Journ. f. prakl. Chem., LXIV. p
cas, donner de bons résultats et simplifier l'analyse des sulfures métalliques complexes (Berzélius, Rose, Rivot, Frésénius).
Le sulfure en poudre fine est introduit (avec précaution pour n’en pas laisser sur les parois du tube) dans une ampoule de verre entre un tube droit etun tube coudé (/ig.73). On fait passer un courant lent de chlore en même temps que l'on chauffe doucement l’ampoule ; on fait arriver les produits dans de l’eau pure (ou tenant de l'acide tartrique, s'il ÿ a de l’antimoine dans le sulfure). Il se forme du chlorure de soufre SCR et d’autres chlorures volatils, tandis que certains autres sont fixes
et restent dans l'ampoule. Le chlorure de soufre au contact de l’eau se décompose en acide chlorhydrique etacide pentathionique. L'acide pentathionique lui-même est transformé en acide sulfurique dans l'eau chargée de chlore.
L'opération est délicate, mais peut rendre plus facile la suite de l’analyse, à cause de la séparation des chlorures fixes et volatils.
4° Emploi du nitre. — On peut déterminer l'oxydation des sulfures métalliques par fusion avec du nitre et du carbonate de potassium ou de sodium ; mais ce procédé présente des inconvénients assez graves.
On mélange bien 1 partie de sulfure porphyrisé avec3 parties de carbonate de sodium et 3 ou 4 parties de nitre; on verse dans un creuset d'argent, où l’on a fait fondre 3 parties de potasse et
qu'on à ensuite laissé refroidir; pour les sulfures qui perdent du soufre facilement par la chaleur, en emploie 4 parties de carbonate de sodium, 8 parties de nitre et 24 parties de chlorure de sodium pur (Frésénius). On chauffe lentement, jusqu’à fusion complète; puis on laisse refroidir et on traite par l’eau; on lave longtemps le résidu à l’eau bouillante, on peut y rechercher les bases ou les carbonates insolubles, tandis qu'on traite la dissolution par l'acide chlorhydrique et par BaCF ; on lave, on purifie, comme nous l'avons vu, en présence des alcalis ; on calcine et on pèse le sulfate de baryum.
La fusion au creuset d'argent expose à quelques pertes par projections; il faut de l'habitude pour la bien conduire.
S'il y a des gangues quartzeuses ou silicatées, elles sont attaquées, et il faut, à plusieurs reprises, évaporer et redissoudre avec de l'acide chlorhydrique, pour éliminer la silice et l’acide azotique.
Les gangues sulfatées (BaSO®* et CaS0*) sont décomposées par le carbonate alcalin; leur acide sulfurique passe avec celui provenant des sulfures dans la dissolution alcaline. On ne peut donc pas, dans ce cas, déterminer exactement le soufre des sulfures.
Enfin la présence du plomb ou de l'antimoine empêche également l'emploi de ce procédé.
Dans ces derniers cas, notamment en présence de la silice, il faut préférer les méthodes de voie humide.
5° Le chlorate de potassium est quelquefois employé au lieu du nitre;, mais il donne souvent des résultats incomplets et peut produire des explosions (Frésénius). — H. Rose a recommandé l'emploi d'un mélange de 1 partie de chlorate et 6 ou 8 de carbonate.
6° E. Smith a proposé une méthode générale d'attaque des sulfures métalliques, basée sur l’électrolyse de leur mélange avec de la potasse fondue.
La méthode a donné de bons résultats avec la blende, la
1. Frésénius recommande ce procédé comme donnant un dosage deS plus fort - (de 1/00) que l’eau régale (S. Ch,, XXXV, p. 400).
galène, le cinabre, l'argyrose, la chalcosine, la molybdénite, l'orpiment, la stibine, la stannine, la panabase, la marcassite et la pyrite magnétique ; elle ne réussit avec la pyrite cubique qu’en présence d’un poids égal d'oxyde de cuivre et avec un courant d'intensité triple.
On met 20 grammes de potasse caustique dans un creuset de nickel de 3 centimètres de haut et de 3 centimètres et demi de diamètre; on le place dans un anneau de cuivre mis en rapport avec le pôle négatif de la source électrique. Un gros fil de platine ec ble d'être relié au pôle positif est disposé dans l’axe du creuset.
La potasse étant d’abord déshydratée et fondue à une douce chaleur, on projette dans le creuset le sulfure en poudre, en faisant passer dans la masse un courant de 1,5 ampère.
Pour éviter les projections, le creuset doit être recouvert d'une plaque de verre perforée.
Après vingt minutes, la masse refroidie est reprise par 200 centimètres cubes d'eau chaude. On filtre pour éliminer les oxydes métalliques ; la solution, acidifiée par l'acide chlorhydrique est précipitée par le chlorure de baryum après ébullition. On dose sous forme de sulfate de os
Avec certains sulfures ayant tendance à s’agglomérer, il faut, pendant l'attaque, intervertir souvent le sens du courant à l’aide d’un commutateur.
Dosage du soufre dans les pyrites de fer
Dans l’industrie, pour déterminer rapidement la valeur d'une pyrite d'après la proportion approximative de soufre qu'elle contient, on emploie souvent le procédé de Pelouze,-ou bien celuide Kolb, qui évite quelques chances d'erreurs du premier.