Dosage à Véiai d'oxyde salin de manganèse
a. Par précipitation à Tétat de carbonate de protoxyde.
On procède à celte opération absolument comme pour le carbonate de zinc (§ i08. i. a.) dans une capisule en platine ou en porcelaine et on lave de la même manière. Comme le liquide filtré et les eaux de lavage souvent troubles ne sont pas tout à fait exempts de manganèse, on les évapore tous deux à siccité dans une capsule en platine ou en porcelaine, on reprend le résidu par Teau bouillante, on sépare sur un petit filtre spécial les flocons insolubles d'hydrate d'oxyde salin de manganèse et on les lave à Teau chaude. Après avoir desséché les deux filtres avec les précipités, on les chauffe au rouge d'après le § 53, on traite plusieurs fois l'oxyde saHn formé avec de l'eau bouillante, en filtrant chaque fois sur un petit filtre; enfin on brûle ce dernier sur un fil de platine ou le couvercle du creuset, on met les cendres dans le creuset, on chauffe fortement au rouge le creuset ouvert dans une bonne flamme d'oxydation, en empêchant les gaz réducteurs d'agir sur le contenu du creuset et jusqu'à ce que le résidu ne change plus de poids, et l'on pèse Toxyde salin obtenu. — Voir § 98 les caractères du précipité et du résidu. Si l'on ne tient pas compte de la petite quantité de manganèse des eaux de lavage et du liquide filtré, ou si l'on pèse l'oxyde salin avant de l'avoir traité par l'eau bouillante, on ne devra s'attendre qu'à des résultats approximatifs, bien que les deux causes d'erreur puissent jusqu'à un certain point se compenser. Après la pesée on s'assurera si l'oxyde se redissout dans l'acide chlorhydrique sans résidu de silice.
b. Par précipitation à l'étal d'hydrate de protoxyde de manganèse.
On précipite la dissolution pas trop concentrée, le mieux dans une capsule en platine, avec une lessive pure de potasse ou de soude, en opérant du reste comme en a. On pourrait prendre une capsule de porcelaine, mais non un vase en verre. — Caractères du précipité, §18. Exactitude et essai du précipité comme en a.
c. Par précipitation à l'état de sulfure de manganèse (voy. 2).
d. Par la précipitation à l'état de peroxyde de manganèse.
La dissolution d'acétate de protoxyde de manganèse, ou toute autre dissolution de protoxyde de manganèse contenant peu d'acide libre et additionnée .d'une quantité suffisante d'acétate de soude, est chauffée entre 50 et 60^ puis on y fait passer un courant de chlore gazeux ou l'on ajoute du brome (Kaemmerer-Waage). Le manganèse se dépose à l'état de peroxyde hydraté (Schiel, Rivot, Beudant et Daguin), La présence des sels ammoniacaux peut, dans certaines circonstances, empêcher la précipitation complète. On lave d'abord par décantation, puis sur le filtre; on sèche, on met le précipité dans un ballon, on ajoute les cendres du filtre, on chauffe avec de l'acide chlorhydrique, on filtre et on précipite d'après a. — Comme par suite d'une proportion peu convenable entre l'acide libre (surtout l'acide
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chlorhydrique) et Tacétate de soude, il peut arriver que la précipitation du manganèse par le chlore soit incomplète, il est bon de traiter une seconde fois par le chlore ou le brome le liquide filtré, additionné de nouveau d'acétate de soude. Si le liquide filtré était coloré en rose par l'acide permanganique, on le chaufferait avec un peu d'alcool pour précipiter la petite quantité de manganèse. — Je ne conseille pas de transfomier immédiatement par calcination l'hydrate de peroxyde en oxyde salin, parce qu'il retient toujours de l'alcali avec une facilité extraordinaire. — La transforniatien du manganèse en peroxyde par l'évaporation de sa dissolution dans lacide azotique et le chauffage du résidu jusqu'à 155% sera indiquée quand nous traiterons des séparations.
e. Par calcination.
On chauffe d'abord doucement dans un creuset de platine bien couvert, puis ensuite le plus fortement possible après avoir enlevé le couvercle, et en évitant l'arrivée des gaz réducteurs ; on pousse jusqu'à ce que le poids du résidu soit constant. Pour transformer en oxyde salin les oxydes supérieurs, il faut l'action prolongée d'une température plus élevée (qu'on ne peut guère obtenir qu'avec le chalumeau à gaz) que celle qui est nécessaire pour la transformation du protoxyde. (Aussi pour ceux-là il vaut mieux les chauffer avec du soufre dans un courant d'hydrogène, pour les transformer en sulfure : voy. 2.) — Si Ton a des sels à acides organiques, on a soin que tout le charbon soit brûlé. Si ce n'était pas, on dissoudrait le résidu dans l'acide chlorhydrique et on précipiterait d'après a.; ou bien on évaporerait à plusieurs reprises le résidu avec de l'acide azotique jusqu'à complète oxydation du charbon. — En conduisant bien l'opération, les résultats sont exacts; mais si l'on néglige les précautions, il faut s'attendre à des erreurs graves.— Dans la décomposition des sels à acides organiques, on obtient des nombres trop faibles, pour les mêmes raisons que nous avons données à propos de la magnésie, § i04. 5.