‹ Traité d'analyse des substances minérales (volume 2)Chapitre 135 sur 320 · OÙ 2 , — 10-000, 100 D · texte numérisé non relu

OÙ 2 , — 10-000, 100 D

Par exemple, si l’on a trouvé 116 divisions de la burette (dixièmes de centimètre cube), le nombre des degrés chlorométriquesrest — 10.000" 116 — 86,2:

Le procédé de Gay-Lussac est simple et exact; mais il importe de n'employer que des dissolutions très étendues de chlorure décolorant, pour n'être pas exposé à une perte de chlore. La proportion indiquée de 10 grammes dans 1 litre d'eau convient bien à cet égard.

On remarque, pendant l'addition du chlorure dans la liqueur arsénieuse, que la coloration bleue de l’indigo devient de moins en moins sensible ; cela tient à ce que le chlore, se trouvant

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momentanément en excès sur les points où tombent les gouttes du réactif, exerce une action décolorante sur l’indigo. Pour que l'indication soit bien nette, on a la précaution de ne mettre tout d'abord qu'une goutle d’indigo dans la liqueur et d’en verser une seconde seulement lorsque la coloration de la première a presque disparu ; on continue Jusqu à ce que la seconde disparaisse tout à coup. Ou bien, on détermine, dans un premier essai, le titre approché; puis, dans une seconde expérience, on n’ajoute les 2 goultes de sulfate d'indigo qu'après avoir versé le chlorure en quantité peu inférieure à ce qu'il faut pour une oxydation complète. On achève alors de verser le liquide, et la disparition de la couleur bleue, qui est encore très sensible, se fait de la façon la plus nette.

Si l’on veut, comme cela se fait en Angleterre, apprécier le titre des chlorures décolorants en degrés centésimaux (et non en degrés chlorométriques), on préparera la liqueur titrée avec la quantité d'acide arsénieux pur correspondante à 10 grammes de chlore par litre. D’après la réaction indiquée, 4 atomes de chlore {= 142,0) correspondent à 1 molécule d’anhydride arsénieux (— 198) ou 100 de CI à 139,436 de As?0”; on ferait une solution titrée avec 135,943 de As0* par litre ; 10 centimètres cubes de cette solution contiennent 0",13943 de As°0* et correspondent à 05°,100 de chlore.

La décoloration se produisant pour v’ divisions de la burette, le titre centésimal x’ est, suivant la même formule que précédemment :

x. 100 s 7 — 19-000 lou RE Fri

S'il arrivait que Le chlorure décolorant contint des chlorates à côtS des hypochlorites, la réaction de l'acide chlorhydrique sur l'acide chlorique donnerait du chlore libre, qui agirait comme oxydant sur l'acide arsénieux. On trouverait donc un degré chlorométrique trop élevé ne correspondant pas aux propriétés décolorantes réelles du produit; car, les chlorures décolorants n’agissent guère par le chlorate contenu, mais sculement par l'hypochlorite, qui cède beaucoup plu; facilement

son chlore à basse température et sous l'influence d'acides faibles. |

La méthode exposerait, dans ce cas, à une cause d'erreur, qu'on évite par la variante qui suit. ‘

IT. Méthode de Penot!. — Celle variante est aussi fondée sur la peroxydation de l'acide arsénieux par le chlorure décolorant: mais la transformation se fait ici en liqueur alcaline et non en liqueur acide. Dans ces conditions, les chlorates ne cèdent pas de chlore libre, comme cela arrive, dans une dissolution chlorhydrique acide; seuls les hypochlorites agissent comme décolorants et entrent dans la détermination du titre commerclal.

On prend 4,434 d'acide arsénieux pur, correspondant à 1 litre de chlore, si l'on veut estimer les degrés chlorométriques proprement dits (13“',943 correspondant à 10 grammes de chlore, si l'on cherche les degrés centésimaux), et on dissout dans 600 ou 800 centimètres cubes d’eau chaude contenant environ 13 grammes (ou 30 grammes) de carbonate de sodium pur. On complète avec de l’eau pure, de façon que la solution froide cecupe exactement 1 litre.

Il'importe qu'elle ne renferme ni sulfite, ni hyposullite, ni sulfure de sodium, ni sulfure d’arsenic, qui modifieraientson pouvoir réducteur et qui, de plus, la rendraient beaucoup plus altérable à l'air. Pure, cette solution absorbe très lentement l'oxygène de l'air; il est bon de la conserver dans de petits flacons entièrement remplis et bien bouchés et de prendre un flacon nouveau pour chaque nouvelle série d'essais chlorométriques.

On emploie, comme indicateur, des bandes de papier blane, qu'on à trempées dans une solution amidonnée d’iodure de potassium, séchées et conservées dans un flacon bien fermé. La solution iodurée se prépare en faisant bouillir quelque temps 500 centimètres cubes d’eau avec 3 grammes d’amidon ou de fécule de pomme de terre et ajoutant 1 gramme d'iodure de

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