‹ Traité d'analyse chimique qualitativeChapitre 260 sur 294 · Coiilne(C"H'»Az · texte numérisé non relu

Coiilne(C"H'»Az

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1. La conino (éans les tiges, les ^iues et les fleurs de la grande ciguë) est vn^ liquide incolore, huileux, IrutiissaHt au eontaet d>e l'air, de densité 0,88. A Tétai pur, elle bout à 168*; dans un courant d*by<fan>gÔoe elte <listiUe sans>déeemposition : mais si l'appai'eit est plei» d Mr, elle braoit et se décompose en partie ; elle paisie facikmeMt ai<ee la vapeur d*eau. Elle se dissout cKfBctieinênt dans Teau; IM parties d'eau à une température moyenne ne dissolTent qu^^une partie de conine. La dissolution se trouble par la chaleur, mais redevient claire en se refroidissant. La conine se mêle en toutes proportions avec Talcoot et Féther. -^ Les dissolutions aqueuse et alcoolique Ont uuelurte réaction alcaline.

La GoniDe a use; odfHir foi te, nauséakonde» prodaisant des maux de tête; sa saveur est très-âcre et repoussaniiu Elk est u» poison violent.

. La ooniiie est une base forte : elle précipite le» oxydes métalliques conuue ferait l'ammoniaque et forme des sels avec les acides ; ceuxci bont solubles dans l'eau et Falcool, Téther dbsout aussi

quelques sels de conine, par exemple le sulfate. Le chlorhydrate de conine cristallise facilement ; la plus petite quantité de coniiie mise en présence d'une trace d'acide chlorhydrique donne en très-peu de temps une quantité correspondante de cristaux rhombiques non déliquescents [Th. Wertheim); le sulfate de conine ne cristallise qu'après un long repos. Les dissolutions des sels de conine se colorent en brun quand on les évapore, par suite de la décomposition partielle de la base. Les sels secs n'ont pas l'odeur de la conine : si on les humecle, ils l'offrent faiblement, mais elle se développe a?ec force aussitôt qu'on ajoute de la 'lessive de soude; si l'on distille alors, le liquide condensé renferme de la conine. En le neutralisant par de l'acide oxalique, en évaporant et traitant le résidu par de l'alcool, l'oxalate de conine se dissout seul et le peu d'oxalate d'ammoniaque auquel il était mélangé reste.

Comme la conine est difficilement soluble dans l'eau et plus difficilement encore dans les alcalis, la dissolution concentrée d'un sel de conine devient laiteuse, quand on y verse delà lessive de soude. Les gouttelettes qui se forment au commencement se réunissent peu à peu et se rassemblent à la surface du liquide.

5. En agitant une dissolution aqueuse d'un sel de conine avec de la lessive DE SOUDE ET DE l'ÉTHER cclui-ci prend l'alcaloïde. En l'évaporant sur un verre de montre, entre 20^ et 30®, la conine reste en gouttes huileuses, jaunâtres.

4. Le CHLORURE d'or forme un précipité blanc jaunâtre, insoluble dans l'acide chlorhydrique; le bichlorure de mercure, un abondant précipité blanc, soluble dans l'acide chlorhydrique. Le chlorure de pu- TiNE ne précipite pas les dissolutions aqueuses un peu étendues des sels de conine, parce que la combinaison de cet alcaloïde correspondant au sel double de platine et d'ammoniaque est bien insoluble dans l'alcool et dans l'éther, mais elle est soluble dans l'eau. Le sel double se dissout aussi à Tébullition dans l'alcool : par le refroidissement il se dépose à l'état amorphe,

5. La conine se comporte comme la nicotine avec Tiode dissous dans l'iodure de potassium et avec I'acide takkique,

6. L'eau de chlore détermine un fort trouble blanc dans un mélange d'eau et de conine.

Les alcaloïdes volatils sont très-faciles à reconnaître quand ils sont purs ; il faut donc s'efforcer de les amener toujours à cet état. Le moyen d'y parvenir est le même pour la nicotine que pour la conine, et nous l'avons indiqué. On distille avec addition de lessive de soude, onneutra-

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