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Dosage à V état d' antimoniate d'oxyde d'antimoine

a. Si l'on a de l'oxyde d'antimoine ou un de ses composés à oxacide volatil ou facilement décomposablc, on Tèvapore avec précaution avec de l'acide azotique, on calcine ensuite longtemps au rouge jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de perte de poids. On peut sans crainte faire l'opération dans un creuset en platine. Si l'on avait de l'acide antimonique, il ne serait pas nécessaire d'évaporer avec l'acide azotique.

b. S'il faut transformer le sulfure d'antimoine en antimoniate d'oxyde, on pourra procéder suivant l'une ou l'autre des deux manières suivantes indiquées par Bunsen (**).

a. On traite le sulfure desséché, préalablement humecté avec de l'acide

n ZeiUchr, U analyL Chem., Vffl, 155.

n Ann. der Chem. und Pharm,, CVI, 3.

3ô0 CHAPITRE IV. — DÉTERMINATION DU POIDS DES CORPS. [§ 125

azotique de densité 1,42, par huit à dix fois son poids d'acide azotique fu^ mant (*) dans un creuset en porcelaine, muni d'un couvercle concave, et on laisse Tacide se vaporiser lentement au bain-marie. Le soufre se sépare d'abord à l'état de poudre fine, mais il s'oxyde lentement et complètement pendant l'évaporation. La masse blanche qui reste dans le creuset est un mélange d'acide antimonique et d'acide sulfurique, qui se transforme sans ' perte en antimoniaque d'oxyde par la calcination au rouge. Si le précipité à oxyder est mêlé à un grand excès de soufre, on enlève d'abord celui-ci en lavant avec du sulfure de carbone.

3* On mélange le sulfure d'antimoine avec de 50 à 50 fois son poids de bioxyde de mercure, autant que possible préparé par la voie humide (§ 611. 4.), et l'on chauffe graduellement le mélange dans un creuset de porcelaine ouvert. Aussitôt que l'oxydation commence, ce qu'on reconnaît au dégagement subit des vapeurs grisâtres de mercure, on modère la température. Si le dégagement de vapeurs se ralentit, on chauffe un peu plus, en évitant que la flamme réductrice vienne en contact avec le contenu du creuset. On chasse les dernières traces d oxyde de mercure avec le chalumeau à gaz et l'on pèse l'antimoniate qui reste sous forme de poudre blanche et dure. Comme l'oxyde de mercure laisse en général par la calcination des traces d'un résidu fixe, on peut en déterminer la quantité une fois pour toutes et en tenir compte en pesant l'oxyde de mercure qu'on emploie. La volatilisation de l'oxyde de mercure se fait bien plus rapidement dans un creuset en platine que dans un creuset en porcelaine ; mais pour préserver le platine de l'action de l'antimoine, il faut brasquer le creuset avec de l'oxyde de mercure (**). — Si le sulfure d'antimoine renferme du soufre libre, il faut l'éliminer au moyen du sulfure de carbone avant l'oxydation, sans quoi il y aurait toujours une légère explosion.

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