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DE CET ACIDE DANS LES SELS

a. Des carbonates neutres alcalins et alcalino-terretix.

Si Ton a la certitude que les sels ne renferment qu'un équivalent d'acide pour un écjuivalent de base, et qu'il n'y a pas en présence d'autre sel à réaction alcaline, on peut titrer alcalimétriquement la base (§§ tl9, ttO, St3) et pour chaque équivalent de celle-ci calculer 1 équivalent d'acide carbonique.

b. Des carbonates qui perdent facilement et complètement leur acide carbonique au rouge.

Par exemple : carbonates de zinc, de cadmium, de plomb, de cuivre, de magnésie, etc.

a. Anhydres. — Ou chauile au rouge un poids connu de la substance dans un creuset de platine (avec le cadmium et le plomb on prendra un creuset en porcelaine) et on prolonge la calcination jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de perte de poids. On obtient ainsi des résultats très-exacts. — Avec les substances qui chauffées à l'air absorbent de l'oxygène, on fera la calcination dans un tube à boule, au milieu d'un courant d'acide carbonique desséché. — L'acide carbonique est donné par la perte de poids.

p. Hydratés. — On calcine la substance dans un tube à boule dans lequel on fait passer un courant d'air bien desséché ou un courant d'acide carbo-^ nique sec si la substance est oxydable : ce tube à boule est relié avec un bouchon bien sec à un tube rempli de chlorure de calcium. — Pendant la calcination on a soin de chauffer avec une lampe la partie du tube du côté du chlorure de calcium, à une température suffisante pour empêcher en ce point la condensation de la vapeur d'eau, en évitant bien entendu de brûler le bouchon. La perte de poids du tube à boule donne l'eau plus l'acide carbonique, l'augmentation de poids du tube à chlorure de calcium donne l'eau. La différence fera donc connaître l'acide carbonique. A la place d'un tube à boule on pourra prendre un tube plus large et mettre la substance dans une petite nacelle que l'on pèsera avant et après.

c. De toutes les bases sans exception y si les composés sont anhydres.

On fond du verre de borax dans un creuset de platine pesé, on laisse refroidir sous le dessiccateur, on pèse, on place la substance bien desséchée dans le creuset et l'on pèse de nouveau. On a de celte façon le poids du carbonate et celui du sel de borax. On a soin qu'ils soient dans le rapport de 1 : 4. On chauffe lentement pour élever graduellement la température au rouge et on la maintient jusqu'à ce que la masse soit en fusion tranquille. On pèse après le refroidissement. La perte de poids donne le poids d'acide carbonique. Les résultats sont très-eidicis (Schaffgotsch).

On se rappellera qu'on peut parfaitement maintenir en fusion au rouge le verre de borax pendant 1/4 ou 1/2 heure, sans qu'il éprouve de perte par sublimation, mais que si on le porte au rouge blanc (en chauffant sur le cha-

574 CHAPITRE lï. — DÈTHRWHATION DU 'POIDS DES CORPS. jg 136

lumeau â gaz) la perte est déjà sensible au bout de quelques minutes (*).S'il reslait tpielques bulles de gaz acide carbonique dans la raasseftradue, cela n'aurait aucune intluenœ sur leiréiHltat.

Au lieu du verre de borax on peut employer du bichromate de polasse fondu pour chasser l'Hciile caiboniqne. On^en prend environ 5 parties pour une de carbonate (tf. fioïe) ("), Il Taut alors cbauffer faiblement at avecbeaucoup de précaution, sans quoi le sel perd lui-même de son poids {"")- On peut aussi épuiser l'acide carbonique des carbonates alcalins en chautlaiil fortement avec de la silice calcinée (V-Rote) ("**).

d. De UntU» les hatet sam exception {dosage par perle de poids). aa. Quand. les.baiefi combiitées à l'acide, carkouiqueroTmeiit des sulfates solubles.

