OXYDATION PAR VOIE SÈCIIE
1° Combustion par l'oxygène pur ou par Pair. — On a conseillé la combustion du soufre des pyrites ou du minerai de soufre par l'oxygène dans un tube à analyse, en retenant l’anhydride sulfureux dans un tube à boules contenant de la potasse. puis en transformant SO? en H°SO! par une solution d'iode, de chlore ou de brome ajoutée en excès et dosant HPS0*. Malheureusement, par cette méthode, l'oxydation n'est pas toujours complète, et il faut aussi doser le soufre restant dans Île résidu du grillage.
2° L'action oxydante est plus complète, surtout dans le cas des sulfures volatils, au moyen de l’oryde de mercure mêlé au carbonate de sodium (J. Russell). L'opération s'effectue dans un tube à combustion, d'environ 40 centimètres de longueur, fermé à un bout. On introduit de 2 à 3 grammes de bioxyde de mercure pur, puis la matière mêlée à du carbonate de sodium et à du bioxyde de mercure par parties égales. On achève enfin de remplir avec du carbonate de sodium mélangé à de l’'oxyde mercurique. Le tube est fermé par un bouchon portant un tube à dégagement, qui aboutit dans un verre contenant de l’eau pour condenser les vapeurs de mercure. Le méiange est chauffé fortement en allant d'avant en arrière. L'opération dure vingt minutes environ.
Le contenu du tube est repris par l’eau; une faible addition de bichlorure de mercure permet la précipitation du soufre combiné au sodium. On sature d'acide chlorhydrique, on oxyde par le chlorate de potassium le sulfure de mercure produit, on précipite enfin par le chlorure de baryum. D'après Russell, Les résultats sont très satisfaisants.
2 L'emploi du chlore par la voie sèche peut, dans certains
1=\Colson; Soc. cA1., XXXTI Sp 145: