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DES LAMPES ET DE LA LAMPE A GAZ

dans la pointe brillante, ne se couvre pas de noir de fumée. Cette partie de la flamme ne contient pas d'oxygène libre, elle est riche en carbone incandescent et a par conséquent un pouvoir réducteur bien plus puissant que la flamme de réduction inférieure. On l'applique surtout à la réduction des métaux que l'on veut recueillir sous forme d'enduits métalliques.

A l'aide d'une pareille flamme gazeuse, on peut, en réduisant autant que possible la surface rayonnante du corps à chauffer, obtenir une température aussi élevée et même plus élevée qu'avec le chalumeau et opérer plus facilement toutes] les réductions et les oxydations, en se sentant habilement des diverses parties de la flamme. * Pour étudier la manière dont se comporte un corps aux températures élevées, son rayonnement lumineux, sa fusibilité, sa volatilité, sa propriété de colorer la flamme, on le place dans la flamme en le soutenant dans une petite boucle faite au bout d'un fil de platine, dont la grosseur dépasse à peine celle d'un crin de cheval. Si la substance à essayer devait attaquer le platine, on se servirait d'une petite baguette d'amiante, dont la grosseur serait 5 peu près le quart de celle d'une petite allumette ordinaire. Quant aux matières décrépitantes, on les réduit en poudre fine, on les fait adhérer à un petit morceau de papier à filtre humide d'environ 1 centimètre carré, et on brûle avec soin entre deux petits anneaux en fil fin de platine. L'essai forme ainsi une croûte assez consistante que l'on peut introduire sans difficulté dans la flamme. Pour essayer si un liquide renferme quelque matière pouvant colorer la flamme, on aplatit par quelques coups de marteau la boucle faite au bout dii fil de platine ; on la plonge dans le liquide, et en la retirant elle en emporte une goutte suffisante. On évapore lentement dans le voisinage de la flamme, en évitant de (aire bouillir, puis on essaye le résidu.

Si les corps doivent être soumis pendant un temps assez long à Taetion de la flamme, on fera usage du support représenté dans la figui'e 24. Les glissières à ressort A et B peuvent facilement s'élever ou s'abaisser et tourner en tous sens. A porte d'un côté la petite tige horizontale a, qu'on introduit dans le petit tube auquel est soudé le fil de platine. Transversalement à a il y a un tube fendu dans lequel on peut faire glisser un tube en verre soutenant à un bout un fil d'*amiante d, — B soutient un support à ressort avec pince pour tenir les tubes à essais qui doivent être chauifés assez longtemps dans une région déterminée de la flamme. Les baguettes courtes, qui sont imnlantées sur la partie supérieure élargie du support, sont destinées à porter les petits tubes munis de leurs fils de platine.

On fait les essais de réduction en employant l'agent réducteur convenable, soit dans de* petits tubes à parois minces, soit sur des petites

baguettes de charbon. Pour préparer ces dernières suivant l'indication de Bunsen, on approche de la flamme un cristal non efHeuri de carbonate de soude, et avec la goutte épaisse qui se forme par fusion on frotte

sur les trois quarts de sa longueur le bois d'une allumette dont on a coupé le bout soufré. On introduit lentement ce bois dans la flamme, en le tournant autour de son axe : il se forme à la surface du bois carbonisé une croûte de carbonate de soude solide ; on chauffe alors dans la région de fusion de la flamme, et le sel fondu est absorbé par le charbon. G*est à Textrémité de ce petit morceau de charbon, préservé jusqu'à un certain point de la combustion par cette glaçure de soude, que Ton met Tessai dont on' aura pris un morceau gros comme un grain de millet et dont on aura fait une sorte de bouillie avec une goutte de cristal de soude fondu. On fait fondre d^ns la , flamme inférieure d'oxydation, et on transporte l'essai k travers une partie du cône obscur jusque dans la partie la plus chaude de la flamme inférieure de réduction; au bouillonnement de la soude on reconnaît le moment où la réduction est opérée. Au bout de quelques instants on interrompt l'opération en laissant refroidir l'essai dans Is cône obscur de la flamme. Ënfm on casse le bout du charbon, on le broie dans un petit mortier en agate avec

Fig. 24.

Fig. 25

quelques gouttes d'eau, et on reçoit sur un petit filtre le métal réduit, que l'on débarrassera du charbon par des lévigations convenables, afin de pouvoir l'étudier dans toute sa pureté.

Les éléments volatils réductibles par l'hydrogène et par le charbon peuvent être séparés à l'état pur ou sous forme d'oxydes et précipités sur la porcelaine sous forme de dépôts, plus épais vers leur milieu, et qui sur les bords ressemblent à une efflorescence légère. On peut faci-

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lement les transformer en iodiires, sulfures ou autres combinaisons qui permettent de les caractériser complètement. Ces l'éactions sont tellement sensibles, que dans beaucoup de cas il suffit de un dixième de milligramme et au plus d'un milligramme pour les produire.

Pour obtenir les dépôts métalliques, on met avec, une main dans la flamme de réduction supérieure, là où elle n'est pas très-large, un grain de l'essai supporté par le iil d'amiante ; avec l'autre moin on soutient, daiislaflumme de réduction supérieureau-dessus du fil d'amiante, une capsule en porcelaine de un à un et demi décimètre de diamètre, à parois minces, vernissée extérieurement et lemplie d'eau froide. Les métaux forment alors un dépdtou une légère efllorescence noire, mate ou miroitante.

Si l'on lait l'essai comme nous venons de le dire, mais en plaçant la capsule en porcelaine dans la flamme d'oxydation sujiériciu'c, on obtient un dépôt d'oxyde. Pour l'avoir plus sûrement, il fiiut, surtout si l'essai est bien petit, diminuer convenablement l'étendue de la flimme.

La capsuleétant refroidie, si l'on souffle légèrement l'h^ileine sur le dépât oxydé et si l'on place la capsule sur l'ouverture d'un flacon à large goulot {fig. 2(î),sefermantavecunboiJchon ^,^^ g^^

à l'émeri et contenant de l'iodure de

phospliore en déliquescence et transformé en acide iodhydrique fumant tt acide pliosphoreux, l'oxyde se transforme en iodure. Si à cause de l'i'au absorbée l'acide iodbydriiine ne fumait plus, on- lui rendrait son activité par addition d'im peu d'acide phosphorique anhydre. Si l'on dirige sur le dépôt d'iodnr.; un courant d'air mêlé de vapeur de sulfliydrate d'ammoniaijue et si l'on chasse l'excès de sulflivdrale en chauflant légèrement la porcelaine, l'ioilure se clunge en sùlfvre.

Si l'on voulait avoir purdesessaisultcrieursunequautiié notable de matière réduite, on remplacerait lu capsule par un tube à essai à demi rempli d'eau([), ^3. 24). Au moyen du tube de veire 6, servant de support, on place te fil d'amiante qui porte l'essai (rf, fig. 24) devant la lampe, de façon qu'il soit à la même hauteur que le milieu de la flamme de i-éduction supérieure; au mojen delà coulisse B, pn place le tube de façon que son fond arrondi soit juste au-dessus du îii d'amianle, et enfin on amène la lampe au-dessous du lubc; l'essai se trouve ainsi dans la flamme de réduction, le dépôt métallique se forme sur le fond du tube, dans leiuel on a eu soin de mettre quelques morceaux de marbre pour empêcher les soubresauts pendant rébullition

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