On seserviradTec a^nlage de l'appareil représenlè flans la figure 90 et dont le dessin fait suftisaroment comprendre la disposition, Onchoisit lacajtacité des balloie d'après .laiforce de la balance. £ peut étie jiLus petit que A. Le tube a est fermé ân.t avec une, petite boule de > cire' ou au moyen d'un bout de tube en caoutcliouc dans lequel on introduit un bout de. baguette de verre. L'autre exirémilé, ainsi que celles des luhesic.et.d, est ouverte. Le ballon .B estrpresgue à. moitié Ten^pli d'acide sutfurique .concentré, eiempt decomjutséB.oï^aee d'azoteet d'acide sulfureux. Les fermetures doiventitpe toutes hermeliquËS. On met .ta .substance , pesée dans le ballon A. on remplit le ballun aur tiers d'eau, on ferme le bouchon .et on équilibre l'appareil sur une balance. Au .niojen d'un ipetit tube en caoutchouc, qu'wi dispose auibout.dn tubed, on aspin quelques bulles id'air. La jiressioa itiminueen.A.etquandon cessed'a»- .pirar, l'acide sulfurique de B moulB danste tubec On. regarde si lenivaau du .liquide dans ce tube reste quelque temps à la même hauteur.

Pl^ gj pour s'assurer qti'll n'y a pas àe

fuitiK dansl^ppareii. Alors par d on ospireune^us grande quantité d'air, ce ^i dâtormine -le passage d'une -partie de l'acide aulCurique dans A. Ansailôt Je ^carbonate est déoompoB*, l'acide carbonique ^rfiassé %t dégage par c, puis S'ei» va idaiB l'air par le ,tubed, après s'Atpe (tomplâteineiit desséché en 'traverjairtiracide solltarique concentré iieiB.'*>uand le dégagement '«esae,on fait de nouveau arriver mt ^eU'd'aoide sulfurique dansiA,»] aepivantaTecpFéoaatioii'paT'tf.etoncoa- Ci ■ZeHsthr. J. analyl. t*™,, 1, SS.

f~).gaiiuhr..f.,aiullyt.£hiH^,i, 183.

(-n An», de Pogg., CïVl. 686.

g 139] AGIDfi QâLRBÛliiQUB. 375

tinue ainsi jusqu'à la décomposition coiqplète du carbonate. Âbrs en a^irantrairjiJiHB fortement, on fait .couler une plus grande quantité d'acide sulfuriquedans A, pour que le contenu de£e>baUon s*échauf£e.fortement; quand on ne .mt plus -se .dégager de»buUe$, -on tdébauQbe l'ouverture i> et l'on aspire ^pard jusqu'à ce que .l'air qui .sorttpar^;^ Jlit:arr^ve^dans la. bouche n'ait plus du tout k sa-veurde raoide»carbonique,(*). Quand le.' refroidissement est complet, on .reporte rappareil'TSur la balance et «l'on .rétablit >réquilibre avec des poids que Ton place à côté. Ces poids représentent la quantité d'acide carbonique contenu dans la substance.

En prenant les ballons À et B assez petits pour que le poids total de l'appareil tout monté et rempli des liquides ne pèse que 70 grammes environ, on pourra le peser sur une balance délicate. Cette méthode, imaginée par Will et moi, donne de bons résultats si la quantité d'acide carbonique n'est pas trop faible. On a modifié cet appareil de mille manières, surtout dans le but de le rendre plus léger ; voir la note de la page 577.

Si 1<S5 carbonates étaient mélangés de sulfites ou de sulfures, dont l'acide sulfureux ou sulfhydrique se dégagerait avec l'acide carbonique, on ajouterait à la substance une dissolution de chromate jjaune de potasse plus que suffisante pour décomposer ces sels étrangers ; — s'il y avait des chlorures on mettrait dans le ballon à décomposition A du sulfate d'argent dissous pour arrêter Pacîde chlorhydrique ; ou bien on adapterait au tubede sortie d un petit tubeten U, qui serait au commencenœntlaré avec J'appareil et à la fin pesé avecilui. On le rmiplirait, suivant les indicaltions 'de StoUfa, avec des fragments de, pierre ponce qu'on. auraitid^eiboFd fait Iboiilllir dans une dissolittimi saturée de sulfate de cuivre ijiffiqdfà -ce > que ttoiitiFair soit dhassé, et qu'on sécherait ensuite jusqu'à la dédhydrdtaiion du-sël de'cdivre.^Ce tube en U rem|Jlit 'pafïaîtemént le but auquel il est destiné avec des branches de 8 centimètres de longueur et de 1 centimètre de diamètre intérieur : l'ouverture, qui ne communique p^s directement avec â, est fermée par un bouchon à travers lequel on fait passer un petit bout de tube de verre, par lequel on; aspire à l'aide d'un tu1be en caoutchouc.

bb. Lorsque les bases font avec l'acide sulfurique des sels insolubles.

