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Des réactions analogues s’observent avec le permanganate ou avec le bichromate de potassium. En solution neutre, il y a effervescence et en même temps réduction du permanganate et dépôt brun d'hydrate manganique ; avec le bichromate, il v a effervescence et coloration de la liqueur en brun, mais ensuite régénération du bichromate, à moins que l’on ne fixe l’état intermédiaire par l'addilion d’ammoniaque, qui produit un précipité jaune chamoiïis renfermant de l'acide chromique, du sesquioxyde de chrome et de l’eau oxygénée (Berthelot).
Si la solution est acidifiée par un acide fort (HS0" ou HCI), il se produit, avec le permanganate rose, une décoloration immédiate avec réduction à l'état de sel manganeux ; avec le bichromate, il y a formation d'une combinaison d’eau oxygénée et d'acide perchromique bleue, soluble par l’éther, et ensuite réduction à l'état d’eau simple et de sel de sesquioxyde de chrome, avec dégagement d'oxygène.
La proportion de permanganate ou celle du bichromate décomposé est en rapport exact avec celle de l'oxygène disponible de l’eau oxygénée.
Ainsi l'acide chromique est réduit à l'état de sesquioxyde de chrome par l’eau oxygénée dans une solution acide et, tout au contraire, dans une liqueur alcaline ou ammoniacale, l'hydrate de sesquioxyde de chrome est suroxydé par l’eau oxygénée et transformé à chaud en chromate alcaliñ ou ammoniacal (Carnot).
Le ferricyanure de potassium éprouve, de la part de l’eau oxygénée, une réduction, quise manifeste aisément en présence d'un sel ferrique. Dans un mélange très étendu de chlorure ferrique et de ferricyanure de potassium, si l'on verse un peu d'eau oxygénée, il se produit aussitôt une coloration bleue ; le composé formé est du bleu de Prusse, dû à Ja réaction du sel ferrique sur le ferrocyanure résultant d'une réduction du ferricyanure primitif. Une très petite quantité d’eau oxygénée peul être ainsi reconnue par la coloration bleue de la liqueur (Schænbein, Weltzien).
La peroxydation d'un se/ ferreux peut aussi servir de carac-
tère sensible. Un peu d'eau oxygénée produit aussitôt une coloration rouge dans un mélange de sel ferreux, en solution acide, et de sulfocyanure de potassium ou d'anmonium. La coloration est due à la formation de sel ferriqne.
Une solution aqueuse de »20/ybdate d'ammonium à 10 07/0, additionnée de son volume d'acide sulfurique, prend, par l’addition d'eau oxygénée, une coloration jaune intense, due à la formation d'acide permolybdique.
Le /ungstate fournit une réaction analogue (Denigès, Péchard).
L'acide titanique, en solution dans l'acide sulfurique étendu, est coloré en jaune ou en orangé par le peroxyde d'hydrogène (Lucien Lévy).
L'acide chromique peut servir à caractériser l’eau oxygénée, en employant la curieuse réaction observée pour la première fois par Barreswill, c'est-à-dire le développement d'une belle coloration bleue par la réaction mutuelle de ces deux liquides. On verse dans la dissolution à essayer quelques gouttes d'acide chromique au 1/100 ou de bichromate de potassium acidifié par l'acide sulfurique ou chlorhydrique, et l'on voit se produire une coloration bleue, d’ailleurs fugitive, que l’on rend plus sensible en agitant avec un peu d'éther dans un tube d'essai, et observant aussitôt le liquide éthéré, qui a dissous le composé bleu et qui se réunit à la partie supérieure.
Le permanganate de potassium est décoloré en liqueur acide par l’eau oxygénée, par suite de réduction accompagnée de dégagement d'oxygène. Si l'on verse un peu de permanganate dans une solution acidulée contenant au moins 1/50.000 d'eau oxygénée, de manière à la colorer faiblement en rose, on observe que cette coloration disparait au bout de peu de temps. La réaction est donc sensible ; mais la décoloration pourrait être produite par beaucoup d'autres corps, en sorte que ce procédé ne donne pas une indication sûre.
L'iodure de potassium fournit un caractère très sensible pour constater la présence de l’eau oxygénée par suite de la mise en liberté d’iode, que l’on met en évidence, soit au moyen de
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62 Le CUPRERS
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Famidon, qui bleuit, soit au moyen du chloroforme, qui le dissout en se colorant en rose. La formation d'iode libre a été expliquée par Weltzien ! à l’aide des réactions successives suivantes : dans une solution neutre, il se forme d'abord du peroxyde de potassium et de l’acide iodhydrique: