Journal de Pharmacie et de Chimie, 1885, LU, p
en sulfates. L’ammoniaque se convertit, par oxydation, en azotite et azotate d'ammonium.
Les sels ferreux sont transformés en sels ferriques par l’eau oxygénée, soit en liqueur neutre, soit en liqueur acide.
Les sels manganeux ne sont pas suroxydés en solution acide ; mais, sion sursature par l’ammoniaque ou par un alcali, il y a formation d’un oxyde salin brun ou noir, qui, à l’ébullition prend la composition MnfO!! (Carnot).
Plusieurs hydrates de protoxydes sont convertis en hydrates de peroxydes par l’action de l'eau oxygénée ; ainsi l’eau de - baryte donne du bioxyde hydraté Ba0°?.2P0. On obtient de même des peroxydes de calcium, de magnésium, de zine, en employant l’eau oxygénée et l’'ammoniaque.
De mème on convertit les acides molybdique et tungstique en acides permolybdique et pertungstique.
Avec les peroxydes de métaux alcalins et alcalino-terreux, il paraît se faire des combinaisons telles que BaO?°.H°0° ou Na°O?.H°0?, combinaisons beaucoup plus instables que l’eau oxygénée. On explique par là que l’eau oxygénée soit très altérable, quand elle renferme des alcalis.
3° Uncertain nombre de composés oxygénés se décomposent eux-mêmes, en même temps qu'ils produisent la décomposition de l’eau oxygénée. Cette action semble due, en général à la formation d'un composé suroxygéné instable, dont la destruction ultérieure entraine la réduction finale des deux éléments du composé.
Ainsi les oxydes d'argent, d’or, de mereure, le bioxyde de plomb, produisent de semblables décompositions. Elles s'obtiennent aussi avec une solution ammoniacale d'’azotate d'argent, qui dépose del’argent métallique (Weltzien), ou avec une solution alcaline de cuivre, qui éprouve une réduction par l’eau oxygénée (Hanriot).
Il y a décomposition réciproque de l’ozone et de l'eau oxygénée, lorsqu'ils se trouvent réunis, et formation d’eau simple et d'oxygène :