On ne peut plus em{iloyerla méthode aa., parce ique 'le «ulfateinsoiUble qui se*forrae jmJtége contre la décomposition urltéiiieure te carbonate qu'il recouvre.'On modifie l'appareil comme l'indique la figure ^91.

On voit que le changement porte seulement sur le tube dh^ qui est mani d'une boule au diéhors et ^eAi étiré en 'poirtte fnie à 'la pai*tre inférieure.

On opère de la 'façon «urvailte :Dans A on met la sdbâtance pesée avec de l'eau : le tube à boule oft confient de l'adide azotique étendu en quarttiléLphis que sUfItsante pourchasser loUlTacide carfconique.-On erapêdhel'écoiileraent du liquide parla pointe inférfeupcen îerniailt 'hermétiquement 'en ;& avec une petite boule de cire molle, ou avec un tube en caoutchouc dans 'lequel on introduit un botft de bagmeJlte^en -verre. ^Àu commencement la pointe du

0 Dans les analyses exactes il est bon, pendant qu'on aspire en d, de joindre à a un tube i chlorure de calcium. Au lieu d'aspirer aveCla bouche il vaut mieux se servir tTim aspirateur ou d'une pompe pneumatique.

370 CHAPITRE IT. — DÊTEBHmATlON DU POIDS DES CORPS. [g 139

tube a ne plonge pas dans le liquide du ballon A- ^ Quand l'appareil a été équilibré sur la balance, on enfonce avec précaution le tube ab, en le tournant sur lui-même, Jusqu'à ce que la pointe plonge au fond de A, puis en débouchant de temps en temps l'ouTerture b, on laisse couler un peu d'acide azotique jusqu'à ce que tout lecarbonate soit décomposé. On chauffe ensuite A jusqu'à ce que l'ébullition commence, on ouvre en b, on aspire l'acide car* bonJque de l'appareil, comme il est indiqué ena., et après le refroidissement on mesure la perte de poids.

Fig. 91. ïig. 9Ï.

On voit de suite qu'on peut donner à l'appareil d'autres dispositions A In place du ballon B, on peut mettre le tube C en communication avec un loix à chlorure de calcium, ou un tube rempli de pierre ponce ou d'amianle imprégné d'acide sulfurique concentré ; — on peut mettre la substance dans un petit tube qu'on suspendra à l'aide d'un fll dans le ballon contenant l'acide ou qu'on y placera verticalement, de façon à pouvoir le renverser dansl'aeide après qu'on aura fait la tare; — on peut fermer le tube a avec une pelile pince à caoutchouc qu'on placera en 6,etc. Toutes ces niodilications ne changenl en rien les résultats, quand elles sont faites judicieusement. La Qgui'e 92 représente un des appareils employés par F. Mokr.

Parmi les appareils légers et que l'on peut se procurer dans le commerce, j'indiquerai encore celui de Geitsler (*}, ligure 93. 11 est formé de deuï parties AB et C; la partie C s'adapte au cola, par une partie usée à rémeri,alln que la fermeture soit hermétique et que l'on puisse cependant ouvrir en a pourremplirou vider l'appareil. Dans C se trouve un tube 6c ouvert a ui deui bouts, pouvant fermer exactement C à l'eil remit éc, où les deui parties sont encore usées à l'émeri : ce tube frc passe àfrottement doux dans le bouchon

n Joum. f.prackl. Oum., LI, î5.

g 139] ACIDE CIRDONIQUE. 317

qui le mainlient dans in position convenable. Le dessia sufât pour faire comprendre le reste de la disposition. La substance pesée est mise en A, on y ajoute de Teau et on opère le mélange en agitant. On remplit presque complètement C avec de l'acide azotique étendu : pour cela on se sert d'une pipette pour verser l'acide dans C, en soulevant le bouchon J, mais en maintenant la partie inférieure de C fermée par le tube bc. On adapte C sur A, on remplit la moitié de B avec de f'acide sulfurique concentré et on ferme b en haut avec une boule de cire ou un bout de lube en caoutchouc et une baguette en verre. Après la

pesée on opère la décomposition en soûle- ^

Tant légèrement b, aHn de laisser passer un peu d'acide de C dans A. L'acide carbonique se dégage par k en traversant l'acide sulfurique où il se dessèche. Quand la rèacUon est achetée, on chauffe avec précaution le ballon A presqu'à l'èbuUition, on débouche en b et l'on aspire par le tube d pour enlever tout l'acide carbonique, puis on pèse après refroidissement C).

Si l'on préfère décomposer le carbonale avec de l'acide chlorhydrique, on dessèche l'acide carbonique en le faisant passer dans uu tube contenant de la pierre ponce pénétrée de sutfalede cuivre anhydre, qui arrête en même temps les vapeurs d'acide chlorhydrique (Stolba) {"} et que l'on prépare comme il est indiqué en aa. On en remplit Fig. 93.

un petit tube en U léger, dont la grandeur

est proportionnée à celle de l'appareil. Ce tube peut servir tant qu'un tiers de son contenu est encore incolore.

Si dans l'une des méthodes décrites en d. bb., on prend un volume connu d'un acide titré, on peut réunir le dosage de l'acide canonique à celui de la

(*) Parmi les nombreux appareils destinés 9 dnser l'acide carbonique, nous citerons ceui décrits par H. Rose, Fritnche Rogers {Traité d'analgie chiTaigae de H. Rot, II, 808), Vohl {Ann- d- Chtm. u. Pharm.. LÏVI, Î47), M. Schaffner (Ann. d. Chem. u. Pharm., LUXU, 5Î5], Werlher {Uodificalion de l'appareil de Geiuler, Jount. {. Prack. Cliem., LII,B9), J. I».Scftim(«(18551, A. Hayer (Journ. f. Prack. Chem., 11V\I, Si), Tk. Simmler, (Jaurn. f. Prackl, Chem., UXI, 158). Al. Bauer, i>. Hard {Chem. Gai., 1859), C. D. Braun Jour, de Dmgler, CLV, 301), E. J. Regnelds {Chem. Ntwi, 186Î, 143), SMba {Zeilschr. . amilyl. Chem., I, 368), Ullgren {id., VIII, 46). Johnion (id., II, 90), Butiun {id., i, iOS), et d'aulres encore. Le procédé de Johruon diffère des procédés ordinaires, en ce que l'appareil et les acides sont saturés d'acide carbonique »v»nt l'eipérience, et par conséquent après la réacllon on n'a plus à chasser le gai des liquides et de l'appareil. Bleu entendu il fautijue d'une pesée à l'autre la température et la pression resMnl les mêmes.

(-) Joura. de Dingler, CLSJÏ, 1Î8

378 CHAPITRE IV. — DÉTEBUIHATIÛN DU POIDS DES CORPS. g 439

base §itS9tU. a. On verse. Fadde titré au moyen d*une burette à bout efBié dans le tube à boule de r^ippaneil, figure 91, page 576, dont on a.fermé.k pointe avec un peu de suif. La tare faite, on fond le suif en ^chauffant légèrement et l'on achève comme il «est dit (Stolba*).

e. De toutes les bases sans exoeptûm {dosage jtar raugmentation dépends d'un appareil. à absorption,).

Cette "méthode, rarement employée autrefois, a été «nrldutiappiiquée fréquemment par 'Kolbe, En mettant à profit les expériences faites pendant ees dernières années par G. J,Mulder, Stdlbaei IRolbe, j'ai essayé de lui donner une forme pratique et je crois que maintenant ce procédé pourra yendre de grands services, tant par sa simplicité que par Texactitude des résultats.

La figure 94 suffit pour donner une idée de Tapparéil tel que je le dispose.

