‹ Traité d'analyse chimique qualitativeChapitre 256 sur 294 · REMARQUES AU · texte numérisé non relu

REMARQUES AU

précipité, puis on verse de la dissolution de cyanure de potassium en excès et l'on chauffe. De cette façon le plomb et le bismuth sont complètement précipités à l'état de carbonates. Le cuivre et le cadmium restent dissous sous forme de cyanure double de cuivre ou de cadmium et de potassium. Les. premiers seront facilement séparés par Tacide sulfurique : pour distinguer les derniers, on ajoute un excès d'acide sulfhydrique à la dissolution de leurs cyanures dans le cyanure de potassium, on chauffe et Ton ajoute encore un peu de cyanure de potassium pour redissoudre un peu de sulfure de cuivre précipité. On reconnaît le cadmium au précipité jaune qui se forme. Au liquide filtré on ajoute de Tacide chlorhydrique, et un précipité noir de sulfure de cuivre révèle la présence de ce métal.

Si dans le précipité formé par les sulfures du ciaqulèoie groupe on a des raisons de croire à la présence des sulfures de palladium» rhodium, osmium, ruthénium ou thallium, à côté des sulfures de cuivre, de bismuth, etc., on peut opérer comme il suit avec la plus grande partie du précipité, après avoir cherché le thallium au spectroscope avec une petite portion du précipité :

On je fond avec de Thydrate de potasse et du chlorate de potasse, on chauffe a la fin au rouge et on traite par Teau la masse fondue refroidie. Le liquide renferme de Tosmiate et du ruthéniate de potasse et est coloré en jaune foncé par ce dernier. On neutralise avec précaution avec de l'acide azotique : il se dépose de V oxyde de ruthénium noir : au liquide filtré on ajoute plus d'acide azotique et en distillant on obtient V acide osmique. Le résidu de la masse fondue, insoluble dans l'eau, chauffé légèrement ai rouge dans un courant d'hydrogène (ce qui chasse le peu de cadmium qu'il pourrait contenir) et traité avec précaution par l'acide azotique étendu, laisse insoluble le rhodium et le palladium, tandis que le cuivre, le plomb, etc., se dissolvent. Avec l'eau régale, on dissout le palladium ; le rhodium n'est pas attaqué. Si Ton veut pousser plus loin les essais des métaux ainsi séparés, je renvoie au § i S4. — Pour trouver le mercure, il aurait fallu réserver une portion particulière du précipité des sulfures.

AU g 194.

Si nous supposons que le liquide, séparé par fïltration du précipité formé par l'acide sulfhydrique dans la dissolution acide, renferme encore tous les éléments non précipités, il faut admettre que le précipité nouveau que formera le sulfbydrate d'ammoniaque, après qu'on aura ajouté du sel ammon iac et neutralisé par Fammoniaque, contiendra les éléments suivants :

avec ceux dn cinquième et du sixième groupe. — Le thallium, qui dans les conditions ordinaires n'est pas précipité par l'acide sulfhydrique de ses dissolutions acides, peut se séparer cependant en combinaison avec le sulfure d'arsenic.

a. A rétat de sulfures : cobalt, nickel, manganèse, fer, zinc,- uranium, thallium, indium.

b. A rétat d'oiydes : aluminium, glucinium, thorium, zirconium, yt- . triuni, cérium, erbium, lanthane, didymium, chrome, titane, tantale,

niobium '.

Si dans ce précipité on désirait chercher quelques-uns des éléments plus rares, le procédé suivant semble le plus digne de confiance.

1 . On fait sécher la plus grande partie du précipité bien la?é, on le grille dans un creuset en porcelaine, puis on le fait fondre dans un creuset de platine avec du sulfate acide de potasse; on lave la masse fondue et refroidie avec de Teau froide et on la fait digérer longtemps avec Teau, mais sans chauffer. On sépare par fiitration le liquide du résidu non dissou&.

Le RÉSIDU, qui renferme les acides du tantale el du niobium et peut contenir de la silice, un peu d^oxyde de fer et d'oxyde de chrome, fondu avec deThydrate de soude et un peu de chlorate de potasse, donne une masse qui, lavée avec une lessive de soude étendue, lui abandonne du chromale et du silicate de potasse, tandis que le tantalate et le niobate de soude (insolubles dans la lessive de soude) restent non dissous avec le peroxyde de fer. Après avoir enlevé Kexcès de soude, on traite à plusieurs reprises par une dissolution très-étendue de carbouale de soude dans laquelle le niobate de soude se dissout bien plus facilement que le tantalate. Pour des essais plus développés voir § 104, iOetll.

La DISSOLUTION àgidb, qui contient toutes les autres bases du troisième et du quatrième groupe, est traitée par l'acide sulfhydrique pour réduire le peroxyde de fer : on étend fortement et on fait passer nn courant d'acide carbonique en chauffant assez longtemps à Tébullition. Si par ce moyen il se forme un précipité, on essayera s'il est formé d'acide titanique; il pourrait aussi renfermer un peu de zircone.

Après avoir ajouté un peu d'acide azotique au liquide filtré, on le concentre par évaporation, on précipite par I'ammoniaque, on redissout dans Tacide chlorhydrique le précipité séparé par fiitration et bien lavé, puis on précipite de nouveau par Tammoniaque. De cette façon on obtient le zinc, le manganèse, le nickel et le cobalt presque entièrement en dissolution, tandis que les terres restent insolubles avec les oxydes de fer, d'indium, d'uranium et de chrome. On dissout de nouveau le précipité dans l'acide chlorhydrique et, sans chauffer, on ajoute de la lessive comcentbée de potasse. Par là l'oxyde de chrome l'alumine et la glucine restent dissous, tandis que les autres terres se précipitent avec les oxydes de fer, d'indium et d'uranium. On étend d'eau et on fait bouillir la dissolution alcaline pendant assez longtemps : Valumine reste en dissolution (et on la précipitera avec le sel ammoniac), tandis que Toxyde de chrome et la glucine se précipitent. On fait fondre le précipité avec du carbonate de soude et du chlorate de potasse et on sépare la glucine de l'acide chromique de la même façon que l'on sépare Talumine et Tacide chromique (§ t09).

^ Quant à l'acide niobique, il ne peut s'en trouver qu'une petite quantité que l'acide c hlorhydrique a redissoute lurs de la première précipitation.

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