SO? + 4HI — S -E 2H20 LI SO? + GHI — H?S + 2H
Mais, en solution étendue, des réactions opposées se produisent, l’iode libre agissant alors comme oxydant sur l'acide sulfureux ou sur l'hydrogène sulfuré :
Le sens de la réaction change donc avec la concentration de la liqueur ; c'est une observation qu'il importe de ne pas perdre
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de vue, lorsqu'on veut produire l’une des actions inverses. La différence parait tenir à ce que l'acide iodhydrique en dissolution se comporte comme l'acide gazeux, lorsqu'il y a plus de 50 0/0 d'hydracide, limite qui correspond à HT + 6,5H°0 (Berthelot!).
L'acide iodhydrique peut transformer divers chlorures ou bromures en iodures, soit à sec, soit en présence de l’eau. Ainsi le chlorure d'argent précipité jaunit au contact de cet acide, le protochlorure de mercure (calomel) devient jaune verdâtre, le chlorure de plomb devient jaune par suite de transformation eniodures correspondants. C'estla réaction opposée à celle que produit le brome vis-à-vis des iodures ou le chlore vis-à-vis des bromures ou des iodures.
L'une et l’autre de ces actions s'expliquent fort bien par les considérations de thermochimie, que Berthelot résume ainsi : « Le chlore dégage, en général, plus de chaleur que le brome et celui-ci plus que l’iode, en s’unissant aux métaux et à l'hydrogène, tandis que l'acide iodhydrique dégage plus de chaleur que l’acide bromhydrique, et celui-ci plus que l'acide chlorhydrique, en se combinant avec l’oxyde d'argent et divers autres oxydes métalliques*. »