LreBic, Ann. der Chem. und Pharm., LXX VII, p
CYANOGÈNE 273
En employant la solution argentique décinormale {105',8 d'argent au litre), 1 centimètre cube correspond à 5,41 d'acide cyanhydrique. Les résultats obtenus par ce procédé sont un peu plus élevés que ceux fournis par la méthode pondérale exposée plus haut. Il faut l’attribuer au faible excès d’azotate d'argent nécessaire pour produire la réaction finale. On remarquera aussi qu’en présence de cyanure d’ammonium l’'ammoniaque mise en liberté dissout du cyanure d'argent.
2° Par l'azotate d'argent en présence dechromate de potassium. — Dans une solution faible d'acide cyanhydrique on d'amandes amères, on rend alcalin par addition d’'hydrate de magnésie, puis on ajoute une ou deux gouttes de chromate de potassium et ensuite on verse avec la burette une solution décime d’argent, Jusqu'à apparition de [a coloration rouge. 1 centimètre cube de solution normale décime correspond à 2°°,7 de HCAZ. Ce procédé exige l’absence complète de chlorure; il convient bien à l'étude des liqueurs opaques, telles que les solutions d'amandes amères.
3° Par le chlorure mercurique?®. — À la solution de cyanure placée sur un fond noir, on ajoute une quantité modérée d'ammoniaque; puis on verse avec la burette, peu à peu, en agitant continuellement, une solution de bichlorure de mercure à 13°,56 par litre, jusqu'à ce qu'il se produise une opalescence permanente. Chaque centimètre cube correspond à 2%°,6 de cyanogène ou 2"#,7 d'acide cyanhydrique.
Les résultats sont satisfaisants, même en présence des cyanates ou sulfocyanates des sels alcalins et des composés d'ammoniaque.
4° Par le sulfate de cuivre. — La solution de cyanure (500 milligrammes) ou d'acide cyanhydrique (10 centimètres cubes) est étendue à 100 centimètres cubes additionnée de 10 centimètres cubes d’ammoniaque, puis placée sur une feuille de papier blanc.
1. Vieznager, Arch. der Pharm. (3), XIII, p. 408. 2. Haxnay, Journal of the Chemical Society, 1818, p. 245. 3. BRIGNET, Journ.chim. et pharm.,t. XXXV, p. 168.
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On y verse goutte à goutte une solution titrée de sulfate de 1 cuivre à 23%',102 de sel cristallisé par litre. Chaque goutte
produit, en tombant, une coloration bleu céleste, qui disparait par agitation. Mais, plus tard, ilse manifeste une coloration rose qui vire ensuite au mauve; à partir de ce moment, on verse plus lentement jusqu'à apparition d'une teinte bleue persistante. Le poids en milligrammes d'acide cyanhydrique est calculé en multipliant par 10 le nombre de centimètres cubes ajoutés.
Les diverses colorations produites successivement enlèvent de la netteté à la réaction finale: il est bon de s’aider en comparant la teinte obtenue à celle fournie par l'addition d’une goutte de la solution cuivrique dans 110 centimètres cubes environ d’'ammoniaque étendue.
0° Par l'iode (Fordos et Gelis). — On sait, par les expériences de Serullas et de Wæhler, que l’iode libre agit sur le cyanure de potassium en donnant :
KCAz + 21 — KI > CAzI.
L'iodure de cyanogène est incolore ; lorsqu'on ajoute l’iode progressivement, la fin de la réaction est annoncée par la teinte jaune que l'iode en excès donne au liquide. 2 équivalents d’zode correspondent exactement à 1 équivalent de cyanogène. 1‘desolution déci-normale d'iode (128,7paritre)correspondà125,35 deHCAz
La coloration jaune de l’iode serait détruite par Les alcalis caustiques ou les carbonates alcalins neutres, s’il s’en trouvait dans la dissolution. Aussi est-il nécessaire de les transformer en bicarbonates, qui n'ont pas le mème inconvénient. On y arrive aisément en employant de l’eau surchargée d’acide carbonique, par exemple de l’eau de seltz ordinaire.
La présence de sulfures alcalins empêcherait d'appliquer celte réaction.