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Méthode par les liqueurs titrées

Le dosage de l'étain par la transformation du protochlorure en bichlorure par les agents d'oxydation (bichromate de potasse, iode, permanganate de potasse, etc.) offre des difficultés provenant de ce que le protochlorure peut s'oxyder aux dépens de l'oXygène de l'air libre ou de Tair dissous dans l'eau employée pour étendre les dissolutions, et cela avec une rapidité différente suivant les circonstances où se fait l'opération : en outre la tendance du protochlorure à passer à l'état de bichlorure ne reste pas la même suivant le degré de dilution des liquides, suivant la présence d'un plus ou moins grand excès d'acide.

Dans les méthodes suivantes ces causes d'erreur sont écartées autant que possible et assez pour que les résultats puissent être regardés comme satisfaisants. 0

1. Dosage du protochlorure d'étain dans une dissolution alcaline au moyen de lïode [suivant Lenseen (**)].

On dissout l'étain ou le sel de proloxyde à essayer (le mieux dans un courant d'acide carbonique) dans de l'acide chlorhydrique (avec Tétain métallique on met dans le liquide)une lame de platine (***) ), on ajoute du tartrate double de potasse et de soude, puis du carbonate de soude en excès. Dans cette dissolution alcaline limpide on met un peu d'empois d'amidon et on y Terse une solution d'iode dans l'iodure de potassium (§ 146) jusqu'à ce que la coloration bleue soit persistante. 1 équivalent d'iode (12d,85)

{*) Ann, der Chem. und Pharm.t CVI, 15.

(*•) Journ. f.prackt. Chem., LXXVIII, et Ann. d, Chem. und Pharm., CXIV, 113.

(***) Lenssen trouve de Tinconvénient à ajouter du platine ; la présence de ce métal facilite beaucoup la dissolution, et aucun expérimentateur n*a constaté que cela avait une fâcheuse influence sur l'exactitude des résultats.

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ccMrrespond à 1 équivalent d'étain (59). Len$sen a obtenu ainsi de bons résultats.

2. Dosage du protochlorure d*étain au moyen du perchlorure de fer.

Losventhal (*) a le premier montré que le protochlorure d'étain en dissolution acide, se laisse bien mieux oxyder par les agents d'oxydation quand on ajoute du perchlorure de fer (ou du perchlorure de cuivre) ; plus tard Stromeyer (**) a publié des expériences conduisant au même résultat, en indiquant des observations pratiques sur la meilleure manière d'appliquer cette méthode dans les différents cas. J'indique ici les méthodes qui s'appuient sur ce fait et qui ont été soumises aux épreuves de la pratique.

a. S'il faut analyser du protochlorure d'étain ou un sel de protoxyde, on le dissout avec addition d'acide chlorhydrique et en chauiTant dans du perchlorure de fer parfaitement exempt de protochlorure, on étend d'eau, on titre après refroidissement avec le caméléon : on fait une autre expérience avec un égal volume d'eau colorée également avec du perchlorure de fer, on retranche de la première quantité de caméléon celle qu'il a fallu pour colorer cette eau, et d'après le reste on calcule la proportion d'étain.

La réaction a lieu d'après l'équation suivante : SnClH-Fe^Cl*=SnCl* H- 2.FeC1.0n voit que ce n'est, pas le protochlorure d'étain que Ton titre avec le caméléon, mais le protochlorure de fer qu'il produit et qui est bien moins sensible à l'action de l'oxygène : 2 équivalents de fer correspondent à 1 équivalent d'étain. Il ne faut pas oublier ici que l'on titre le protoxyde de fer dans une dissolution chlorhydrique et qu'on rencontrera les inconvénients signalés à la page 236 7. — Les résultats ne seront donc sufQsanmient exacts qu'autant qu'on aura pris soin de se mettre, relativement à la quantité d'acide chlorhydrique et à la dilution des liqueurs, dans les mêmes conditions pour fixer le titre du caméléon et pour en faire usage. Si l'on a beaucoup d'essais d'étain à faire, on calculera la valeur du caméléon en étain, en prenant 59 d'étain pour 56 de fer.

b. S'il faut analyser de l'étain métallique, or le dissoudra dans de l'acide chlorhydrique (dans un courant d'acide carbonique et en favorisant la dissolution avec une lame de platine) et on traitera la dissolution suivant a. : ou bien on met l'étain directement dans une dissolution concentrée de perchlorure de fer, additionnée d'acide chlorhydrique, et, si le métal est divisé, il est rapidement attaqué même à froid sans dégagement d'hydrogène. On peut chauffer légèrement sans inconvénients. On titre alors, et dans le dei^ nier cas on a Féquation : Sn -}- 2.Fe*Cl* = SnCl* -}- 4.FeCl, d'où il faudra pour 4 équivalents de fer= 112 à l'état de protochlorure calculer 1 équivalent=59 d'étain. Les résultats ne sont évidemment exacts qu'autant qu'il n'y a pas de fer. Dans ce dernier cas, il faudra traiter comme il est dit en c. la dissolution impure d'étain.

c. Si l'on a du bichlorure ou du bioxyde d'étain, ou une combinaison renfermant du fer, on la dissout dans l'eau avec un peu d'acide chlorhydri-

(*) Joum. f. prackt. Chevi., LXXVI, 484.

n Ann. der Chem, unâ, Pharm., CXVII, 261.

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