Bull. de la Soc. de Pharm. de Bordeaux, mars 1896, p
Pour doser ensuite le chlore, on peut : ou bien le précipiter à l’état de chlorure d'argent dans la liqueur même qui contient excès d’azotate de palladium !; ou mieux reprendre un volume mesuré de la dissolution primitive et précipiter ensemble le chlorure et l’iodure d'argent.
2° Iodures et bromures.
Nous supposerons qu'il n'y ait pas de chlorures. On peut employer trois procédés, analogues aux précédents.
A.— Précipiter par l’azotate d'argent, peser ensemble Agl et AgBr(P\; puis traiter par des vapeurs de brome, qui convertissent l’iodure en bromure, et peser le bromure total (P°) on a pour le poids de l’iode
RS — 9 7906 (P — P' =; pr P PIE T0 12)
C’est le procédé Le plus employé, mais sujet à inexactitude s'il y a très peu de l'un des corps.
B. — Précipiter Agl seul par l’azotate d'argent en liqueur ammoniacale et peser sur filtre taré le précipité bien desséché: ajouter au poids trouvé 1/2,500 de celui du liquide, afin de tenir compte de la solubilité de Agl dans l’ammoniaque; on a ainsi le poids de l'iodure d'argent. Pour avoir celui du bromure, il faut saturer la liqueur ammoniacale par l’acide azotique pour précipiter AgBr, peser et retrancher 1/2,500 du poids du liquide ou plutôt le poids ajouté précédemment à Agl.
C. — La liqueur, qui doit être bien neutre, est traitée par l’azotate d'argent; on précipite et pèse ensemble Agl et AgBr.
Dans une seconde expérience, on précipite l’iode seul à l’état PdP; pour empêcher une précipitation partielle du brome, on ajoute un assez grand excès de chlorure de sodium, puis on verse de l’azotate de palladium. On lave à l’eau chaude, sèche calcine el pèse Pd métallique. Ce procédé ne donne pas une grande exactitude, Pdl® n'étant pas bien insoluble et PdBr? n'étant pas très soluble.
1. On devra alors précipiter le palladium par un courant de H?S, puis se débarrasser de l'hydrogène sulfuré à l’aide de sulfate de peroxyde de fer.
ar re mebt ut Mn es 2 < 25
3° lodures, chlorures et bromures.
Supposons une proportion sensible de chacun des trois corps
ceBr.
A. — On fait trois opérations distinctes :
Première opération. — On précipite les trois corps par l’azotate d'argent, on lave par décantation à l’eau chaude, puis à l’eau froide acidulée par l'acide azotique, on pèse le mélange de Agl, AgBr, AgCI (— P).
On réduit par l'hydrogène au rouge sombre, et pèse l'argent métallique Ag (—P).
P — P' donne la somme des poids de CI, Br et [.
Deuxième opération. — On précipite l’iode seul à l'état de PdlP®, comme nous l'avons dit plus haut, en ajoutant du chlorure de sodium dans la liqueur. On pèse Pdl? séché à 100° ou Pd calciné.
On pourrait, après ces deux opérations, calculer CL et Br; mais il est prudent de contrôler les résultats sur une autre portion de la liqueur.
Troisième opération. — On rend la liqueur ammoniacale, et on ajoute de l’azotate d'argent, qui précipite Agl seul; on pèse et compare au poids de PdF® trouvé précédemment (première vérification).
La liqueur est rendue azotique, on recueille, lave et pèse ensemble : AgCI + AgBr.
On chauffe ensuite au rouge sombre dans une atmosphère de chlore sec, et on pèse AgCI total. On calcule ainsile clore et le brome (deuxième vérification).
On n'arrive pas ainsi à des vérifications tout à fait satisfaisantes, à cause surtout de la petite quantité d’iodure d'argent qui reste dissoute dans la liqueur ammoniacale. |
De plus, les erreurs de pesées deviennent très sensibles, si le brome ou l’iode est en faible quantité.
B. Méthode de F. Field.\— La solution étant divisée en trois parties égales, on précipite chacune d'elles par un excès d’azotate d'argent