobile a, que l'on peut élever ou abaisser et qui permet de régler l'arrivée de l'air.
Pour se servir de la lampe, on pose sur le support ee une' cheminée conique ddd [fig. 35) de dimension telle que la flamme brûle lentement. La figure 23 représente cette flamme en demi-grandeur naturelle. On y reconnaît : 1° le cône obscur a'a'aa, qui renfurme le gaz de l'éclairage mêlé à environ 62 pour 100 d'air atmosphérique; 3° l'enveloppe lumineuse a'ca! formée par le mélange en combustion du gaz et de l'air; 5° la pointe brillante [aJia. Toutefois la lampe
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n'offre pas cette dernière partie quand elle brûle normalement, les trous de tirage étant ouverts. Si pour des expériences de réduction on voulait obtenir cette pointe aba, il faudrait tourner convenablement l'anneau qui règle l'entrée de l'air.
Dans ces trois parties de la flamme nous distinguerons, avefc Bunsen, six régions, dans lesquelles on peut opérer des réactions différentes et auxquelles il a donné les noms suivants :
1. Lu base de la flamme en a, où la température est relativement faible, parce que le gaz qui y brûle est refroidi par le courant d'air froid qui arrive d'en bas et aussi par le contact du tube métallique, qui enlève de la chaleur par conductibilité. Cette portion de la flamme sert le plus souvent à reconnaître les corps facilement volatils et qui colorent lu flamme quand ils sont unis à des substances également colorantes, mais bien moins volatiles : on conçoit erj effet que, à cette température relativement basse, les premiers se volatilisent, tout d'abord seuls, et la coloration de la flamme qu'ils produisent n'est masquée par rien.
2** La région de fusion. Elle se trouve en jS, un peu au-dessus du premier tiers de la hauteur totale de la flamme, à égale distance des deux surfaces interne et externe de l'enveloppe lumineuse, qui en ce point a sa plus grande épaisseur. Dans cet endroit la flamme a sa plus liante température (environ 2300** suivant Bunsen) ; on y place les corps pour essayer leur fusibilité, leur volatilité, leur pouvoir rayonnant lumineux, en un mot, pour.faire toutes les expériences de fusion à une haute température.
3. La région inférieure d'oxydation est au bord externe de la région de fusion en y et est très-propre à produire l'oxydation des oxydes dissous dans les fondants vitreux.
4. La région supérieure ti'oxydation en s est formée par la pointe supérieure non brillante de la flamme. L'effet y est maximum, quand les trous d'air de la lampe sont tout à fait ouverts. C'est là que l'on grille les produits volatils d'oxydation et qu'en général on fait toutes les oxydations qui n'exigent pas une trop haute température.
5. L'\ région inférieure de réduction est en S, sur la limite intérieure de la région de fusion du côté du cône obscur. Les gaz réducteurs y sont encore mélangés avec de l'air atmosphérique, ils n'agissent pas avec leur énergie réductrice complète et laissent par conséquent non modifiées beaucoup de substances, qui seraient désoxydées dans la flamme supérieure de réduction. Cette partie de la flamme est surtout commode pour les réductions sur le charbon et dans les fondants vitreux.
6. La région supérieure de réduction se trouve en in dans la pointe brillante qui se forme au-dessus du cône obscur, lorsqu'on règle convenablement le courant d'air : celui-ci doit arriver encore en assez grande quantité pour qu'un tube en verre plein d'eau froide, place