CHE
2PbO — CO? + 2 Re me C + 2PbO — C0? + 2Pb et Ph lA 3 eS
Si le poids de plomb obtenu est 5, la quantité correspon- TD 9 x I£= dante de carbone pur sera 35° °omme, d’après les expériences D#,
calorimétriques, L gramme de charbon de bois dégage 8.140 calories, le combustible qui a donné 5 de plomb pour 1 gramme doit avoir pour pouvoir calorifique :
ns 8.140 — 5 236 calories
L'opération se fait ainsi :
On prend 1 gramme de combustible en poudre très fine et 40 grammes de litharge PbO (à laquelle quelques chimistes préfèrent l’oxychlorure de plomb, qui fond à plus basse température); on en fait un mélange intime, qu'on verse dans un creuset de terre. On couvre avec 30 grammes de litharge (ou d’oxychlorure) et on étend par dessus une couche de verre pilé de 6 millimètres d'épaisseur. On lute le creuset et on le place sur un fromage dans un four à vent, qu'on chauffe pro-
gressivement; on termine par un coup de feu pour bien rassenr bler le plomb fondu. L'opération a duré environ trois quarts d'heure. On laisse refroidir, on casse le creuset, on frappe le plomb de manière à en faire un prisme, afin de faire tomber toute la scorie, qui doit être bien exempte de grenailles, et on pèse le plomb. À
On fait l'essai en double. Le poids des deux culots ne doit pas différer de plus de 0f°,100.
Ce poids, multiptié par 236, fournirait le nombre de calories dégagées parle combustible, si celui-ci n'était formé que de carbone et d'oxygène, — abstraction faite, bien entendu, de sa chaleur de formation.
Mais, comme les combustibles, depuis l’anthracite jusqu’au lignite, contiennent plus ou moins d'hydrogène, dont le pouvoir réducteur s'ajoute à celui du carbone, il en résulte une incertitude sur le multiplicateur à employer ; car 1 gramme de plomb, réduit par l'hydrogène suivant la formule
2H + PbO — H20 + Pb correspondrait à 333,3 au lieu de 236. Il faudrait donc augmenter le multiplicateur en même temps que croît la proportion d'hydrogène.
Ser avait proposé pour les houilles le chiffre 26S,8, calculé en prenant la moyenne d’un certain nombre d'expériences calorimétriques. Mais ce chiffre lui-même conduit encore à des résultats contradictoires. Ainsi Scheurer-Kestner, en brûlant deux houilles dans le calorimètre, avait trouvé respectivement 8.813 et 8.750 calories: par l'essai Berthier, ilobtint 7.547 calories pour la première, 7.977 pour la seconde. Goutal, en appliquant à des combustibles divers comparativement les deux méthodes de la litharge et de la bombe calorimétrique, a
trouvé les chiffres suivants!:
Anthracite dePensylyamie "#7" 7.810° 7.484 Houille anthraciteuse de Commentry.. 8.015° 7.650€ Houiïlle demi-grasse d'Aniche........ 8.212 8.426° Houille grasse de Roche-la-Molière ..…. 8.201 8.482c Houille à gaz de Montrambert ....... TON 8.268°