‹ Traité d'analyse des substances minérales (volume 2)Chapitre 159 sur 320 · SÉPARATION DE L'IODE · texte numérisé non relu

SÉPARATION DE L'IODE

Iodures avec chlorures. À. — Dans la liqueur neutre ou faiblement alcaline, on verse de l'azotate d'argent, et l'on opère comme pour liodure seul (Voir p. 350}. On obtient ainsi P — poids d'iodure et de chlorure d'argent. On place dans une nacelle de porcelaine tarée, et l’on traite au rouge sombre par un courant de chlore sec. On obtient P’, poids du chlorure total, d'où, par le calcul :

IH y a grande incertitude, quand les proportions d'iode ou de chlore sont très faibles : car la différence P — P’' étant alors très petite peut se trouver gravement modiliée par de légères erreurs de pesées.

B. — Dans la liqueur neutre ou alcaline, on verse un assez grand excès d’ammoniaque, puis on ajoute de l’azotate d'argent, qui forme un précipité d'iodure sans chlorure ; on lave par décantation à l'eau ammoniacale, puis à l’eau pure, finalement à l’eau faiblement azotique, et l’on pèse Agl.

La liqueur ammoniacale, acidifiée par l'acide azotique étendu, laisse déposer le chlorure d'argent.

L’approximalion est satisfaisante, si l'iode et le chlore existent en quantités notables : les résultats sont, au contraire, incertains, s'il y a très peu de l'un ou de l’autre. L'iodure d'argent n'est pas complètement insoluble dans l'ammoniaque : la solution ammoniacale (/— 0,89) dissout environ 1/2.500 de son poids d’iodure d'argent. L'erreur relative peut être considérable pour celui des deux corps qui se trouve en faible proportion.

C. — La liqueur étant rigoureusement neutre, on y verse de l’azotate de palladium, qui fournit lentement un précipité d'iodure (Voir p. 351).

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