Zeitschr. f. anal. Chem., IL, p
On pourrait également peser après fusion le mélange de chlorure, bromure, iodure et éyanure argentiques, réduire la masse fondue par le zine en présence d’acide sulfurique étendu, filtrer pour séparer le paracyanure d'argent ct l'argent métallique, enfin précipiter dans a liqueur le chlore, le brome et l'iode par le sel d'argent. La différence des poids des précipités fixe le poids du cyanure argentique. Neubauer et Kermer paraissent avoir ainsi obtenu de bons résultats!.
L'attaque en tube fermé & 150° pendant une demi-heure, à l’aide d'acide azotique à 1,2 de densité, permet la décomposition du cyanure d'argent seul, les autres halogènes restant insolubles. Le poids du cyanure d'argent s'obtient encore par différence.
En présence du chlorure seul, on a également proposé l'ébullition avec HCI du mélange de chlorure et de cyanure préalablement pesé. Le chlore se substituant au eyanogène augmente le poids du produit. On pèse de nouveau; une augmentation de 9,5 correspond à 27 d'acide cyanhydrique. Cette méthode est peu satisfaisante.
En présence d'acide sulfocyanique. (Voir p. 279).
En présence des acides chlorhydrique, sulfocyanique el ferrocyanhydrique. — W. Borchers recommande le procédé suivani » :
On élimine d’abord l'acide ferrocyauique en préeipitant le mélange par le sulfate ferrique exempt de chlore. Les sulfates sont précipités dans le liquide filtré par l’azotate de baryum : après nouvelle filtration, on précipite les acides chlorhydrique, eyanhydrique et sulfocyanique par l’azotate d'argent en excès.
Le mélange est recueilli, lavé, puis porté à l’ébullition pendantquelques minutes dans un excès d'acide azotique (/— 1,37). Le chlorure d'argent reste seul insoluble, on Le sépare par filtration.
Le dosage de l'acide sulfurique dans une portion du filtrat
. Ann. d. Chem. u. Pharm., CG, 1, p. +
2. Kranr, Zeitschr. f. analyt. Chem., U,p. 243. 3. D. Chem. G., XIV, 1581.
CYANOGÈNE D
fournit le soufre correspondant au sulfocyanure, d'où l'on calcule facilement le poids du sulfocyanate.
La détermination de l'argent total permet d'établir, par différence, la quantité d'argent provenant du cyanure seul et, par: suite, la quantité d'acide cyanhydrique.
Cette méthode n'est pas d'une rigoureuse exactitude; car le chlorure d'argent se dissout sensiblement dans les conditions de l'expérience: elle est néanmoins suffisante pour la pratique industrielle. Nous lui préférons, pour le traitement du précipité argentique complexe, le procédé décrit au chapitre traitant de l’acide sulfocyanique (p. 279).
Cyanures insolubles. — On peut leur appliquer les procédés d'analyse organique ou bien les désagréger par voie humide suivant l’un des procédés ci-après.
Désagrégation par l'azotate d'argent. — S'ils sont décomposables par l’azotate d'argent et l'acide azotique, comme les cyanures doubles de potassium et de nickel, de cuivre, de zinc, etc., on les met en digestion dans une solution étendue d’azotate d'argent et l’on agite fréquemment. Il se forme ainsi un mélange de cyanure d'argent et de cyanure métallique (nickel, etc.). Ce dernier est décomposé à son tour par addition d'un léger excès d'acide azotique et digestion à une douce chaleur, jusqu’à ce que la partie restée insoluble soit devenue d’un blanc pur. On recueille le cyanure d’argent, que l’on pèse sur filtre taré, ou mieux que l’on transforme en argent métallique; il sera loujours prudent d'y rechercher la présence du métal primitivement uni au cyanogène.
W. With! a proposé l'attaque, prolongée cinq heures environ en tube fermé à 100°, par une solution ammoniacale d'azotale d'argent. Les cristaux de cyanure double d'argent et d'ammoniaque sont dissous en chauffant légèrement le contenu du tube dans une capsule; l’oxyde précipité est séparé par filtration, puis lavé à l’ammoniaque. Le liquide filtré, additionné d'acide azotique, abandonne le cyanure d'argent inso--