‹ Traité d'analyse chimique quantitativeChapitre 221 sur 304 · SIXIÈME GROUPE · texte numérisé non relu

SIXIÈME GROUPE

OITDE d'or, OXTDE DE PLATINE, OXTDE D*A1IT1 MOINE, PEROXYDE D^éTÀIH, PBOTOXTDE

D*éTAIN, ACIDE ARs£nIEUX, ACIDE ARSÉNIQUE

(acioe moltbdique).

i . Ihcyde d'or.

a. Dissolution. — Pour dissoudre l*or métallique et tous ses composés insolubles dans l'eau, on cbauffe]dans Tacide chlorhydrique auquel on ajoute peu à peu de Tacide azotique, ou bien on fait digérer avec de Teau de chlore concentrée. On emploie surtout ce dernier moyen lorsqu'on veut dissoudre de petites quantités d'or et laisser non dissous des oxydes étrangers qui y sont mélangés. — Préférablement au chlore on emploiera, suivant W. Skey (*), la teinture d'iode, ou l'eau bromée pour de grandes quantités d'or : on a ainsi des dissolutions qui renferment bien moins d'autres bases que lorsqu'on prend du chlore.

b. Dosage. — L'or est toujours pesé à Vétat métallique. On lui donne cette forme soit par calcination, soit par précipitation de l'or métallique ou de son sulfure.

On transforme en :

Or :

a. Par calcination : tous les composés d'or qui ne renferment pas d'acides fixes.

b. Par précipitation à Vétat métallique : tous les composés sans exception pour lesquels on ne peut pas employer le procédé a.

c. Par précipitation à Vétat de sulfure : tous les composés d'or, lorsqu^il faut les séparer de certains oxydes métalliques auxquels ils sont mélangés.

Dosage à Vétat d'or métallique,

a. Par calcination.

Dans un creuset de porcelaine fermé on chauffe d'abord doucement, puis à la fin au rouge et on pèse le résidu d'or pur. — Caractères du résidu § 88. Résultats très-exacts.

b. Par précipitation à l'état d'or métallique.

a. Si la dissolution d'or est exempte d'acide azotique, on y ajoute un peu d'acide chlorhydrique, dans le cas où elle n'en contiendrait pas déjà, puis un elcès d'une dissolution limpide de sulfate de protoxyde de fer : on chauffe doucement environ deux heures, jusqu'à ce que la fine poudre d'or soit déposée, on filtre, on lave, on sèche et on calcine d'après le § 5*- U

C) Zeitâchr. f, analyt. Chem., X, 221.

s 123] OXIfDE D'OR. 295

vaut mieux opérer la précipitation dans une capsule de porcelaine, parce qu'il est plus facile d'en retirer la poudre lourde que d'un vase à précipité. L'exactitude des résultats dépendra uniquement de la manipulation, car il n'y a pas de causes d'erreur dans cette méthode.

p. Si la solution d'or contient de Tacide azotique, on l'évaporé à consistance sirupeuse au bain-marie, en ajoutant de temps en temps de l'acide chlorhydrique, on reprend le résidu par de l'eau additionnée d'acide chlorhydrique et on achève suivant a. Si le résidu ne donnait pas une dissolution limpide, c'est-à-dire, s'il restait de la poudre d'or non dissoute, provenant de la décomposition du perchlorure en protochlorure et en or métallique, cela ne changerait en rien la manière d'opérer.

7. Dans les cas où l'on ne doit pas introduire de fer dans la liqueur filtrée, on réduit le sel d'or avec l'acide oxalique. La dissolution d'or étendue étant dans un vase a précipité et préalablement débarrassée suivant p. de l'acide azotique libre, si c'est nécessaire, on y ajoute de l'acide oxalique ou de l'oxalate d'ammoniaque en excès, puis un peu d'acide chlorhydrique, s'il n'y en a pas déjà, et on abandonne le vase couvert avec une lame de verre pendant deux jours dans un endroit chaud. Au bout de ce temps tout l'or s'est déposé en lamelles jaunes, que Ton sépare par filtralion, lave, sèche et calcine. — Si la dissolution d'or à précipiter contient un trop grand excès d'acide chlorhydrique, il faut en chasser la plus grande partie par évaporation avant d'étendre d'eau et d'ajouter l'acide oxalique. — Si la dissolution renferme beaucoup de chlorures alcalins, il faut ajouter beaucoup d'eau et abandonner longtemps pour que la précipitation soit complète (H. Rose),

^. L'or se précipite aussi facilement à l'état métallique par l'hydrate de chloral (*) en présence de l'hydrate de potasse. On chauffe la solution d'or, on y ajoute l'hydrate de chloral, puis un excès de lessive de potasse, et Ton maintient une minute à l'ébuUition. Tout For est réduit en même temps qu'il se produit du chloroforme.

e. Enfin l'or peut être précipité par beaucoup de métaux, tels que le zinc, le cadmium, le magnésium, etc. Ce dernier a été employé par Scheibler (**) surtout pour analyser les sels organiques d'or. On lave le métal précipité d'abord avec de l'acide chlorhydrique, puis avec de Teau.

c. Par précipitation à l'état de sulfure.

Dans la dissolution étendue on fait passer un .courant d'acide sulfhydrique en excès, on filtre rapidement le précipité sans chauffer et on calcine dans un creuset de platine après lavage et dessiccation. Caractères du précipité § 88. — Pas de causes d'erreur.

n Hager. Pharm. Centralb., XI, 393,

n Bericht der deuis. Chem. GeselL, 1869, I, 295.

§ it4.

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