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La baryte d'avec la potasse et la soude : 10. 12. — d'avec l'ammoniaque : 11.
A. Méthodes générales.
1. Toutes les terres alcalines d*aTec la potasse et la soude.
10 Principe : Le carbonate d'ammoniaque ne précipite d'une dissolution contenant du sel ammoniac que la baryte, la strontiane et la chaux.
On additionne la dissolution, dans laquelle les bases sont supposées à rétat de chlorures, avec autant de chlorhydrate d'ammoniaque qu'il en faut pour empêcher la magnésie d'être précipitée par l'ammoniaque ; on étend assez fortement, on ajoute un peu d'ammoniaque, puis du carbonate d'ammoniaque en léger excès, on laisse reposer dans le vase couvert pendant 2 heures en un lieu chaud, on filtre, on lave le précipité avec de l'eau trèslégèrement ainmoniacale.
Le précipité renferme la baryte, la strontiane et la chaux : dans la dissolution se trouvent la magnésie et les alcalis. C'est là au moins ce que l'on peut admettre pour les analyses qui ne demandent pas la plus grande rigueur. Mais dans le cas où il faut la plus scrupuleuse exactitude, il faut faire atten- . tion que la dissolution contient encore des traces très-faibles de chaux et un peu plus considérables de baryte, parce que les carbonates de ces bases ne sont pas tout à fait insolubles dans un liquide qui contient du chlorhydrate d*ammoniaque : de même aussi le précipité peut renfermer un peu de carbonate ammoniaco-magnésien.
On traite le précipité d'après le § 1 54 ; quant au liquide filtré, — dans les analyses exactes, — on l'additionne de 5 ou 4 gouttes d'acide sulfurique étendu (mais pas davantage), puis ensuite d'oxalate d'ammoniaque et on laisse reposer 12 heures à une douce chaleur. S'il se forme par là un précipité, on rassemble celui-ci sur un petit filtre, on le lave, on le traite sur le filtre par un peu d'acide chlorhydrique étendu, qui laisse le sulfate de baryte tandis qu'il dissout l'oxalate de c^aux. Comme il aurait pu se déposer avec ce dernier un peu d'oxalate de magnésie, on verse de l'ammoniaque dans la solution chlorhydrique, on filtre après le dépôt et on réunit ce liquide filtré au liquide principal.
On évapore à siccifé la liqueur qui contient la magnésie et les alcalis j on chasse les sels ammoniacaux en chauffant légèrement au rouge dans un creuset eu platine couvert ou dans une petite capsule en platine ou en por-
g i55] OXYDES DU DEUXIÈME GROUPE. 463
celaine également couverte (*). — Dans le résidu on sépare la magnésie des alcalis d'après une des méthodes données aux numéros (15) à (24).
2. Toutes les terres alcalines d'avec l'ammoniaque;— H principe et traitement comme pour la séparation de la potasse et de la soude d'avec l'ammoniaque (4) et (5).
B. Méthodes plus spéciales.
Chaque terre alcaline seule d'avec la potasse et la soude.
i. La baryte d'avec la potasse et la soude.
On précipite la baryte par l'acide sulfurique étendu (§ iOi. 1. a.), on 12 évapore le liquide filtré à siccité et on chauffe au rouge le résidu, en ajoutant à la fin du carbonate d'ammoniaque (§§99. 1. — 98. 1.). On a soin que la quantité d'acide sulfurique ajoutée soit suffisante pour transformer complètement les alcalis en sulfates. — Dans les analyses rigoureuses, pour ne pas laisser échapper les sels alcalins entraînés par le sulfate de baryte et que les lavages ne peuvent enlever, on détache du filtre le sulfate de baryte desséché, on le chauffe avec assez d'acide sulfurique concentré et pur pour l'y dissoudre complètement, on étend de beaucoup d'eau la dissolution refroidie, puis on jette sur le même filtre le sulfate de baryte maintenant presque absolument pur, on le chauffe au rouge et on le pèse. Quant au liquide filtré, on l'évaporé à siccité dans une capsule en platine, on chasse l'acide sulfurique et on dose la petite quantité d'alcalis qui s'y trouve.
Cette méthode, à cause de sa grande rigueur, est préférable à celle indiquée en A., quand on a de la baryte à ne séparer que d'un des deux alcalis fixes : s'ils s'y trouvent tous les deux à la fois, l'autre procédé est plus commode, en tant que les alcalis sont à l'état de chlorures.