Pipettes gradoées
Elles servent pour prendre dans un vase une quantité donnée d'un liquide et la transvaser dans un autre. Il est donc nécessaire que la forme des pipettes permette de les introduire dans les flacons. On en a de la contenance
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de 5, 10. 30, 50. 100, 150, SOO centimélres cubes. La figure M représente leur forme jusqu'à 30 centimètres cubes, et les plus grandes ont la forme de ia figure 12. Pourles remplir, on plonge la partie efûlée dans le liquide, et par la partie supérieure on aspire directement avec la bouclie ou parrintermédiaired"unpetillube en caoutchouc, jusqu'à ce que le liquide soil monté au-dessus du Irait. Alors on ferme la partie supérieure un
peu rétrécie et rodée avec le bout légèrement ^
humide du doigt indicateur de la main droite : et tenant la pipette bien verticale, on laisse couler le liquide goutte a goutte en soulevant légèrement le doigt, jusqu'à ce que le niveau soit descendu jusqu'au Irait. Si des gouttes restent adhérentes à la paroi eiterne, on les enlève et on laisse couler le contenu de la pipette dans le vase voulu. Ici on remarquera que le liquide ne s'écoule pas complètement, mais que la partie inrérieure du tube reste remplie par suile de l'adhérence entre-le liquide et Je verre. Puis au bout de quelque temps, à mesure que le liquide descend le long des parois de la pipette, U se [orme au deliors une goutte que son propre poids fait tomber plus tard, ou qui se détache plus promptement en imprimant une légère secousse à l'instrument. Si après cela on pose la pointe de la pipette sur la paroi mouillée du vase, il arrive encore un peu de liquide, et enfin si l'on souflle dans la pipette on en fera encore sortir une pelile goutte. On voit donc qu'il pourra y avoir facilement des inexactitudes dans la mesure du liquide, puisque les quantités sorties seront différentes suivant qu'on fera l'une ou l'autre das choses que nous venons de dire. Je préfère dans tops les cas poser la pointe de la pipette contre la paroi humide du vase pendant qu'elle se vide, cette méthode donnant des mesures toujours parfaitement d'accord entre Fig. lî. Fig i3 elles.
On essaye les pipettes en les remplissant jusqu'au Irait avec de l'eau distillée à 1 7%5, puis on laisse couler l'eau dans un vase taré et on la pèse. Si 100 centiniétres cubes d'eau à iT.h pèsent 100 grammes, les pipettes sont exactes.
Si l'on cherche de cette façon quel est le degré d'exactitude d'une mesure faite avec une pipette, on trouve, en pesant son contenu avec tout le soin possible, des différences qui vont jusqu'à 0'',010 pour 10 centimètres cubes, et Ci'',040 pour 50 centimélres cubes.
:c les pipettes sont bien plus exactes, si l'on emploie la dis-
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position de la figure 13, c'est-à-dire, si on les gradue de telle sorte qu'on n'ait pas à les vider complètement, mais seulement jusqu'à une marque placée à la partie inférieure, et cela en se servant d'une sorte de robinet à pince, dont nous donnerons la description en parlant des burettes. Les différences des mesures se réduisent dans ce cas à 0«',005 avec une seule et même pipette de 50 centimètres cubes.
On fait surtout usage des pipettes quand on veut chercher divers éléments dans différentes portions d'une seule et même substance. On dissout par exemple 10 grammes de celle-ci dans un ballon de 250 centimètres cubes, on étend d'eau jusqu'au trait, on agite et on prend avec la pipette de 50 centimètres cubes une, deux, trois ou quatre portions successives. Chacune d'elles est égale à 1/5 du tout et contient dès lors 2 grammes de la substance.
Pour mesurer des quantités quelconques de liquide, on pourrait se servir de pipettes graduées sur toute leur longueur et dont la partie graduée serait cylindrique; toutefois on ne s'en servira que pour les travaux qui ne demandent pas une grande rigueur, car les causes d'erreur sont assez grandes, attendu qu'il faut faire les lectures des divisions intermédiaires dans un tube large. Pour de petites quantités de liquide cette inexactitude est bien moindre, si l'on fabrique des pipettes avec des tubes de verre de petit diamètre, calibrés et rétrécis aux deux bouts (pipettes de F. Mohr).
Si pendant qu'une pipette se vide il restait çà et là des gouttes de liquide adhérentes à la paroi, c'est que celle-ci serait grasse. On nettoie le tube en le remplissant d'une solution de potasse caustique ou d'une solution concentrée de bichromate de potasse additionnée d'acide sulfurique.
bb. Instruments servant à mesurer des quantités quelconque* de liquide,