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SÉPARATION DE L'ACIDE IODIQUE

Iodates et iodures. — Si l’on a affaire à un mélange d’iodates et d'iodures, on peut opérer de différentes manières :

Par pesées. — Traiter par l’azotate d'argent, acidifier par l'acide azotique, chauffer. L'iodate reste dissous, l’iodure est précipité. On filtre, réduit par l'acide sulfureux, qui transforme l'iodate en iodure, et fournit un second précipité correspondant à l'acide iodique. La méthode est peu satisfaisante.

En volume. — Ajouter du perchlorure de fer et chauffer pour distiller l’iode de l’iodure. On le reçoit dans une solution d'iodure de potassium et on le titre par l'hyposulfite.

Répéter la même opération pour l’iode total, après réduction de l’iodate par l'acide sulfureux.

La différence permet de calculer l'acide iodique.

Iodates, iodures et chlorures.— Les nitrates du Pérou contiennent souvent des iodates et des iodures en même temps que des chlorures.

Dans ce cas, on rend la liqueur ammoniacale et on verse de l'azotate d'argent ; l’iodure seul donne un précipité d’iodure d'argent, qui sert à calculer l’iode en tenant compte de la solubilité dans l’ammoniaque (V. page 359). On acidifie par l'acide azotique et on chauffe pour avoir le chlorure d'argent

seul. On réduit finalement par l'acide sulfureux; il se forme de l’iodure d'argent, dont le poids permet de calculer l’acide iodique.

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