‹ Traité d'analyse chimique quantitativeChapitre 18 sur 304 · IS · texte numérisé non relu

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i. Des flacons om bBllons JsMféa.

La forme la plus convenable est représentée dans la figure 9. On en trouve de différentes grandeurs, de 200, S50, 500, 1000. SOOO, etc., centimètres cubes. Ils ne sont généralement pas fermes avec des bouchons en verre ; cependant cela peut être commode dans beaucoup de cas. — Les parois doivent avoir une épaisseur bien égale partout, et le verre doit être bien recuit afin qu'on puisse chauffer le liquide si cela était nécessaire. Le Lrail se trouvera au tiers inférieur otyau moins à la moitié du col.

Avant de faire usage des flacons jaugés, il faut les vérifler. Le moyen le plus simple et le plus exact est d'équilibrer sur une balance sulTisamment sensible avec de la grenaille de plomb et des feuilles d'élain le ballon de 1 litre, bien essuyé en dedans et en dehors, avec 1000 grammes à côlé, celui d'un demilitre avec 500 grammes, etc. On enlève ensuite le ballon, on le place sur une table horizontaie, on le remplit d'eau distillée à 17*,5 centigrades, jusqu'à ce que le bord inférieur delà *^' zone obscure correspondeeiactementau trait. Après avoir bien essuyé l'intérieur du col au-dessus du trait, on replace le flacon sur le plateau de la balance et on enlève les poids. Si l'équilibre se rétablit exactement, c'est que, par exemple, avec le flacon d'un litre l'eau pèse bien réellement 1000 grammes : si le flacon l'emporte, il contient plus de iOOD grammes d'eau et autant en plus qu'il faut ajouter de poids de l'autre câté pour rétablir l'équilibre. — Si la tare est plus forte, le flacon renferme 1000 grammes d'eau moins les poids qu'il faut ajouter desoncAté pour ramener l'horizontalité du lléau.

Si le poids de l'eau est 1000 grammes pour te flacon d'un litre, 500 pour celui d'un demi-litre, etc., les mesures sont exactes. Des différences de 0,100 grammes pour les flacons d'un litre, 0,070 pour ceux d'un demi-litre, et 0,050 pour ceux d'un quart de litre, sont sans importance : car ce sont celles qu'on remarquerait en pesant le même llacon qu'on remplirait jusqu'au trait, plusieurs fois de suite e\ avec la même eau distillée à la même température.

Si le ballon jaugé ne contient pas autant d'eau qu'il le devrait, il peut cependant èlre d'accord avec les autres mesures et on pourra encore l'employer dans beaucoup de cas. Il suflit que les nombres de centimètres cubes mar-

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qués suçles différents vases soient proportionnels aux poids d'eau trouvés. Si par exemple un flacon d*un litre ne renferme que 998 grammes d'eau à 17', 5 et qu'une pipette de 50 centimètres cubes ne laisse couler que 49,9 grammes d'eau également à i7'*,5, ces deux mesures seront d'accord entre elles, car 1000 : 50 = 998 : 49,9.

Pour faire un ballon jaugé ou pour en corriger un qui est mal gradué, on opère de la même façon. On tare le flacon bien sec, par la méthode de la double pesée (§ 9) on y pèse 999 grammes d'eau à 17*,5 si Ton doit avoir 1 litre, la moitié ou le quart de ce poids pour un demi ou un quart de litre ; on place le ballon sur un support bien horizontal, on vise exactement le bord inférieur de la zone noire du niveau, on la marque de deux petits points, à l'aide d*une pointe frempée dans du vernis à Tasphalte ou tout autre. Ensuite on vide le ballon, on le couche devant soi et à l'aide «d'un diamant on réunit les deux points par un trait fin et visible.

Quelquefois on fait la graduation par transvasement : mais les flad^ns ainsi jaugés ne peuvent servir que pour les mesures qui né demandent pas une grande exactitude, parce que le nombre, la grandeur et la forme des gouttes d'eau qui restent après la paroi interne du flacon type sont très-variables et en répétant plusieurs fois le jaugeage d'un même ballon on a des résultats toujours différents. Pour graduer ces vases ou les essayer, on y verse de l'eau avec Je flacon type, puis on les vide, on laisse égoutter et Ton y pèse le poids d'eau distillée à 17%5 qui correspond au nombre de centimètres cubes représentant le volume.

On voit que dans toutes ces pesées on n'a pas rempli, pour faciliter les opérations, les conditions dans lesquelles le ballon d'un litre aurait un volume réel de 1000 centimètres cubes : c'est-à-dire que les pesées n'ont pas été faites avec de l'eau à 4° centigrades dans le vide. Mais si l'on a soin de remplir les mêmes conditions pour jauger tous les vases destinés à mesurer des liquides, ainsi que l'a recommandé le premier F. Mohr, alors toutes les contenances sont parfaitement d'accord, ce qui est le point important dans les analyses volumétriques. 11 n'y aurait que dans le cas où exceptionnellement on les emploierait à la mesure des gaz, qu'il faudrait ramener ces vases gradués à 17^,5 à leur vraie contenance, ce qui se ferait facilement en multipliant par 1,0022 la capacité apparente.

bb. Vases servant à mesurer des quantités quelconques de liquides,

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