A est un ballon de 150 à 500 C.€. fermé par un bouchon en caocttchoiK percé de deux trous ; bb' est un tube deux fois Tecoarbé, muni en c d^une boule et que Ton peut, au moyen du caoutchouc d fermé par une pince, mettre en communication soit avec Teiltonnoir e, soh avec iei tube /lempli de chaux sodée et communiquant avec le -ballon gf contenant de la lessive de potasse. Le tube A, muni d*une boule en son milieu, «est 'taillé en hisean à l'extrémilé inférieure. Le tube en U 't, de 1 7 centimètres de longueur et 16 millimètres de diamètre, ne reilferme que dans la courbure un peu de chlorure de calcium (**) ; les deus tubes /: et /de mêmes dimensions sont remplis, le premier k de chlorure de calcium, le second l de pierre ponce à sulfate de cuivre (page 575). Quant aux plus^petits tubes m, n, o, p, de 11 centimètres de longueur et 12 millimètres de 'diamètre, m renferme du chlorure de calcium, n et o sont remplis aux | de chaux sodée en gros grains (snNiron:âO grammes) et on achève dans la branche de droite avec du chlormne de .calcium en grains : p .coiflient de la chaux -sodée dans la branche droite et du chlorure de calcium du côté du tube o, — t, *, 7 et m ne servent qu'à débarrasser l'acide carbonique deJa vapeur d^eau et dei'adde chlorhydrique, n et o avec leur chaux sodée absorbent complètement Tanide carbonique et avec leur chlorure de calcium ils* empêchent la perte d'un peu de fvapeur d>eau (parce que la x)hanx sodée s^échauHe en absorbant Tacide carbonique) ; le tube p préserve de la vapeur 'd'eau extérieure les tubes n-eto qu'on devra peser. Lesibouchons de n et de osont recouverts de cireà cacheter. Les autres tubes sont fermés avec des bouchons en caoutchouc ou avec des bouchons de liège recouverts de cire à cacheter. L'appareil une fois monté peutservir longten^ps : il ne faut renouveler pour chaque ei^périence que le chlorure de calcium de 4 let remplir n, quelquefois aussi o.

'Après avoir pesé la sub^anoeet l'avoir mise dansÂavecun peu d'eau, «on pèse n et o, on assemble les pièces de l'appareil, on réunit b avec e, on ferme d et on aspire .l'air .avec Ja .pompe aérohydrique ou un aspirateur adajrté au caoutchoucs, relié. au tube' en U^r contenant un peu d'eau et aussi

O^Joutn. f.pKoek, Chem,, lOyil, 312. — Zeitxchr. f. analyt. Chem., V. 308 et m, AU.

{'") Il est à, peine besoin de dire qu'il faudra s'assurer que le chlorure de calcium n'est nuUoment alcalin : on a un tré&rboasel en joutant un peu 4e cal Jimmoniac à la solution de chlorure pendant l'évaporation.

g iZ9] ACIDE URBIWIQIIE. 37»

an tube p. la pince q>e8t'mlarellïimmtDuvarte.iOn reconnBllque<ra]^iMreil ferme htanàceque le passage des ibnDesi d'air 'd ans- l'eiu der cesse au bout de peu de temps, Ceta feit, onrertiftlit e d'aùde oUorbjdrique étendu (ou d'acide azotique suivant tes oirconstances) et «n outrant ti arec prdcaiaion on enf>il«oulerunpeudanGA. Auasitdtte dégagsiuentid'aoide carbonique

cammenceet on juge de-sa.foroe par le.pa»sage des bulles de gaz daned'eao du tube r,

Qaaad ie déga^inent se ralentit, on lais se. ami vsr une nowelle quantité d'acide en outrant 'd eteiil'on am^uFécomenablementet approximatÎTement la proportion d'aoide. Je décomposition du carbonate «ara complète qaand toKtle tube e«(«a vide. On lavée avec deil'eau queil'on -fait armer par d dans A, on enlève e, on réunit /avec (1, et en ouvrant convenablement don fait passer un courant d'air modéré dans .l'appareil,, pendant qu'on porte le contenu de A à une température voisine de l'ébullilion.

^0 CHAPITRE lY. — DÉTERMINATION DU POIDS DES CORPS. [§ 139

Aussitôt que l'acide carbonique arrive sur la chaux sodée, ceUe-ci s'échauffe et Ton peut juger par Télévation de température du degré de saturation de la chaux par Tacide. Quand les tubes à chaux sodée sont refroidis, la plus grande partie de Tacide carbonique est absorbée : on laisse encore passer le courant d*air pendant 5 à 10 minutes et Ton est plus certain que tout l'acide carbonique a été enlevé de A, t, A:, / et m. Si l'on a chauffé le ballon convenablement, il n'arrive que peu d'eau en t, de sorte que le chlorure de calcium de la partie inférieure du tube est seulement humide et non en déliquescence.

