I. DES DOSAGES
Dans les analyses chimiques, le dosage ou détermination des quantités réelles des substances se fait généralement par des pesées ; majs dans beaucoup de cas on emploie les mesures en volumes pour les gaz et pour les liquides. L'exactitude des résultats dépend évidemment d'abord de la justesse de la balance et de celle des mesures de capacité, puis certainement aussi de la pureté de la substance employée dans la recherche, de celle du produit formé, et enfin, dans les analyses volume triques, de la bonne préparation des liqueurs titrées. Le chimiste ne saurait donner trop d'attention à ces points importants et l'on nous pardonnera si, à ce sujet, nous entrons dans des détails qui au premier abord pourraient paraîtfe superflus.
CMAPITRE I. — DES OPÉRATIOSS.
Les pesées ne seront bonnes qu'à la condition première de posséder ufle bonne balance et des poids exacts. Avant donc de nous occuper de la manière dont doit se faire l'oporation elle-même, disons quelques mots dés instruments à employer.
Bien que la théorie de la balance soit du domaine de la physique, nous croyons cependant nécessaire de rappeler ici, avant tout, comment on doit essayer une balance destinée à des analyses {fig. 1), et se mettre en garde
conireles erreurs queTon pourrait commettre dans les pesées : l'eipérience nous a appris que tous les jeunes chimistes n'ont pas à est égard des nolions assez claires.
Deux choses sont nécessaires pour qu'une balance soit bonne et puisse être employée : il faut qu'elle soit jutte et ientible.
§«■ Lajialette d'une balance dépend des conditions suivantes : a. L'axe de rotalion doit être au-deitu» du centre de gravité. — Cela est nécessaire, non pas tant pour que l'instrument soit juste, que pour qu'on puisse en faire usage. En effet si le centre de gravité coïncidait avec l'axe de suspension, la balance à vide, ou également chargée dans les deux plateaux, resterait en équilibre dans toutes les positions, et si le poids placé ■ dans l'un des deux plateaux était tant soit peu supérieur à celui placé dans l'autre, aussilût le fléau prendrait la position verlicale, le poids le plus lourd