Dosage du bismuth à Vétat de sulfure
On précipite le bismuth suivant 1. d. à l'état de sulfure; si le précipité était mélangé à du soufre libre, on l'en débarrasserait soit en faisant bouillir avec une dissolution de sulfite de soude, soit en traitant par le sulfure de carbone (voy. le dosage du mercure à l'état de sulfure, § 1 18. 5.) ; on filtre sur un filtre séché à 100* et pesé, on sèche à 100* et Ton pèse.
11 faut dessécher avec précaution. Au commencement le filtre et le précipité diminuent de poids parce que l'eau se vaporise, et plus tard le poids augmente parce que le sulfure absorbe de l'oxygène. Il faudra donc peser de i heure en | heure et prendre pour résultat le poids le plus faible. Voy. aux expériences justificatives, celle du n* 52. Caractères et composition § 86. g.
Je ne conseille pas de transformer le sulfure en bismuth métallique par l'action de l'hydrogène au rouge, car la transformation demande beaucoup de temps pour être complète. Quant à la réduction par le cyanure de potassium, voy. 4.
A. Dosage du bismuth à Vétat métallique.
On fond l'oxyde de bismuth ou le sulfure ou le chlorure basique à réduire dans un petit creuset en porcelaine, avec environ cinq fois son poids de cyanure de potassium ordinaire. La réduction est complète : la fusion se fait rapidement et à une faible température avec l'oxyde et le chlorure ; mais avec le sulfure il faut maintenir assez longtemps la matière fondue et à une température bien plus élevée. L'opération est réussie lorsqu'en traitant par l'eau on obtient des grains métalliques. On les lave d'abord rapidement et complètement avec de l'eau, puis avec de l'alcool d'abord hydraté et à la fm concentré, on sèche et on pèse.
Lorsqu'on réduit le sulfure, si le traitement de la masse fondue par l'eau donne avec les grains métaUiques une poudre noire (mélange de bismuth et de sulfure de bismuth), il faut de nouveau fondre cette poudre avec du cyanure de potassium
Pour éviter l'inexactitude qui pourrait provenir de ce que le creuset serait attaqué et que des parcelles de porcelaine se trouveraient mélangées avec le métal, on pèse avant l'expérience le creuset avec un petit filtre desséché, on rassemble ensuite le bismuth sur ce filtre, on l'y dessèche, et on pèse à la finie creuset avec le filtre plein : Taugmentation de poids donne le poids du bismuth. Les résultats sont bons [H. Rose {*)].
La précipitation du bismuth à l'état de chlorure basique et la réduction de
(•) Pogg, Ann., XQ, 10*, et CX, 136.
FRESENIUS. ANAL. QUANTIT. 4* ÉDIT. 10
celui-ci par le cyanure de potassium ont été employées dans ces derniers temps par H. Rose (*). Pour o|)érer de celte façon, on commence par neutraliser presque complètement le trop grand excès d'acide libre avec de la potasse, de la soude ou de Tammoniaque, on ajoute — s*il nV a pas déjà de l'acide chlorhydrique — suffisamment de chlorhydrate d'ammoniaque, puis une assez grande quantité d'eau. Après avoir laissé déposer assez longtemps, on essaye si le liquide clair surnageant se trouble par une nouvelle addition d'eau : dans ce cas on verserait encore de l'eau dans toute la masse de façoD que la pirécipitation soit complète ; enfin on sépare le précipité par filtration, on le lave complètement avec de l'eau froide, et une fois desséché on le fond avec du cyanure de potassium. — Il ne serait pas exact de dessécher le précipité à 100*, de le peser et de calculer le bismuth d'après la formule 2.BiO» -I- BiCP; car il se décompose un peu par le lavage, si l'eau de lavage ne contient pas un peu d'acide chlorhydrique (ce qui a des inconvénients s'il faut rassembler le précipité sur un filtre qui devra être ultérieurement desséché) : et si la liqueur renferme de l'acide sulfurique, phosphorique, etc., il retient une partie de ces acides. Résultats exacts.