Jahrb. f. Chem., 1859, p
- CYANOGÈNE 277
baryum ajouté au début. L’excès de sulfate de baryum trouvé dans le second essai permet le calcul de l'acide sulfocyanique.
2° Phipson additionne la solution acidulée d'un mélange de sulfate de cuivre et de sulfate ferreux. Le précipité blanc de sulfocyanate cuivreux est recueilli sur filtre taré et pesé après dessiccation à 115° ! :
100 de Cu? (GAzS)? répondent à : 48,5 de (HCAZS?.
Comme le sel cuivreux contient encore dans ces conditions une certaine quantité d’eau, que l’on ne peut chasser complètement sans décomposition, il est préférable de le transformer en sulfure par fusion avec du soufre dans un creuset fermé (Rivot) ou dans un courant d'hydrogène :
100 de Cu?S répondent : 74,31 de HCAYS.
L'emploi du sel de cuivre est particulièrement avantageux pour l'étude des eaux oblenues dans la condensation des gaz combustibles et ammoniacaux, où l’on trouve des chlorure, sulfure, hyposulfite, sulfite, cyanure, ferrocyanure, sulfocyanate, etc. Dans ce cas, on évapore 50 centimètres eubes à siccité et on chauffe le résidu pendant quatre heures à 100°. Un épuisement par l'alcool, suivi d'une évaporation et d’une reprise par l’eau, fournit un liquide où l'on précipite le sulfocyanate par l'acide sulfureux et le sulfate de cuivre.
Au lieu de peser le sel sous forme de sulfure, on peut redissoudre dans l'acide azotique et précipiter par la soude caustique :
100 de CuO donnent : 74,31 de (HCAzS)?.
3° Lorsque la solution ne contient pas d’autres acides précipitables par le sel d'argent, on peut effectuer la précipitation en liqueur faiblement azotique, sous forme de sulfocyanate d'argent blanc, que l'on recueille sur filtre taré :
100 parties de sulfocyanate donnent : 35,54 de HCAZS
Dosage volumétrique. — 1° On emploie une solution titrée d'azotate d'argent, que l’on verse jusqu’à décoloration dans la