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Oxyde d'orane

Si la combinaison dans laquelle on doit doser Turane ne renferme pas d'autres substances fixes, on le transforme le plus souvent en oxyde salin (UrO,Ur'0^) par une simple calcinalion. — S'il y a de l'acide sulfurique, on ajoute seulement un peu de carbonate d'ammoniaque dans le creuset vers la tin de l'opération.

Si l'on ne peut pas agir ainsi, on précipite d'abord la dissolution d'urane avec de l'ammoniaque en léger excès, après avoir chauffé presque à l'ébiillilion dans une capsule en platine ou en porcelaine (si la dissolution renfermait du protoxyde, il faudrait d'abord le transformer en peroxyde en faisant chauffer avec de l'acide azotique). Pour empêcher le liquide de passer laiteux à la filtration, on lave avec une dissolution étendue de sel ammoniac le précipité jaune d'oxyde d'urane ammoniacal hydraté. Après la dessiccation, on le calcine d'après le § 53. Pour être certain d'avoir de l'oxyde salin, on chauffe longtemps au rouge le creuset ouvert et incliné, on le couvre ensuite pendant la calcination, on laisse refroidir sous le dessiccaleur et on pèse (Rammelsberg).

Si la dissolution dans laquelle on doit précipiter l'oxyde d'urane renferme d'autres bases (terres alcalines, et même des alcalis), le précipité d'oxyde d'urane ammoniacal n'est pas pur de ces bases. Il faudra dès lors suivre les règles que nous donnerons dans le cinquième chapitre.

n Chem. Centralblati, 1858, 839.

§114] OXYDE D'URANE. 2i9

Il faudra toujours, pour contrôler la pureté et en même temps la composition de Toxyde salin, le réduire à l'état de protoxyde (UrO) ; parfois Péîigot a trouvé des proportions différentes d'oxygène dans l'oxyde salin. On fera cette réduction au moyen de l'hydrogène, comme cela est indiqué pour le cobalt (§ fltl. 1); seulement on se rappellera que si Ton opère sur une (juanlilé notable d'oxyde, la réduction n'est complète qu'à la condition de répéter plusieurs calcinations successives dans l'hydrogène, en remuant avant chacune avec un fil de pla\ine. Pendant le refroidissement on activera le dégagement d'hydrogène pour éviter la peroxydation facile du protoxyde. Par une forte calcination au rouge on lui enlève aussi la propriété de s'enflammer à l'air. — Si l'on avait à réduire le résidu de l'évaporation d'une solution chlorhydrique, il faudrait chauffer d'abord très-faiblement et longtemps dans le courant d'hydrogène pour éviter la volatilisation d'un peu de chlorure d'urane; ensuite on élèverait graduellement la température. — L'oxyde d'urane peut se séparer de l'acide phosphorique en fondant la combinaison avec du cyanure de potassium et du carbonate de soude. En reprenant par l'eau l'acide phosphorique reste en dissolution et l'urane se sépare à l'état de protoxyde. C'est la méthode suivie par Knop et Arendt.

L'oxyde salin d'urane, dont l'équivalent =210,2 contient 178,2 d'urane et 32 d'oxygène, renferme sur 100 parties : 84,77 d'urane et 15,23 d'oxygène— le protoxyde pour 1 équivalent =67,5 renferme 59,4.Ur et 8.0 ou en centièmes 88,13.Ur et 11,87.0.

Suivant Beîohoubeck (*), on peut doser volumétriquement l'urane en réduisant par le zinc la solution du sulfate ou de Tacétate; cela se fait absolument comme pour le fer (§ 118. 3. a.). Comme on ne peut pas reconnaître à la couleur de la liqueur si la réduction est achevée, il faut laisser longtemps le zinc en contact avec la liqueur. Suivant Beîohoubeck, il faut de un quart d'heure à une demi-heure suivant la quantité. La solution de protoxyde d'urane additionnée d'eau et d'acide sulîurique est alors traitée jusqu'à coloration rouge par une solution de caméléon, dont la force ou le titre sera lixé comme il est dit au § il». 2. La fin de l'opération se reconnaît trèsfacilement.

l>'après Beîohoubeck, le dosage se ferait aussi bien dans les solutions chlorhydriques; mais les expériences faites dans mon laboratoire démontrent que les mêmes inconvénients se présentent dans le dosage du fer, surtout quand la quantité d'acide chlorhydrique est un peu notable (voir p. 256. 7.).

Comme pour transformer le protoxyde d'urane en peroxyde, deux équivalents du premier prennent un équivalent d'oxygène, c'est-à-dire autant que deux équivalents de protoxyde de fer, pour se changer en sesquioxyde, pour avoir le titre du caméléon en urane, quand on le connaît en fer, on n'a qu'à calculer 59,4 d'urane pour 28 de fer.

n Zeitschr. f. analyt. Chem., Yl, 120.

250 CHAPITRE IV. — DÉTERMINATIOTi DU POIDS DES CORPS. [g 115

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