Lecture exacte du volume
Si Ton verse du mercure dans un tube de verre, sa surface terminale prend la forme convexe par suite de la cohésion ; cela se remarque surtout dans les tubes étroits. — L'eau, au contraire, se termine par une surface
Fig. 3.
Fig. 4.
0 Voyez la Méthode gaxométrique de Bunten.
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concave, en s'élevant légèrement le long des parois en verre. Ces deux circonstances rendent assez difficile là lecture exacte de la division indiquant le volume. — Dans tous les cas, on place d*abord le tube verticalement et rœil dans le même plan horizontal que la surface du liquide. Pour mettre le tube vertical, on vise la direction du tube et celle de deux fils à plomb à une certaine distance l'un de l'autre et à une certaine distance du tube, ou bien, au lieu du fil à plomb, on prend les arêtes verticales d'une fenêtre ou d'une porte. Pour remplir la seconde condition, on place devant soi, tout contre le tube et derrière lui, la surface d'un miroir, et on fait en sorte que l'image du centre de l'œil, vue dans le miroir, coïncide juste avec la surface du liquide. L'œil étant ainsi convenablement placé, on enlève le miroir et on fait la lecture.
Au lieu de se servir d'un miroir, Bunsen fait usage d'une lunette horizontale, mobile le long d'un pied vertical, et placée à 1 ",50 ou 2 mètres de l'eudiomètre. Outi*e que les lectures avec la lunette se font bien plus facilement, ce procédé a encore l'avantage de tenir l'observateur à une distance assez grande de l'eudiomètre, pour que sa présence ne puisse pas faire varier le volume comme cela pourrait arriver en se servant du miroir.
Si l'eudiomètre contient de l'eau, il faut prendre pour surface terminale réelle le milieu de la zone obscure formée par l'eau qui s'élève le long des parois ; avec le mercure, on prendra le milieu de l'espace compris entre le sommet de la partie convexe et la ligne de contact du mercure et du verre. Toutefois on n'obtient ainsi que des résultats approximatifs.
Avec l'eau et les autres liquides qui mouillent le verre, on ne peut pas faire de mesures réellement exactes : il n'en est pas de même avec le mercure, si l'on a soin de déterminer l'erreur due à la forme du ménisque, et de faire la lecture au sommet même de ce ménisque. — On mesure l'influence du ménisque une fois pour toutes pour chaque tube gradué. Pour cela, on verse une certaine quantité de mercure que l'on mesure sur le tube en notant le sommet du ménisque. On verse alors quelques gouttes d'une dissolution de bichlorure de mercure, qui fait immédiatement disparaître la convexité : on observe de nouveau, et on prend la différence. Comme dans le calibrage du tube la partie fermée est en bas, tandis qu'elle se trouve en haut lorsqu'on mesure les gaz, il faudra, à chaque volume observé, ajouter le double de la différence trouvée plus haut.
II faudra employer du mercure pur, surtout exempt de plomb et d'étain, sans quoi il adhérerait au verre. Si le mercure renferme de ces métaux, on le purifiera facilement en le versant dans une large capsule avec de l'acide azotique, au contact duquel on le laissera un jour en remuant de temps en. temps. Enfin on le débarrassera de la poussière et autres impuretés analogues en le filtrant à travers du drap ou une peau de chamois.
Rien n*est plus commode que la cuve pneumatique construite par Bunsen. Elle est représentée dans la figure 5. A est un morceau de bois de poirier de 310 à 350 millimètres de longueur sur 80 à 86 millimètres de largeur ; on y creuse une cavité de 240 à 250 millimètres de long sur 50 millimètres de large et autant en profondeur. Le fond en est arrondi, sauf vers une des extrémités, où se trouve ménagée une partie parfaitement plane de 32 millimètres sur 50, et sur laquelle on colle une feuille de
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caoutchouc vulcanisé. Aui eitrémilés latérales du bloc sont solidement llïées deux planchettes B, B, de 19 mil limé 1res d'épaisseur, 100 à 110 millimétrés de largeur, 150 à 155 millimèlres de hauteur, serrant en bas de support pour A, et formant en haut les deux bouts d'une plus lar^e cuve, dont les parois antérieures et postérieures sont faites avec des lames de verre ce mastiquées dans A, et dans B,B. Les glaces ont de 310 àSSOmil-
Fig. 5.
limétres de longueur et 55 millimètres de hauteur : elles sont légéremenl inclinées, de façon que les bords inférieurs étant distants de 07 à 70 millimétrés, les bords supérieurs le sont de 85 millimètres environ. La cuve est portée sur la planche DD, à laquelle elle est fixée par les liteaux et. Une colonne verticale F, vissée sur D, se termine par la gouttière en bois G. inclinée. garnie de feutre à l'intérieur et destinée à supporter les tubes pendant l'introduction des gai, etc. — h est une échancrure arrondie pratiquée dans E pour pouvoir placer convenablement le tube, et t une petite rainure courbe, dans laquelle on place le bord inférieur du tube pour l'empêcher de glisser et de tomber dans la cavité de ta cuve. Pour l'usage on remplit la cuve de mercure jusqu'à environ 5 à 5 centimètres du bord supérieur, ce qui exige de 15 à 16 kilogr. de mercure. — Pour faire adhérer le mercure h I» surlace des parties en bois, on les humecte d';ibord en les frottant avec un linge humide, puis ou tes essuie avec du mercure et une dissolution de bichlorure de mercure. Pour transvaser les gaz contenus dans de grandes fioles, on fait usage d'une cuve semblable, mais de plus grandes dimensions {Franckland, toc. cit. p. 940 ; Bunten, toc. cit. p. 36). Enlin pour déterminer exactement le volume d'un gaz recueilli sur le-