L'expérience terminée, on cesse l'aspiration en «, on enlève les tubes n eto et on les pèse. Leur augmentation de poids donne la quantité exacte d'acide du carbonate. — L'accord et l'exactitude des résultats ne laissent rien à désirer (*). On a les bases, sans aucune matière étrangère introduite, en dissolution à l'état de chlorure (ou d'azotate).

Pour une seconde expérience, on vide i, on y remet du chlorure de calcium, on renouvelle la matière de n. Le contenu de o n'a généralement pas besoin d'être remplacé : mais il est bon alors de mettre ce tube à la place de n el de mettre à la place de o le tube rempli à neuf.

Si l'on préfère chasser l'acide carbonique par la voie sèche, on peut y parvenir en fondant le carbonate finement pulvérisé (pour les carbonates alcalins la pulvérisation n'a pas besoin d'être aussi complète) avec six à dix fois son poids de bichromate de potasse fondu. Le tube à fusion est un morceau de tube à combustion que l'on courbe légèrement en U vers le milieu : d'un côté on le relie à l'appareil de purification de l'air, et de l'autre avec un tube à chlorure de calcium pour dessécher l'acide carbonique, puis des tubes à chaux sodée pour l'absorber, un tube de sûreté , el enfin un aspirateur. Après avoir fait passer lentement un courant d'air, on chauffe le tube et on détermine le dégagement d'acide carbonique. L'opération est terminée quand toute la masse est en fusion tranquille. On continue quelque temps le courant d'air et on mesure l'augmentation de poids des tubes à absorption. La méthode n'a pas à être modifiée quand même les carbonates renfermeraient des sulfures, des sulfites ou des hyposulfites (Pei-soz**).

f. De toutes les hases sans exception [dosage en chassant, absorbant et dosant voîumétriquement Vacide carbonique).

En faisant dégager l'acide carbonique dans un appareil semblable à celui décrit en e., ou tout autre analogue, on peut aussi déterminer l'acide éliminé par un des procédés qui servent à doser l'acide carbonique libre, c'està-dire qu'on peut l'absorber dans un mélange de chlorure de baryum ou de calcium et d'ammoniaque exempte d'acide carbonique : on opère comme il est dit au § 139. I. b. 3- et on achève suivant le § 139. I. b, p. bb.Mais cette méthode est bien plus incommode et plus longue que celle du § i3*- IL e., et elle ne donne de résultats sur lesquels on puisse compter, que lorsqu'on a eu soin d'éviter toutes les causes d'erreur que j'ai signalées.

Toutefois , quand il faut doser de très-petites quantités d'acide carbo-

(*) Voir les expériences de Frésénius dans le Zeitschr. f. analyt. Chem., II, >19 et 3il. (**) Compte» rendus LUI, 239.

nique, il est souvent préférable de les faire absorber par un volume connu d'eau de chaux ou de baryte titrée et d'achever l'opération d'après le procédé de Pettenkofer (§ 139. I. b. 7.)- Comme on applique cette méthi>de pour le dosage de l'acide carbonique atmosphérique, j'y reviendrai à propos de l'analyse de l'air. Je dirai seulement que AL Muller (*), E, Schulze (**) et P. Wagner (***), ont fait connaître des appareils particuliers et des détails de manipulation pour obtenir des résultats plus satisfaisants.

g. Dosage de Vacide carbonique par les mesures volumétriques.

OL. Suivant C. Scheibler (****), ce procédé peut s'appliquer à tous les sels décomposables à froid par l'acide chlorhydrique. Il se recommande par la rapidité avec laquelle l'opération se fait et par la rigueur des résultats, mais il exige un appareil spécial. On en fait un fréquent usage pour doser le carbonate de chaux dans le noir animal.

