‹ Traité d'analyse des matières agricolesChapitre 41 sur 127 · XIII. — FOURS A HAUTES TEMPÉRATURES · texte numérisé non relu

XIII. — FOURS A HAUTES TEMPÉRATURES

103. — Pour Schlœsingà gaz et à air. — L'attaque des silicates par la chaux, la réduction de l'oxalate et toutes les opérations analytiques qui nécessitent l'application d'une haute température se font également bien à l'aide de l'un des systèmes que je vais décrire (').

Vers i866. Th. Schlœsing eut l'idée de mélanger l'air et le gaz dans le brûleur même, et avant leur combustion, constituant ainsi un bec Bunsen à haute pression, mais dans lequel le moteur d'entraînement est l'air au lieu d'être le gaz d'éclairage. Ce mélange complet et intime, incombustible s'il n'est maintenu en présence d'un corps lumineux, est projeté sur un creuset enveloppé d'une paroi circulaire aussi réfractaire et aussi épaisse que possible.

La température de ce chalumeau est telle que l'on peut

0) J'emprunte à l'intéressante notice de Y. \Yiesnegg, sur les appareils de cbauffage, la description du four Schlœsing et celle du fourneau construit dans mon laboratoire, en 1872, par Â. Leclerc et ForquignoD.

124 MÉTHODES GÉNÉRALES d'aNALYSE.

fondre en quelques minutes une centaine de grammes de fer très-doux; la Hamme projetée dans un petit four en chaux à double paroi, permet, sinon la coulée, en raison de sa petite quantité, du moins la liquéfaction complète de S00> 300 grammes de platine.

Le soulHet employé par Th. Schlœsing manquant de régularité par suite de la grande quantité d'air qu'il doit fournir, il l'a accompagné d'un gazomètre â cloche de

150 a 200 litres de capacité, chargé de façon h rêgulari ser l'air sous une pression de 80 centimètres d'eau environ.

Le prix de l'appareil et aussi le peu de facilité de déplacement qu'il offre, ont conduit V. Wiesnegg, quelques mois plus tard, h substituer au soufflet une pompe foulante (fig. 15) il mouvement rotatif et h simple effet,, mon-

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