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DOSAGE DE L^AZOTE PAR LA CHAUX SODÉE

lors du titrage et qu'on doit toujours employer pour les analyses. On place ces 20 centimètres cubes dans un vase à fond plat; on aspire avec la bouche le liquide acide qu'on fait ainsi pénétrer dans le tube à boule; on lave convenablement à l'aide de la pissette l'extrémité du tube à boule au-dessus du vase à fond plat. On met ce dernier de côté : il servira à faire le titrage après la combustion de la matière.

On pèse ensuite exactement de 1 à 2 grammes de la substance à analyser; on dessèche dans une capsule de platine la chaux sodée. On place dans le tube une longueur de chaux sodée, égaie à 3 centimètres environ; puis on mélange dans un mortier chaud la matière avec une quantité de chaux sodée pouvant occuper environ 15 centimètres, en ayant soin d'éviter de triturer le mélange. On verse avec précaution ce mélange dans le tube; puis on lave le mortier avec de la chaux sodée (5 centimètres cubes) ; ensuite on ajoute une couche d'environ 10 à 12 centimètres encore de chaux sodée> un tampon d'amiante calciné, et enfin, après avoir tassé légèrement la <;haux en frappant le tube doucement sur une table, on adapte le tube à boule. On entoure le tube avec du clinquant et on le place dans la grille à gaz. On s'assure que le tube tient bien en échauffant la boule extérieure avec un charbon : le liquide doit monter dans la boule la plus voisine du tube à combustion.

On commence alors à chauffer par la partie antérieure, afin d'éviter toute condensation ultérieure de goudron et de produits empyreumatiques dans l'acide.

On dirige le feu de manière à obtenir un dégagement de gaz très-régulier; l'opération de la combustion doit durer au moins trois quarts d'heure ; il faut que le dégagement soit continu, le danger étant surtout qu'il y ait absorption et que l'acide ne vienne à remonter dans la boule voisine

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du tube, auquel cas l'analyse est manquée. L'addition d'un peu de sucre permet toujours d'éviter cet inconvénient en donnant lieu à un abondant dégagement de gaz.

Lorsque tout le tube a été porté au rouge, qu'il ne se dégage plus de gaz et que le liquide tend à reprendre son niveau dans le tube de Will, on casse la pointe effilée avec précaution en aspirant légèrement par l'autre extrémité à l'aide d'un caoutchouc enfilé dans la pointe du tube à boule. Cette dernière opération a pour but de balayer le tube et d'entraîner dans l'acide titré jusqu'aux dernières traces d'ammoniaque.

On détache alors avec précaution le tube <i boule, on verse son contenu dans le vase de Bohème qui a servi à prendre l'acide, on lave a^ec soin le tube avec de l'eau distillée en réunissant les eaux de lavage à la liqueur, puis on titre de nouveau l'acide sulfurique; la différence fait connaître le poids de l'azole contenu dans la matière soumise h la combustion.

Si l'on a employé du chlorure de platine, on recueille sur un fdtre en décantant, on dessèche et calcine le chlorure de platine après lavages h l'alcool (').

;ut remplacer le 1 l'a indiqué Pélisur les résultats nent vérifié. On 0 centimètres et !S extrémités. Au ur de 3 â 3 cen- ', puis un tampon tube de la chaux imètres, puis la ^ee mélange doit

sage de la potatie.

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occuper également 8 à 10 centimètres), ensuite de la chaux sodée seule jusqu'à 25 ou 30 centimètres de Torifice; enfin un dernier tampon d'amiante. Le reste de l'analyse est conduit comme il est dit plus haut, si ce n'est qu'à la fm on chauffe l'acide oxalique, dont les produits de décomposition balayent le tube qui ne peut être mis en communication avec l'air extérieur, comme le tube de Bohême dont on se sert dans la méthode de Will et Varrentrapp.

Il est un autre procédé que je recommande comme plus simple et plus commode encore. Je me sers d'un tube de fer ouvert à ses deux extrémités. Ce tube est mis en communication avec un appareil à dégagement continu d'hydrogène lavé et séché ; on fait passer un courant lent de ce gaz pendant toute la durée de la combustion, et l'on entraîne ainsi jusqu'aux dernières traces d'ammoniaque dans le tube à boule. Le tube en fer, ouvert aux deux extrémités, se nettoie très-facilement et sert indéfiniment. — Il n'est plus besoin de recourir à l'addition de sucre à la matière.

29. — De la valeur de la méthode. — Plusieurs chimistes ont, à diverses reprises, élevé des doutes sur l'exactitude des résultats obtenus à l'aide de la chaux sodée, les uns accusant des chiffres trop élevés d'azote, les autres des chiffres trop bas, si l'on compare les résultats obtenus par le procédé de Varrentrapp et Will à ceux que fournit la méthode de dosage de l'azote en volume, appliquée aux mêmes substances.

Le grand nombre d'analyses de matières azotées publiées jusqu'à ce jour, d'une part; de l'autre, les services considérables que rend, dans un laboratoire de chimie agricole, l'emploi de la chaux sodée, m'engagent à insister tout particulièrement sur la valeur réelle de cette méthode et à montrer comment et pourquoi les accusations qu'on a tournées contre elle ne sont pas fondées.

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Dans un travail récent, Nowak et Seegen ont cherché à établir que la combustion des matières organiques azotées, et en particulier celle des substances protéiques animales et végétales, avec la chaux sodée, ne donne pas la totalité de Tazote existant dans ces matières.

En vue de vérifier cette assertion, qui, si elle était fondée, mettrait en doute la plupart des résultats analytiques que Ton considère jusqu'ici comme acquis à la science, Petersen, Mârcker, Abesser et Kreusler, de la Station agronomique de Poppelsdorf, ont repris l'étude de la question, et les résultats obtenus par ces chimistes ne laissent aucun doute sur la valeur de la méthode de Yarrentrapp et Will.

Ces savants ont opéré sur de la chair de bœuf, sur des résidus de viande (employés comme aliments pour les animaux) et sur la conglutine. Ils ont dosé l'azote par trois méthodes :

V Méthode en volume de Dumas;

2® Méthode de Yarrentrapp et Will, chaux sodée et chlorure de platine ;

3^ Méthode de Yarrentrapp et Will, modifiée par Péligot, chaux sodée et acide sulfurique.

Yoici les résultats de ces trois séries d'analyses :

Méthodei. Azote p. 100 trouvé dans

chair de bœuf, résida de-viande, conglutine.

10 Dumas 14.01 12.15 " 15.37

Id. corrigée!») ... 13.77 11.99 15.18

2*' Chaux sodée :

a) titrée 13.77 12.12 14.96

&) Par pesées. . . . 13.62 12.14 15.00

avec addition de sucre. 13.79 12.13 15.01

(*) Frésénius et d'autres analystes ont observé que dans la méthode de Dumas les «ombres sont, en général, un peu trop forts,

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Les nombres obtenus par les trois méthodes sont sensibleipent identiques. L'addition de sucre ne change pas non plus les résultats.

L'impureté de la chaux sodée ,du commerce et la présence dans ce réactif de composés nitreux expliquent les différences constatées dans les analyses. Kreusler a montré qu'une chaux sodée, à laquelle il avait artificiellement incorporé des nitrates en quantités telles que la chaux sodée contînt 0.03 p. 100 seulement d'azote, pouvait faire trouver, dans du sucre pur, jusqu'à 0.79 p. 100 d'azote. Il est donc essentiel d'essaver la chaux sodée, soit avec le réactif de Nessler, soit autrement, afin de s'assurer qu'elle est complètement exempte d'acide nitrique ou de composés nitreux.

Kreusler a, en outre, vérifié une remarque importante de Knop relative au chiffre trop faible qu'on peut trouver pour l'azote, dans certaines circonstances. Knop a constaté que lorsque la couche de chaux sodée que les gaz doivent traverser avant de se rendre dans le tube à boule, est trop longue, il y a une partie de l'ammoniaque formée qui se brûle et échappe, par suite, à la condensation. Kreusler est iirrivé à obtenir ainsi telle perte d'azote, en augmentant la longueur de la colonne de chaux sodée, que non-seulement elle faisait disparaître l'augmentation due aux impuretés de la chaux sodée employée, mais qu'elle pouvait conduire à trouver 1.57 p. 100 d'azote en moins que n'en contenait la matière analysée.

environ 0.2 à 0.5 p. 100, ce qei tient à ce que le courant d'acide carbonique, même prolongé, n'enlève pas tout Tair qui reste adhérent à Toxyde de cuivre. La méthode de Schlœsing, que j'ai précédemment décrite, obvie entièrement à cet inconvénient et donne des résultats absolument exacts, le vide étant préalablement fait dans l'appareil.

30 MÉTHODES GÉNÉRALES d'aNALYSE.

Dosage avec cbaux sodée : «

Azote p. 100 dans chair. couglutine.

Longueur de couche convenable 13.77 j

Dosage avec couche chaux sodée !-*-0 .39 14.96

impure 14.16 )

Dosage avec couche de 1 8 cent. } — 0 . 2 7

cbaux sodée impure. . . . 13.77) Dosage avec couche de 35 cent. >— 1.57 14. 69^

chaux sodée impure. . . . 12.20 )

Chaux sodée impure 14.16 12.20

— pure 13.77 13.77

Différence H-0.39 1.57

La conclusion finale de ces recherches est que, bien appliquée, la méthode de la chaux sodée donne de bons résultats, et que les trois méthodes de dosage de l'azote sont également exactes.

Des recherches de Kreusler, Fleischer et Mârcker, résulte aussi que l'état de division extrême de la matière est une condition importante. Les essais suivants, faits sur des sons de froment grossièrement pulvérisés ou trèsfinement moulus, donnent des indications utiles à enregistrer et qui peuvent expliquer aussi des divergences observées dans les dosages faits sans toutes les précautions nécessaires pour l'échantillonnage :

Sons grossiers. Sons moulns.

Az. 11.90 12.03

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