L'appareil très-ingénieux qui sert dans cette opération est représenté dans la figure 95. Dans le flacon A on met le carbonate à décomposer. La décomposition se fait en soulevant ce vase, parce qu'alors l'acide chlorhydrique contenu dans un petit tube en gutta-percha S et d'abord relevé, coule sur la matière quand on incline le flacon. Le bouchon en verre de A usé à l'émeri et graissé ferme hermétiquement : il est percé d'un trou central dans lequel est mastiqué un bout de tube de verre recourbé à angle droit. L'acide carbonique qui se dégage arrive par le tube en caoutchouc r dans une vessie mince en caoutchouc qui se trouve dans le flacon B. Le bouchon de ce dernier est percé de deux autres trous, l'un traversé par le petit tube q fermé avec une pince, Tautre par le tube u qui communique avec le tube à mesurer le gaz. C'est un tube C, ayant une capacité d'environ 150 C.C., partagé en demi-centimètres cubes, et qui communique par le bas avec le tube D non divisé. Dans le bouchon inférieur en caoutchouc de celui-ci passe un second tube, réuni par un bout de tube en caoutchouc et une pince p à un autre tube qui plonge au fond du flacon £ à deux tubulures ; la seconde tubulure est munie d'un tube en caoutchouc v. Le flacon E est le réservoir à eau. En ouvrant p, l'eau de D coule en E : mais en soufflant par le tube v on fait monter l'eau dans D. Au commencement on remplit presque complètement E avec de l'eau distillée qu'on verse par D.

Comme toutes les pièces, sauf le flacon à décomposition, sont montées à demeure, on fixe l'appareil sur un support avec des colliers en laiton. A côté du tube à gaz on attache un thermomètre.

Au commencement de chaque expérience on remplit d'eau les tubes D et C, de façon que le niveau coïncide avec le zéro de C. Pour cela on débouche A et l'on souffle par t; jusqu'à ce que le niveau soit un peu au-dessus du zéro : on produit l'affleurement exactement en ouvrant la pincep avec précaution. Si par hasard l'eau passait par le tube u et arrivait dans le vase B, il faudrait démonter l'appareil et le nettoyer. Pendant que l'eau monte en

(*) ZeiUchr. f, analyt. Chem.» I, 47.

D Zeitschr. f. analyt. Chem., IX, 290.

C*") ZeiUchr. f. analyt. Chem., IX, 445.

(****) Dosage du carbonate de chaux dans le noir animalf par C. ScMeiber, 1862, Berlin.

3SS CHAPITRE IV. — DËTBfHUBiTIOII' DU POIDS DES CORPS |i 131 i

C, Tairast ohaMédana-B et compirnis la vesne:! qu'il doit oomptétamml yiàst et aplatir,. et si cela n'aiTirRit>pas,.an soulSsrait avec pfécautionpii le tube 7. £i:aui osatraire la Teasia K> était vide aTantquc le liquida' aibat-

(eint le zéro dans C, on ouvrirait q pour, amener l'affleurement, le oiteau étant le même dans les deux tubes. —On posera l'appareil dans une salleif température aussi conslante que possible et on le préserverïde ràctftm àes rayons directs du soleil, ainsi que du raptnnement des fonmeaui, «ar les Tarialion&sHbttes'dalompéralure'Buis*ni:à>l!«iaBtitiideda.:ésiilt«ts.

§ 130] i^GIDE GÂflB0NI(3IIE. 5g5

On^ peut appliquer cette méthode à Tanalyse- de' tousilesf oarfaonfttes décomposés à froid par Facide chlorhydnique; On inet lleasai finement pulvérisé dans le fihcon A bien- sec, oni verse daits-le cylindoe S en gutta«^emha 10 ce. d'acide chlorhydrique de densité 1,12 ; on Tintroduiti avec précaution dans le flbcon et- on ferme hermétiquement k' bouohon graissée Par cette opération le niveau du- liquide' baisse uiiipeu.eBiG.et]moni)e en Û: on rétablit Féquilibre en ouvrant un instant le tube g.. On observe le Ibenmométne elle baromètre : on saisit le flacon A de la main droite et par le col pour éviter réchauffement, on rincline* pour faine couler. l!aoidB;sun le sel et en^même temps on ouvre la* pince p avec précaution,, da façonique le 'niveau de Teau 8oU 2^' même dans 1)95 deux tubes : on oontiime «dib intbÊrupiian tant qu'il se^ dégage de Tacide carbonique; L'essai, est terminé quand^ le liquide oon<serve quelques secondes son niveaui en^COn amène aiODS: tnès-exâctement les deux niveaux dansles deuK tubes àètpe sud le mâmeE plan, horixontal) on fait la lecture du volume et on observe ^si la fnaipératuraa' varié. Si elle est restée constante, les C.C. observés donnent le volume d'acide carbonique dégagé. Toutefois, comme une petite quantité de gaz reste dissoute dans l'acide chlorhydrique, il y a une correction à faire. Scheibler a déterminé ce qui pouvait rester de gaz dissous dans les 10 C.C. d'acido chlorhydrique à la température moyenne et il a trouvé qu'il fallait ajouter 0,8 C.C. au volume mesuré directement avant de ramener à 0% à la pression 760 et à l'état sec (§ W9S) (*). Pour i 000 Géd, dîaeiiie;QarbanLqtte.daâii&ces>eonditiûn& normales, on comptera' enfin l<r;d?4i46i»

Si ron> voulait éviten touta conreotionv on pourrait,, avanti chaque série d'expériences, chercher pour le jour où l'on opèiîe:le rapporj.. entre l'acide oai4)onique obtenw (augmenté de& 0^ G.C.. da gas resté- dissous) et celui que donnerait un poids^ oonna'de carbomila'de ehaux> pur. (de spath d'Islande sec et finement pulvérisé)» Supposon^^ pan esemple,. que 0'%275,7 de carbonate de chaux pur contenant 0»', 120428 d'acide carbonique aient fourni B^^S'CX: de gazs y eompris les O^Sr de correction:,. et que. dans le& mêmes conditions 0*(^,2571 da dolomie en^ aittitidonné^ 5.6^5>G.C>.y- compris aussi les 0,8 de correction, lai proporlioa

6a,0 : O;l'204"2f8=57;3:ar

fournit a:=i0«',10816 d'acide carbonique; donc il y en a 45^62 pour 100 dans la dolomie.

p. E. Dte^mifc; (^*) ;ai faitv construire un. appareil fort commode destiné au même usage, et avec lequel on mesure l'acide carbonique dégagé sur le mercure. 11 a ealbulé des tables- qui dbnnentlë poids^d^nnoentimètre cube d'acide carbonique pour dès pressions dfe 72&'à*770miUimèt«»s, et les températures entre 10* et 25*, et qui font connaître la quanti té^ d'acide carbo- Bîfue ai^sorbée paP'5i61(L dtaoîde* oblochyiàriqua; da-deiuitô: lsl2ô< pour des

n n'y a toutefbi^tnie certinnemcertftudb'cRtDS'oe modê>dè'Oorrectiàn, ean lii«f|iiaiitité d*icîd^earbonii|ue'qQi> reste absorbée; dépend! de U ooncentration. de: la. solutionj saline formée, et aussi de la quantité d'air mélangé à l'acide carbonique : elle. Tarie donc avec le volume de gaz dégagé. (Voir les nouveaux essais de Scheibler et ceux de Dietrich. Zeitschr. f. analyt. Chem., III, 165.) . n Zeitschr. f. analyt. Chem,, lU, 162. — IV, 149. — V, ifli,

384 CHAPITRE lY. — DÉTERMINATION DU POIDS DES CORPS. [g 140

dégagements gazeux compris entre 1 et 100 CX. Avec Tappareil de Dielrich et ses tables, on peut doser très-vite et exactement Tacide carbonique, en sorte que la méthode se recommande surtout quand on a une grande série d'analyses à faire.

«y. G. Rumpf (*) a décrit un appareil fort simple que chacun peut monter. — Comme il n*ofTre d'avantages qu'autant qu'on a les tables que Tauteiu* a calculées, et que celles-ci ne peuvent trouver place ici, je renvoie au travail original.

i. Pour doser de petites quantités d'acide carbonique dans les minéraux, on peut aussi les envelopper dans un peu de papier à flltre, les faire parvenir au sommet d'un tube divisé, muni d'un robinet en verre et rempli de mercure par aspiration. A l'aide d'une pipette à pointe recourbée, on fait arriver une quantité connue d'acide chlorhydrique sur la substance, on mesure le volume d'acide carbonique, en tenant compte du gaz dissous par l'acide. Voir § 198 pour le calcul en poids.

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