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solutions titrées (Mé/hode de Charpentier)".
Cette méthode permet de faire avec exactitude la détermination volumétrique du chlore dans l'acide chlorhydrique ou dans un chlorure en dissolution, lors même que la liqueur est acide.
On ajoute une solution titrée d'azotate d'argent, aussi longtemps qu’il y a précipitation et un peu au delà, et on lit exaclement le volume employé, ou bien on verse avec une pipette un volume exactement mesuré de celte solution ; puis, on agite vivement, on laisse déposer, on filtre et, dans la liqueur, on cherche à déterminer avec précision le sel d'argent en excès, qui n'a pas été transformé en chlorure.
Pour cela, on verse d’abord 4 à 5 centimètres cubes d’une solution de sulfate ferrique ; puis, avec la burette graduée, une solution titrée de sulfocyanure de potassium.
Il se produit un précipité blanc de sulfocyanure d'argent et ensuite, lorsque tout l'argent est précipité, une coloration rouge de sulfocyanure ferrique; aussitôt que cette coloration, d'abord fugitive, persiste après agitation de la liqueur, on s'arrête et on lit le volume de la solution titrée. Si la solution d'argent el la solution de sulfocyanure se correspondent exactement (comme solutions décinormales, par exemple), on voit, par la différence des deux lectures, quelle est la proportion de sel d'argent qui a été précipitée par le chlorure et on en conclut la proportion de chlore.
Cette méthode réussit bien, dans une liqueur azotique même assez fortement acide. Si l’on a soin d'employer tou- Jours à peu près le même excès d’azotate d'argent, les dilférentes opérations donnent lieu à des colorations sensiblement égales et les lectures sont bien comparables.
3° Procédé indirect par l’azotate d'argent et l’iodure d’amidon en s0o-
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1. Cette méthode, qui a été publiée, en 1870, par Charpentier, dans le Zu'letin de la Société des Ingénieurs civils, et dont le même auteur a développé les applications très diverses, de 1871 à 1873, a été retrouvée par Volhard, en 1874. C'est done à tort qu'on lui a souvent donné le nom de ce dernier auteur dans des publications allemandes.
lutions titrées (Pesani!). — On opère d’une facon toute semblable d’abord la précipitation du chlore par l’azotate d'argent en
solution titrée, employée en léger excès; on lit exactement le
volume, puis on chauffe et on filtre. Ensuite, dans le liquide filiré, neutralisé à froid par le carbonate de calcium, on détermine la proportion d'argent restante au moyen d'une solution litrée d’iodure d’amidon.
La solution iodée bleue se décolore au contact de la liqueur qui contient le sel d'argent en excès, en donnant naissance à de l'iodure d’argent Agl jaunâtre et à de l’hypoiodite d'argent AglO.
Au moment où elle cesse d’être décolorée, le sel d'argent ayant été complètement précipité, on lit sur la burette le volume de la solution employée et on en conclut la quantité d'argent qui s'était combinée au chlore et, par conséquent, la proportion de chlore.
La solution d'iodure d'amidonse prépareen broyant? grammes d'iode avec 15 grammes d’amidon et 6 gouttes d'eau etchautfant doucement la masse humide pendantune heureenviron, jusqu'à ce que la couleurait passé du bleu violacé au gris bleuâtre foncé. On fait alors digérer la matière dans l’eau, où elle se dissout en formant un liquide d’un bleu foncé. On en prend le titre à l’aide d'une solution centi-normale d'azotate d'argent (1,70 par litre); il convient de diluer de façon que 10 centimètres cubes de celte solution exigent environ 100 centimètres cubes de la solution d'iodure d'amidon.
La méthode donne de bons résultats, si l'on emploie à la première précipitation un faible excès d'azotate d'argent et si l’on neutralise presque complètement l’acide azotique par le carbonate de calcium, conditions nécessaires pour que l’iodure d'amidon soit en proportion bien régulière avec l'argent. Elle ne convient pas pour la recherche du chlore en présence de beaucoup de nitrates alcalins.